Peu convaincant...
Photo : Source Remstar
Bus Palladium est une chronique initiatique et nostalgique suivant dans les années 1980 l’évolution cahin-caha d’un band de garage.
À retenir
-
Bus Palladium
- De Christopher Thompson.
- Avec Marc-André Grondin, Arthur Dupont, Elisa Sednaoui, Géraldine Pailhas, François Civil, Jules Pelissier.
- Scénario: Christopher Thompson, Thierry Klifa.
- Image: Rémy Chevrin.
- Montage: Célia Lafitedupont.
- Musique: Yarol Poupaud.
- France, 2009, 104 minutes.
Ça peut sembler chauvin dit comme ça, mais Bus Palladium, du Français Christopher Thompson (coscénariste des films de sa mère Danièle dont Fauteuil d'orchestre), ne vaudrait pas grand-chose sans Marc-André Grondin dans le rôle principal. Le jeune acteur québécois, qu'on dirait abonné aux rôles rétro (après Le Premier Jour du reste de ta vie), apporte en effet intelligence et candeur à une chronique initiatique et nostalgique surécrite et peu convaincante, suivant dans les années 1980 l'évolution cahin-caha d'un band de garage qui se fait offrir par la DA d'une maison de disques (la toujours juste Géraldine Pailhas) une chance de percer.
Grondin joue le bassiste qui a mis en veilleuse une carrière d'architecte pour permettre la matérialisation d'un rêve qui est plutôt celui de son meilleur ami Manu (Arthur Dupont), sorte de Jim Morrison tourmenté et vaguement suicidaire. Leader en titre du groupe, celui-ci se la joue idole bien avant l'heure et compromet par son irresponsabilité l'avenir du groupe, déjà sur des sables mouvants.
Le thème des rêves désaccordés de jeunes musiciens aux portes du succès avait déjà été traité par Tom Hanks dans That Thing You Do. Dans ce film imparfait, les jeunes musiciens étaient galvanisés par la musique qu'ils interprétaient. Ce qui nous amène au problème fondamental de Bus Palladium: la musique jouée avec indifférence manque de couleur, d'intensité et n'accroche pas l'oreille, même lorsque Benjamin Biolay prend, l'espace de deux chansons, le relais de Yarol Poupaud, compositeur principal du film.
La musique n'est manifestement pas l'enjeu du film, aussi l'échec annoncé du groupe n'inspire-t-il aucun regret. Dans une des premières scènes, la mère du personnage de Grondin (Dominique Reymond), psychologue réputée, parle à une journaliste d'un essai qu'elle a écrit sur la longueur du pénis (vous avez bien lu). Elle révèle par la même occasion, et sans subtilité, l'enjeu subliminal du film, exprimé à travers la rivalité amoureuse des deux musiciens épris de la même égérie argentine (Elisa Sednaoui). Vous ai-je dit que leur groupe s'appelle Lust?
***
Collaborateur du Devoir
Grondin joue le bassiste qui a mis en veilleuse une carrière d'architecte pour permettre la matérialisation d'un rêve qui est plutôt celui de son meilleur ami Manu (Arthur Dupont), sorte de Jim Morrison tourmenté et vaguement suicidaire. Leader en titre du groupe, celui-ci se la joue idole bien avant l'heure et compromet par son irresponsabilité l'avenir du groupe, déjà sur des sables mouvants.
Le thème des rêves désaccordés de jeunes musiciens aux portes du succès avait déjà été traité par Tom Hanks dans That Thing You Do. Dans ce film imparfait, les jeunes musiciens étaient galvanisés par la musique qu'ils interprétaient. Ce qui nous amène au problème fondamental de Bus Palladium: la musique jouée avec indifférence manque de couleur, d'intensité et n'accroche pas l'oreille, même lorsque Benjamin Biolay prend, l'espace de deux chansons, le relais de Yarol Poupaud, compositeur principal du film.
La musique n'est manifestement pas l'enjeu du film, aussi l'échec annoncé du groupe n'inspire-t-il aucun regret. Dans une des premières scènes, la mère du personnage de Grondin (Dominique Reymond), psychologue réputée, parle à une journaliste d'un essai qu'elle a écrit sur la longueur du pénis (vous avez bien lu). Elle révèle par la même occasion, et sans subtilité, l'enjeu subliminal du film, exprimé à travers la rivalité amoureuse des deux musiciens épris de la même égérie argentine (Elisa Sednaoui). Vous ai-je dit que leur groupe s'appelle Lust?
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