La première Place des Arts de Metropolis
La salle Wilfrid-Pelletier affichait complet mercredi soir pour la très anticipée projection de la version restaurée de Metropolis, un des sommets incontestés de l'expressionnisme allemand
Photo : Fantasia
Les curieux voudront d’emblée savoir en quoi consistent les nouvelles scènes. Comparée à la précédente copie restaurée qui, elle, datait de 2002 et durait 124 minutes, cette mouture-ci affiche environ 150 minutes au compteur et plus de cohérence à l’image.
Vingt-cinq minutes de matériel inédit qu'on croyait perdu à jamais ont été greffées au chef-d'œuvre de Fritz Lang l'an dernier. Encore une fois, la Fondation F. W. Murnau, détentrice des droits, a entièrement restauré cette copie composite. Voilà matière à réjouissance. C'est un peu comme si, par quelque miracle, on annonçait qu'une copie de travail du montage original de The Magnificent Ambersons d'Orson Welles avait été exhumée d'un obscur sous-sol. Les nouvelles de la sorte ne sont pas légion et l'événement auquel Fantasia conviait les cinéphiles en guise de gala de clôture promettait d'être tout sauf banal. Qui plus est avec un orchestre de 13 musiciens interprétant en direct une trame sonore spécialement composée pour l'occasion.
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