Rachat de l’eXcentris - Réponse à Roland Smith
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Un lieu de qualité est nécessaire pour valoriser l’importance du cinéma d’auteur au Québec et sa représentation internationale.
Cinéastes, cinéphiles, distributeurs, festivals de films, producteurs, journalistes, ainsi que le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine s’entendent sur un point: la métropole manque de salles destinées au cinéma d’auteur.
Depuis janvier 2009, le Cinéma Parallèle s’efforce de remédier à cette situation et développe un projet culturel afin que Montréal et le Québec puissent continuer d’être un lieu de référence de calibre international en matière de programmation et de diffusion cinématographique québécoise et étrangère. Un nouveau complexe voué au cinéma d’auteur fut d’abord développé pour l’édifice à vocation culturelle prévu au métro Saint-Laurent. Mais le report de ce projet, faisant suite à une décision du gouvernement en février 2010, a ouvert la porte à une nouvelle possibilité: acquérir les salles de l’eXcentris.
En association avec des partenaires du privé et avec l’expertise de firmes de professionnels de haut calibre, le Cinéma Parallèle a travaillé sans relâche depuis plus de 15 mois pour réfléchir et mûrir un projet qui soit tout à l’avantage tant des cinéastes, du public, des distributeurs et des producteurs que de tous les acteurs du milieu et de l’industrie cinématographique. En collaboration avec la Société de développement Angus, Daniel Langlois, la firme-conseil MCE et plusieurs autres intervenants, le Cinéma Parallèle a remis cent fois sur le métier son travail pour arriver à un projet bien ficelé et au budget équilibré. Un comité de travail conjoint avec les représentants du gouvernement travaille à pied d’œuvre en ce moment dans un climat de grande collaboration pour trouver la meilleure voie pour réaliser le projet, dans une version modifiée et améliorée.
C’est toutefois à regret que nous nous voyons contraints aujourd’hui de rectifier les faits entourant ce projet à la suite des diverses communications publiées par M. Roland Smith du Cinéma du Parc au cours des dernières semaines. Ces communications étaient malheureusement truffées de faits erronés, sans compter la mauvaise foi de son auteur, et voulaient laisser croire au public que le milieu du cinéma d’auteur est divisé sur le sujet, ce qui n’est pas le cas.
Cinéma Parallèle
M. Smith tente tout d’abord de discréditer le Cinéma Parallèle en sa capacité de mener à bien et de gérer un tel projet. Il souligne par ailleurs au passage qu’il serait le seul capable de le faire, en insistant lourdement sur le «succès» de ses opérations au Cinéma du Parc. Nous avons beaucoup de respect pour le travail qu’a fait M. Smith au cours des quatre dernières décennies pour la diffusion cinématographique. Mais force est de constater qu’il ne peut supporter l’idée que d’autres puissent prendre le relais et développer un projet porteur pour Montréal et le Québec.
Organisme à but non lucratif mis sur pied il y a 44 ans, le Cinéma Parallèle est l’ardent défenseur tant du cinéma d’auteur québécois et canadien (en titres, ils représentent plus de 75 % de sa programmation annuelle) que du cinéma international. Le Cinéma Parallèle présente depuis quatre décennies le meilleur du cinéma mondial, une sélection issue des grands festivals. La qualité du travail de programmation du Cinéma Parallèle est reconnue par les organismes publics; le Cinéma Parallèle a d’ailleurs reçu le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal en 2002 pour l’excellence de sa direction artistique.
Au cours des ans, les subventions du Cinéma Parallèle n’ont représenté que 25 % de ses revenus, lesquelles sont liées à la portion plus pointue de son mandat de diffusion, soit la présentation d’œuvres plus audacieuses. Ainsi, 75 % des revenus du Cinéma Parallèle sont autogénérés, ce qui est exemplaire pour une entreprise culturelle qui ne programme pas les œuvres en fonction de leur potentiel commercial, mais bien en fonction de leur qualité artistique.
