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    Lettre - Le cinéma et la langue

    10 décembre 2010 | Martin B. Landry - Le 8 décembre 2010 | Cinéma
    Je ne sais pas exactement quel était le but de la lettre de Sylvio Le Blanc publiée dans l'édition du Devoir du 7 décembre, mais le découpage linguistique des salles de cinéma à Montréal est un phénomène plutôt bien établi. Les grands complexes cinématographiques de la région métropolitaine présentent sur leurs écrans soit des films en langue anglaise, soit des films en langue française. Rares sont les cinémas où l'anglais et le français se côtoient (feu Ex-Centris et le Cinéma du Parc sont de notables exceptions). On va donc au Cineplex Banque Scotia pour voir un film américain en langue originale et on ira au Cinéplex Quartier latin pour voir le même film doublé en langue française. Jamais l'inverse.

    C'est une question de spécialisation de la clientèle: le cinéphile se trouvant devant une salle comble pourra vraisemblablement choisir un autre film, parmi la sélection offerte à ce cinéma, dans une langue qu'il comprend.

    Les chiffres de M. Le Blanc me semblent également imprécis. Il fait état de 76 films présentés dans le Grand Montréal le 5 décembre 2010 (30 en langue française et 46 en langue anglaise). Or, selon les données de Cinéac pour la même semaine, on trouvait en tout et partout sur tous les écrans du Québec un total de 61 films différents! M. Le Blanc compte probablement le nombre d'écrans, et non de films. Mais peu importe le nombre d'écrans, car ce qui compte, c'est la disponibilité des films sur un territoire donné.

    Quand on s'attarde aux versions disponibles au Québec pour ces 61 films, on arrive à une tout autre conclusion. Des 61 films projetés sur nos écrans le 5 décembre 2010, 51 l'ont été (à un moment ou à un autre de leur sortie commerciale) en français et en anglais, six exclusivement en anglais et quatre en français seulement. Le cinéphile francophone est donc loin d'être négligé au Québec, ayant accès à 90 % des films présentés dans sa langue. Quant au cinéphile montréalais, il jouit de l'embarras du choix puisque la presque totalité des films présentés dans les salles du Grand Montréal le sont en français et en anglais. Que se soit sur un ou dix écrans, cela est fort secondaire à mon avis!


     
     
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