En attendant Jafar
Photo : Agence Reuters
Le cinéaste iranien Jafar Panahi, photographié peu après sa sortie de prison, en mai dernier
En Iran, comme sous tous les régimes totalitaires, un créateur doit accumuler les métaphores pour passer ses messages. Je m'en faisais la réflexion cette semaine en visionnant L'Accordéon, court métrage de Jafar Panahi. Tourné à Téhéran, lancé bientôt au Festival des films du monde et à la Mostra de Venise, le film de sept minutes fait partie d'un collectif produit par Art of the World à partir de l'article 18 de la Déclaration des droits de l'homme. «Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion», stipule-t-il. Beau programme! Mais ces mots paraissent d'une noire ironie lorsqu'un cinéaste emprisonné dans son pays en mars dernier et libéré en mai après dix jours de grève de la faim y greffe ses images.
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