Démagogie
L’insinuation selon laquelle les opérations du Cinéma Parallèle seraient désastreuses rend encore plus patente la démagogie sur laquelle s’appuie M. Smith dans sa rhétorique. Les revenus de l’année 2009 ont été égaux voire supérieurs à ceux de certaines des plus belles années de la dernière décennie du Cinéma Parallèle, et l’année 2010 s’annonce pour être un grand cru avec des recettes records, sans compter le taux d’occupation de 27 % pour l’année 2009, soit le taux le plus élevé au Québec.
Il est trompeur de la part de M. Smith de se présenter comme le seul dépositaire d’un
savoir-faire en gestion de salles et en programmation de cinéma d’auteur, d’autant plus que son opération actuelle au Cinéma du Parc génère peu de revenus réels, que cela soit pour lui ou pour les distributeurs locaux, et ce, malgré le fait qu’il paie un loyer dérisoire à son bailleur pour ses salles. Ajoutons qu’il diffuse fréquemment des œuvres en format DVD standard (non professionnel) pour des projections payantes publiques, ce qui est selon nous un manque de respect pour les œuvres et pour les cinéphiles. Il est donc pour le moins troublant que M. Smith veuille imposer le modèle du Cinéma du Parc au reste des salles de cinéma d’auteur du Québec et démolir toute autre solution plus viable.
eXcentris
M. Smith s’en prend également à la beauté et à la qualité des lieux de l’eXcentris ainsi qu’à sa programmation.
Selon M. Smith, l’eXcentris serait donc trop beau, trop international, trop bien équipé et trop muséal pour les Québécois? Les architectes français et canadiens auraient donc erré à leur tour en s’inspirant de ce lieu pour développer le complexe MK2 Grande Bibliothèque de Paris (et non l’inverse comme l’affirme M. Smith) ou encore pour celui du tout nouveau Bell Light Box de Toronto?
Un lieu de qualité est nécessaire pour valoriser l’importance du cinéma d’auteur au Québec et sa représentation internationale. Avec l’eXcentris, nous disposons déjà du lieu idéal pour ce faire.
Contrairement à ce qu’affirme M. Smith, au cours de ses onze années d’opérations en mode cinéma, les salles du complexe eXcentris ont remporté un immense succès tant public que critique, avec des taux d’occupation parmi les plus hauts au pays. La décision de Daniel Langlois de cesser les opérations cinéma en janvier 2009 n’était donc aucunement liée à un faible taux d’occupation.
Choix délibéré
M. Smith est également dans l’erreur lorsqu’il affirme que le changement de vocation de l’eXcentris est un échec puisque les salles et le lieu semblent peu utilisés. L’opération en mode événements d’entreprises et spectacles comme le fait eXcentris depuis l’automne dernier diffère en bien des points de celui du cinéma et ces deux modes ne peuvent être comparés sur la base de l’occupation. Les revenus et les profits sont au rendez-vous, n’en déplaise à M. Smith.
Le choix idéologique et délibéré de Daniel Langlois de soutenir pendant 11 ans un mandat de programmation non commercial privilégiant le contenu accessible en langue française, et ce, sans popcorn et autres produits dérivés — un choix d’ailleurs embrassé par le public — nécessitait un soutien annuel de sa part. L’aventure cinématographique d’eXcentris de 1999 à 2009 relevait donc du mécénat.
Cela étant dit, par désir de faire un autre geste significatif pour la cinéphilie au Québec, Daniel Langlois a proposé au gouvernement du Québec et au Cinéma Parallèle de céder les salles et tous leurs équipements à un prix significativement moindre que leur véritable valeur dans le cadre d’un projet de salles de cinéma à vocation culturelle opérées par un organisme à but non lucratif. Ce qui représenterait un don de près de huit millions de dollars. C’est à partir de cette proposition que le Cinéma Parallèle a pu développer son projet et proposer au gouvernement du Québec un véritable partenariat public-privé.
Si, comme le suggère M. Smith, le privé devait faire l’acquisition des lieux pour une vocation purement commerciale, il devrait le faire à la valeur réelle du marché, soit près du double du prix offert par Daniel Langlois dans le cadre du projet développé par le Cinéma Parallèle, lequel est considéré comme réalisable par M. Langlois.
