Coppola, Gallo, Ozon: les quadragénaires à l'assaut du festival de Venise
Photo : Agence France-Presse Robyn Beck
Le plus récent long métrage Somewhere, de Sofia Coppola, sera en compétition au festival de Venise.
Rome — La génération des réalisateurs quadragénaires, dont Sofia Coppola (39 ans), Vincent Gallo (49) et François Ozon (43), domine la sélection des films en lice pour le Lion d'or du 67e festival de Venise (du 1er au 11 septembre), présentée hier à Rome.
«Les réalisateurs en compétition n'ont jamais été aussi jeunes, leur âge moyen est 47 ans», a souligné le directeur de la Mostra, Marco Müller, lors d'une conférence de presse. «Si on retire [le réalisateur américain de 78 ans] Monte Hellman, on descend même à 45 et quelques de moyenne», a-t-il plaisanté.
«Nous avons choisi des réalisateurs de la génération des quadragénaires qui ont su sauter les obstacles, sans tenir compte de leur appartenance à telle ou telle école», a ajouté Müller, pour qui ce festival est «le reflet de l'esprit de notre époque avec un cinéma d'auteur dans tous ses états». «La Mostra prend un coup de jeune», s'est-il réjoui.
Au total, 23 films sont en course, dont six américains, quatre italiens et trois français.
Potiche de François Ozon, avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, devrait faire la joie des paparazzi lors de sa présentation sur le Lido. Catherine Deneuve incarne une femme à laquelle son mari, un grand patron, demande de le remplacer à la suite d'une grève.
Abdellatif Kechiche, le réalisateur de La Graine et le Mulet, évoquera avec Vénus noire la vie dramatique de la fameuse «Vénus hottentote», une Africaine au fessier très développé importée en France comme bête de foire au début du XIXe siècle.
Plus proche de nous, le quatuor amoureux de Marina Foïs, Élodie Bouchez, Roschdy Zem et Nicolas Duvauchelle dans Happy Few, deuxième long métrage d'Antony Cordier après Douches froides.
Un quatrième film français, La Belle Endormie de Catherine Breillat, fera l'ouverture de la section parallèle du festival, Horizons, mais c'est à Black Swan (Le Cygne noir) de l'Américain Darren Aronofsky, avec Natalie Portman et Vincent Cassel, que reviendra l'honneur d'ouvrir le festival.
Les Américains seront d'ailleurs en force avec cinq autres films en compétition, notamment ceux de Sofia Coppola (Somewhere), Vincent Gallo (Promises Written in Water) et Julian Schnabel (Miral, avec Willem Dafoe).
L'Italie défendra ses couleurs avec quatre films, dont une adaptation du roman à succès La Solitude des nombres premiers, signée Saverio Costanzo.
Quant au cinéma asiatique, particulièrement apprécié de Marco Müller, il sera représenté par deux films japonais (13 assassins de Miike Takashi et Bois norvégien de Tran Anh Hung) et un film chinois (Detective Dee and the Mystery of the Phantom Flame de Tsui Hark).
Le jury, présidé par l'Américain Quentin Tarantino, comptera dans ses rangs le réalisateur français Arnaud Desplechin (auteur de La Sentinelle et de Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)), ainsi que ses confrères mexicain Guillermo Arriaga et italien Gabriele Salvatores.
Il aura la délicate tâche de décerner le Lion d'or du meilleur film, le Lion d'argent de la meilleure mise en scène, le prix spécial du jury et les coupes Volpi du meilleur acteur et de la meilleure actrice.
Avec un budget de 12 millions d'euros (dont 7 de l'État), la Mostra se targue de présenter cette année au total, toutes sections confondues, 79 longs métrages en première mondiale venant de 34 pays différents, avec pour la première fois une oeuvre de la République dominicaine dont le sujet est Haïti.
«Les réalisateurs en compétition n'ont jamais été aussi jeunes, leur âge moyen est 47 ans», a souligné le directeur de la Mostra, Marco Müller, lors d'une conférence de presse. «Si on retire [le réalisateur américain de 78 ans] Monte Hellman, on descend même à 45 et quelques de moyenne», a-t-il plaisanté.
«Nous avons choisi des réalisateurs de la génération des quadragénaires qui ont su sauter les obstacles, sans tenir compte de leur appartenance à telle ou telle école», a ajouté Müller, pour qui ce festival est «le reflet de l'esprit de notre époque avec un cinéma d'auteur dans tous ses états». «La Mostra prend un coup de jeune», s'est-il réjoui.
Au total, 23 films sont en course, dont six américains, quatre italiens et trois français.
Potiche de François Ozon, avec Gérard Depardieu et Catherine Deneuve, devrait faire la joie des paparazzi lors de sa présentation sur le Lido. Catherine Deneuve incarne une femme à laquelle son mari, un grand patron, demande de le remplacer à la suite d'une grève.
Abdellatif Kechiche, le réalisateur de La Graine et le Mulet, évoquera avec Vénus noire la vie dramatique de la fameuse «Vénus hottentote», une Africaine au fessier très développé importée en France comme bête de foire au début du XIXe siècle.
Plus proche de nous, le quatuor amoureux de Marina Foïs, Élodie Bouchez, Roschdy Zem et Nicolas Duvauchelle dans Happy Few, deuxième long métrage d'Antony Cordier après Douches froides.
Un quatrième film français, La Belle Endormie de Catherine Breillat, fera l'ouverture de la section parallèle du festival, Horizons, mais c'est à Black Swan (Le Cygne noir) de l'Américain Darren Aronofsky, avec Natalie Portman et Vincent Cassel, que reviendra l'honneur d'ouvrir le festival.
Les Américains seront d'ailleurs en force avec cinq autres films en compétition, notamment ceux de Sofia Coppola (Somewhere), Vincent Gallo (Promises Written in Water) et Julian Schnabel (Miral, avec Willem Dafoe).
L'Italie défendra ses couleurs avec quatre films, dont une adaptation du roman à succès La Solitude des nombres premiers, signée Saverio Costanzo.
Quant au cinéma asiatique, particulièrement apprécié de Marco Müller, il sera représenté par deux films japonais (13 assassins de Miike Takashi et Bois norvégien de Tran Anh Hung) et un film chinois (Detective Dee and the Mystery of the Phantom Flame de Tsui Hark).
Le jury, présidé par l'Américain Quentin Tarantino, comptera dans ses rangs le réalisateur français Arnaud Desplechin (auteur de La Sentinelle et de Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle)), ainsi que ses confrères mexicain Guillermo Arriaga et italien Gabriele Salvatores.
Il aura la délicate tâche de décerner le Lion d'or du meilleur film, le Lion d'argent de la meilleure mise en scène, le prix spécial du jury et les coupes Volpi du meilleur acteur et de la meilleure actrice.
Avec un budget de 12 millions d'euros (dont 7 de l'État), la Mostra se targue de présenter cette année au total, toutes sections confondues, 79 longs métrages en première mondiale venant de 34 pays différents, avec pour la première fois une oeuvre de la République dominicaine dont le sujet est Haïti.
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