Court métrage - Nicolas Brault fait son Cirque
Photo : Folimage et L'Office national du film du Canada
Le Cirque
Un très émouvant et brillant court métrage d'animation produit par l'Office national du film (ONF) est présenté en compétition au Festival des films du monde (FFM). Le Cirque de Nicolas Brault, adapté d'une expérience personnelle, se place à hauteur d'enfant pour décrire la mort d'une mère que son fils ne peut assister, tant il est bousculé par les proches et les amis de la famille.
Le tourbillon infernal de bruit et de mouvement circulaire enserre l'enfant et nous transmet le vertige, la peine, la frustration du petit repoussé.
Nicolas Brault, à qui on devait déjà les animations Antagonia et Îlot, précise avoir voulu faire un film impressionniste en s'inspirant des dessins et caricatures d'Honoré Daumier, le maître du genre dans la France du XIXe siècle.
Le cinéaste explique avoir obtenu par l'entremise de l'ONF une résidence à Folimage, en France, pour tourner d'abord le film avec des acteurs. «J'ai ensuite modifié la position des personnages, étiré les silhouettes pour rendre les adultes plus grands que nature, changé la perspective sur ordinateur.» Il pouvait être à la fois réaliste, grâce au jeu des acteurs, et impressionniste, en recréant mouvements et expressions. L'apparence de dessins au fusain à partir de ces images fut travaillée sur ordinateur. Des effets de couleur ajoutent des teintes dramatiques.
«J'avais 22 ans quand j'ai perdu ma mère, précise Nicolas Brault, mais je me sentais comme un petit enfant. C'est pourquoi le personnage du Cirque est aussi jeune, et c'est cette émotion que je voulais transmettre.»
Le tourbillon infernal de bruit et de mouvement circulaire enserre l'enfant et nous transmet le vertige, la peine, la frustration du petit repoussé.
Nicolas Brault, à qui on devait déjà les animations Antagonia et Îlot, précise avoir voulu faire un film impressionniste en s'inspirant des dessins et caricatures d'Honoré Daumier, le maître du genre dans la France du XIXe siècle.
Le cinéaste explique avoir obtenu par l'entremise de l'ONF une résidence à Folimage, en France, pour tourner d'abord le film avec des acteurs. «J'ai ensuite modifié la position des personnages, étiré les silhouettes pour rendre les adultes plus grands que nature, changé la perspective sur ordinateur.» Il pouvait être à la fois réaliste, grâce au jeu des acteurs, et impressionniste, en recréant mouvements et expressions. L'apparence de dessins au fusain à partir de ces images fut travaillée sur ordinateur. Des effets de couleur ajoutent des teintes dramatiques.
«J'avais 22 ans quand j'ai perdu ma mère, précise Nicolas Brault, mais je me sentais comme un petit enfant. C'est pourquoi le personnage du Cirque est aussi jeune, et c'est cette émotion que je voulais transmettre.»
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