Un projet culturel nécessitant l’aide de l’État
Enfin, M. Smith fait grand cas du fait que le projet du Cinéma Parallèle requiert l’aide de l’État québécois pour sa réalisation et assure que, s’il était aux commandes, il épargnerait cette souffrante ponction aux contribuables québécois. Encore là, tristement, M. Smith nage en pleine démagogie.
Nul besoin de chercher bien loin pour trouver moult exemples de l’intervention de l’État pour soutenir la culture au Québec: théâtre, danse, musique, cinéma, musée, maisons de la culture, grands événements, manifestations culturelles, etc. La politique de développement culturel est au cœur du développement du Québec et de son économie.
Le projet du Cinéma Parallèle fait délibérément œuvre de projet culturel et non de projet commercial. Le fait qu’il n’y ait pas de programmes de subvention préexistants pour les infrastructures cinématographiques n’invalide absolument pas le fait de pouvoir justifier pour l’État québécois de soutenir et financer un tel projet, d’autant plus qu’un privé, Daniel Langlois, assumera par un don une part très importante du financement du projet.
Si le projet du Cinéma Parallèle demande un investissement important au départ, mais à équité avec le privé, le soutien de l’État québécois ne sera toutefois plus nécessaire par la suite puisque les activités seront autofinancées tout en maintenant la mission culturelle. Cela est en soi exemplaire et relève d’un long travail de préparation par la direction du Cinéma Parallèle et ses conseillers professionnels pour proposer à l’État québécois un budget de fonctionnement équilibré. [...]
L’eXcentris réinvesti par le Cinéma Parallèle sera un lieu rassembleur, convivial et novateur. La direction artistique et la qualité de la programmation continueront d’être l’épine dorsale du lieu, tel que le Cinéma Parallèle l’a si bien fait durant les trente années avant eXcentris et, depuis 1999, en tandem avec eXcentris. Avec la réalisation de ce projet, les cinéphiles, le grand public, les cinéastes, les festivals, les distributeurs, tous les acteurs du milieu, retrouveront un lieu exceptionnel pour venir ensemble, de nouveau, fêter leur passion du septième art.
***
Caroline Masse - Directrice générale du Cinéma Parallèle
Daniel Langlois - Propriétaire de l’eXcentris
Depuis janvier 2009, le Cinéma Parallèle s’efforce de remédier à cette situation et développe un projet culturel afin que Montréal et le Québec puissent continuer d’être un lieu de référence de calibre international en matière de programmation et de diffusion cinématographique québécoise et étrangère. Un nouveau complexe voué au cinéma d’auteur fut d’abord développé pour l’édifice à vocation culturelle prévu au métro Saint-Laurent. Mais le report de ce projet, faisant suite à une décision du gouvernement en février 2010, a ouvert la porte à une nouvelle possibilité: acquérir les salles de l’eXcentris.
En association avec des partenaires du privé et avec l’expertise de firmes de professionnels de haut calibre, le Cinéma Parallèle a travaillé sans relâche depuis plus de 15 mois pour réfléchir et mûrir un projet qui soit tout à l’avantage tant des cinéastes, du public, des distributeurs et des producteurs que de tous les acteurs du milieu et de l’industrie cinématographique. En collaboration avec la Société de développement Angus, Daniel Langlois, la firme-conseil MCE et plusieurs autres intervenants, le Cinéma Parallèle a remis cent fois sur le métier son travail pour arriver à un projet bien ficelé et au budget équilibré. Un comité de travail conjoint avec les représentants du gouvernement travaille à pied d’œuvre en ce moment dans un climat de grande collaboration pour trouver la meilleure voie pour réaliser le projet, dans une version modifiée et améliorée.
C’est toutefois à regret que nous nous voyons contraints aujourd’hui de rectifier les faits entourant ce projet à la suite des diverses communications publiées par M. Roland Smith du Cinéma du Parc au cours des dernières semaines. Ces communications étaient malheureusement truffées de faits erronés, sans compter la mauvaise foi de son auteur, et voulaient laisser croire au public que le milieu du cinéma d’auteur est divisé sur le sujet, ce qui n’est pas le cas.
