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    Lettres - Manque de studios

    15 décembre 2010 | Michèle St-Arnaud - Régisseuse des extérieurs, professionnellement touchée par un de ces départs, le 13 décembre 2010 | Cinéma
    Depuis le mois dernier (novembre 2010), la ville de Montréal a perdu pour plus de 300 millions de dollars en productions cinématographiques. La raison: manque de studios.

    Ces mégaprojets issus des «majors» américains (Paramount, Warner's, Sony, Columbia, Disney, etc.) requièrent de plus en plus d'effets visuels, d'écrans verts et des locaux de plus en plus grands.

    Déjà, les plus grands studios chez Mel's Cité du cinéma, l'unique complexe montréalais, sont d'une taille limite et, de toute façon, ils sont déjà tous réservés par Relativety Media, une compagnie de production américaine. Celle-ci a pris une entente de quasi-exclusivité sur ces locaux, promettant la venue de projets successifs pour les prochaines années.

    Tout le travail de promotion effectué par le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) depuis ces dernières années à Los Angeles et leur incessant lobbyisme auprès du gouvernement du Québec pour offrir des crédits d'impôt des plus alléchants ne suffisent plus à attirer ces projets chez nous.

    Le Michigan, la Louisiane, le Nouveau-Mexique, l'Allemagne, la Hongrie, Taiwan l'ont bien compris: au cours de la dernière année seulement, ils ont érigé des millions de pieds carrés de nouveaux studios, dernier cri.

    Depuis, la perte de ces projets récents pour des cieux meilleurs que Montréal (en l'occurrence Toronto, Albuquerque au Nouveau-Mexique et Budapest en Hongrie), les décideurs hollywoodiens ont plus ou moins rayé le Québec de leur carte: pas de studios assez grands disponibles.

    Devant cet état de fait, il est temps de sensibiliser des entrepreneurs locaux à investir dans de nouvelles installations.

    Les différents ordres de gouvernement, tant fédéral, provincial que municipal, les associations professionnelles et les syndicats concernés devraient également être impliqués. Si rien n'est accompli dans l'année qui vient, Montréal va manquer le coche!

    ***

    Michèle St-Arnaud - Régisseuse des extérieurs, professionnellement touchée par un de ces départs, le 13 décembre 2010
     
     
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