Un prêt de l'État pour le rachat d'eXcentris
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le complexe de cinéma eXcentris.
Le gouvernement du Québec, à qui on a demandé de s'engager financièrement dans le rachat du complexe de cinéma eXcentris par la Société Angus et le Parallèle, accepte de collaborer, mais à concurrence d'un prêt seulement.
La Société de développement Angus et le Parallèle, qui espéraient un don de sept millions de dollars du ministère de la Culture pour racheter à Daniel Langlois le complexe cinématographique eXcentris sur le boulevard Saint-Laurent en lui redonnant sa pleine vocation cinéphilique, n'obtiennent pas ce qu'ils réclamaient. Le gouvernement accepte de s'impliquer dans le dossier, mais à ses propres conditions.
Plutôt que le don attendu, le gouvernement du Québec propose un prêt dont le montant serait d'ailleurs inférieur aux attentes initiales, lequel pourrait constituer une solution viable à des conditions avantageuses, du moins de l'avis des sources issues des officines de l'État. Un premier plan d'action et une demande de 12,8 millions avaient déjà été rejetés par Québec le printemps dernier, mais les requêtes ont depuis été revues à la baisse.
Une proposition et un plan d'action ont été envoyés à la ministre St-Pierre par le président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), François Macerola, qui pilote le dossier d'eXcentris. Il lui a fait parvenir un ultime rapport il y a une dizaine de jours. Mais la contre-proposition du cabinet est parvenue à la SODEC mardi. Le Parallèle et Angus ont jusqu'au 31 décembre pour y répondre. Il semble toutefois que l'hypothèse du don de l'État doive vraiment être écartée.
Rappelons que l'Association des propriétaires de cinémas et de cinéparcs du Québec s'opposait à un investissement direct de l'État pour appuyer le rachat d'eXcentris, arguant que le ministère de la Culture n'a pas à financer des projets immobiliers, ce qu'il n'a pas fait pour d'autres salles de cinéma. Mais plusieurs intervenants du milieu réclamaient au contraire une aide économique substantielle. Daniel Langlois, le maître de céans, a pendant dix ans porté à bout de bras le cinéma d'auteur dans ses locaux du complexe après avoir financé lui-même sa construction, ce qui pouvait justifier une dérogation de la part du Conseil du trésor. Le manque de salles pour les films indépendants est criant à Montréal, et eXcentris avait su fidéliser sa clientèle.
La Société Angus et le Parallèle, avec à leur tête Christian Yaccarini, pilotent, de leur côté, une campagne de financement au privé, espérant recueillir 700 000 $ pour pousser à la roue de l'acquisition.
Depuis le printemps 2009, un seul des trois écrans, Le Parallèle, continue à diffuser des films à eXcentris. Le but des futurs acquéreurs est de rouvrir les trois salles le 27 février prochain en projetant le très beau film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux. Mais Christian Yaccarini n'a pas rappelé Le Devoir et on ignore ce que lui et son groupe pensent des propositions à la baisse qui leur sont faites.
La Société de développement Angus et le Parallèle, qui espéraient un don de sept millions de dollars du ministère de la Culture pour racheter à Daniel Langlois le complexe cinématographique eXcentris sur le boulevard Saint-Laurent en lui redonnant sa pleine vocation cinéphilique, n'obtiennent pas ce qu'ils réclamaient. Le gouvernement accepte de s'impliquer dans le dossier, mais à ses propres conditions.
Plutôt que le don attendu, le gouvernement du Québec propose un prêt dont le montant serait d'ailleurs inférieur aux attentes initiales, lequel pourrait constituer une solution viable à des conditions avantageuses, du moins de l'avis des sources issues des officines de l'État. Un premier plan d'action et une demande de 12,8 millions avaient déjà été rejetés par Québec le printemps dernier, mais les requêtes ont depuis été revues à la baisse.
Une proposition et un plan d'action ont été envoyés à la ministre St-Pierre par le président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), François Macerola, qui pilote le dossier d'eXcentris. Il lui a fait parvenir un ultime rapport il y a une dizaine de jours. Mais la contre-proposition du cabinet est parvenue à la SODEC mardi. Le Parallèle et Angus ont jusqu'au 31 décembre pour y répondre. Il semble toutefois que l'hypothèse du don de l'État doive vraiment être écartée.
Rappelons que l'Association des propriétaires de cinémas et de cinéparcs du Québec s'opposait à un investissement direct de l'État pour appuyer le rachat d'eXcentris, arguant que le ministère de la Culture n'a pas à financer des projets immobiliers, ce qu'il n'a pas fait pour d'autres salles de cinéma. Mais plusieurs intervenants du milieu réclamaient au contraire une aide économique substantielle. Daniel Langlois, le maître de céans, a pendant dix ans porté à bout de bras le cinéma d'auteur dans ses locaux du complexe après avoir financé lui-même sa construction, ce qui pouvait justifier une dérogation de la part du Conseil du trésor. Le manque de salles pour les films indépendants est criant à Montréal, et eXcentris avait su fidéliser sa clientèle.
La Société Angus et le Parallèle, avec à leur tête Christian Yaccarini, pilotent, de leur côté, une campagne de financement au privé, espérant recueillir 700 000 $ pour pousser à la roue de l'acquisition.
Depuis le printemps 2009, un seul des trois écrans, Le Parallèle, continue à diffuser des films à eXcentris. Le but des futurs acquéreurs est de rouvrir les trois salles le 27 février prochain en projetant le très beau film de Xavier Beauvois Des hommes et des dieux. Mais Christian Yaccarini n'a pas rappelé Le Devoir et on ignore ce que lui et son groupe pensent des propositions à la baisse qui leur sont faites.
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