Cinéma Parallèle
M. Smith tente tout d’abord de discréditer le Cinéma Parallèle en sa capacité de mener à bien et de gérer un tel projet. Il souligne par ailleurs au passage qu’il serait le seul capable de le faire, en insistant lourdement sur le «succès» de ses opérations au Cinéma du Parc. Nous avons beaucoup de respect pour le travail qu’a fait M. Smith au cours des quatre dernières décennies pour la diffusion cinématographique. Mais force est de constater qu’il ne peut supporter l’idée que d’autres puissent prendre le relais et développer un projet porteur pour Montréal et le Québec.
Organisme à but non lucratif mis sur pied il y a 44 ans, le Cinéma Parallèle est l’ardent défenseur tant du cinéma d’auteur québécois et canadien (en titres, ils représentent plus de 75 % de sa programmation annuelle) que du cinéma international. Le Cinéma Parallèle présente depuis quatre décennies le meilleur du cinéma mondial, une sélection issue des grands festivals. La qualité du travail de programmation du Cinéma Parallèle est reconnue par les organismes publics; le Cinéma Parallèle a d’ailleurs reçu le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal en 2002 pour l’excellence de sa direction artistique.
Au cours des ans, les subventions du Cinéma Parallèle n’ont représenté que 25 % de ses revenus, lesquelles sont liées à la portion plus pointue de son mandat de diffusion, soit la présentation d’œuvres plus audacieuses. Ainsi, 75 % des revenus du Cinéma Parallèle sont autogénérés, ce qui est exemplaire pour une entreprise culturelle qui ne programme pas les œuvres en fonction de leur potentiel commercial, mais bien en fonction de leur qualité artistique.
Démagogie
L’insinuation selon laquelle les opérations du Cinéma Parallèle seraient désastreuses rend encore plus patente la démagogie sur laquelle s’appuie M. Smith dans sa rhétorique. Les revenus de l’année 2009 ont été égaux voire supérieurs à ceux de certaines des plus belles années de la dernière décennie du Cinéma Parallèle, et l’année 2010 s’annonce pour être un grand cru avec des recettes records, sans compter le taux d’occupation de 27 % pour l’année 2009, soit le taux le plus élevé au Québec.
Il est trompeur de la part de M. Smith de se présenter comme le seul dépositaire d’un
savoir-faire en gestion de salles et en programmation de cinéma d’auteur, d’autant plus que son opération actuelle au Cinéma du Parc génère peu de revenus réels, que cela soit pour lui ou pour les distributeurs locaux, et ce, malgré le fait qu’il paie un loyer dérisoire à son bailleur pour ses salles. Ajoutons qu’il diffuse fréquemment des œuvres en format DVD standard (non professionnel) pour des projections payantes publiques, ce qui est selon nous un manque de respect pour les œuvres et pour les cinéphiles. Il est donc pour le moins troublant que M. Smith veuille imposer le modèle du Cinéma du Parc au reste des salles de cinéma d’auteur du Québec et démolir toute autre solution plus viable.
eXcentris
M. Smith s’en prend également à la beauté et à la qualité des lieux de l’eXcentris ainsi qu’à sa programmation.
Selon M. Smith, l’eXcentris serait donc trop beau, trop international, trop bien équipé et trop muséal pour les Québécois? Les architectes français et canadiens auraient donc erré à leur tour en s’inspirant de ce lieu pour développer le complexe MK2 Grande Bibliothèque de Paris (et non l’inverse comme l’affirme M. Smith) ou encore pour celui du tout nouveau Bell Light Box de Toronto?
Un lieu de qualité est nécessaire pour valoriser l’importance du cinéma d’auteur au Québec et sa représentation internationale. Avec l’eXcentris, nous disposons déjà du lieu idéal pour ce faire.
Contrairement à ce qu’affirme M. Smith, au cours de ses onze années d’opérations en mode cinéma, les salles du complexe eXcentris ont remporté un immense succès tant public que critique, avec des taux d’occupation parmi les plus hauts au pays. La décision de Daniel Langlois de cesser les opérations cinéma en janvier 2009 n’était donc aucunement liée à un faible taux d’occupation.
Choix délibéré
M. Smith est également dans l’erreur lorsqu’il affirme que le changement de vocation de l’eXcentris est un échec puisque les salles et le lieu semblent peu utilisés. L’opération en mode événements d’entreprises et spectacles comme le fait eXcentris depuis l’automne dernier diffère en bien des points de celui du cinéma et ces deux modes ne peuvent être comparés sur la base de l’occupation. Les revenus et les profits sont au rendez-vous, n’en déplaise à M. Smith.
Le choix idéologique et délibéré de Daniel Langlois de soutenir pendant 11 ans un mandat de programmation non commercial privilégiant le contenu accessible en langue française, et ce, sans popcorn et autres produits dérivés — un choix d’ailleurs embrassé par le public — nécessitait un soutien annuel de sa part. L’aventure cinématographique d’eXcentris de 1999 à 2009 relevait donc du mécénat.
Cela étant dit, par désir de faire un autre geste significatif pour la cinéphilie au Québec, Daniel Langlois a proposé au gouvernement du Québec et au Cinéma Parallèle de céder les salles et tous leurs équipements à un prix significativement moindre que leur véritable valeur dans le cadre d’un projet de salles de cinéma à vocation culturelle opérées par un organisme à but non lucratif. Ce qui représenterait un don de près de huit millions de dollars. C’est à partir de cette proposition que le Cinéma Parallèle a pu développer son projet et proposer au gouvernement du Québec un véritable partenariat public-privé.
Si, comme le suggère M. Smith, le privé devait faire l’acquisition des lieux pour une vocation purement commerciale, il devrait le faire à la valeur réelle du marché, soit près du double du prix offert par Daniel Langlois dans le cadre du projet développé par le Cinéma Parallèle, lequel est considéré comme réalisable par M. Langlois.
Un projet culturel nécessitant l’aide de l’État
Enfin, M. Smith fait grand cas du fait que le projet du Cinéma Parallèle requiert l’aide de l’État québécois pour sa réalisation et assure que, s’il était aux commandes, il épargnerait cette souffrante ponction aux contribuables québécois. Encore là, tristement, M. Smith nage en pleine démagogie.
Nul besoin de chercher bien loin pour trouver moult exemples de l’intervention de l’État pour soutenir la culture au Québec: théâtre, danse, musique, cinéma, musée, maisons de la culture, grands événements, manifestations culturelles, etc. La politique de développement culturel est au cœur du développement du Québec et de son économie.
Le projet du Cinéma Parallèle fait délibérément œuvre de projet culturel et non de projet commercial. Le fait qu’il n’y ait pas de programmes de subvention préexistants pour les infrastructures cinématographiques n’invalide absolument pas le fait de pouvoir justifier pour l’État québécois de soutenir et financer un tel projet, d’autant plus qu’un privé, Daniel Langlois, assumera par un don une part très importante du financement du projet.
Si le projet du Cinéma Parallèle demande un investissement important au départ, mais à équité avec le privé, le soutien de l’État québécois ne sera toutefois plus nécessaire par la suite puisque les activités seront autofinancées tout en maintenant la mission culturelle. Cela est en soi exemplaire et relève d’un long travail de préparation par la direction du Cinéma Parallèle et ses conseillers professionnels pour proposer à l’État québécois un budget de fonctionnement équilibré. [...]
L’eXcentris réinvesti par le Cinéma Parallèle sera un lieu rassembleur, convivial et novateur. La direction artistique et la qualité de la programmation continueront d’être l’épine dorsale du lieu, tel que le Cinéma Parallèle l’a si bien fait durant les trente années avant eXcentris et, depuis 1999, en tandem avec eXcentris. Avec la réalisation de ce projet, les cinéphiles, le grand public, les cinéastes, les festivals, les distributeurs, tous les acteurs du milieu, retrouveront un lieu exceptionnel pour venir ensemble, de nouveau, fêter leur passion du septième art.
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Caroline Masse - Directrice générale du Cinéma Parallèle
Daniel Langlois - Propriétaire de l’eXcentris
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