Daniel Langlois réitère son soutien au projet du Parallèle
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Le propriétaire d’eXcentris, Daniel Langlois
«Il est triste que le milieu du cinéma au Québec ne soit pas capable de travailler d'un front commun au lieu de toujours se chicaner. De belles opportunités ont été perdues de cette manière», estime Daniel Langlois. Le propriétaire d'eXcentris affirme ne pas prévoir rencontrer Roland Smith, à la tête du cinéma du Parc, qui avait dit espérer louer ses salles et même être en négociations avec lui dans ce but.
Ce qui a été démenti hier par le principal intéressé. Mais des conversations préalables, quelques mois auparavant, semblent avoir été mal interprétées par le patron du cinéma du Parc. Daniel Langlois déclare éprouver beaucoup de respect pour Roland Smith et salue son apport au cinéma québécois.
«À part ce qui a été publié dans les médias [hier], je ne connais pas la teneur réelle de l'offre que Roland voudrait me faire pour les salles ou même si cette offre est réaliste, ajoute Langlois. La méthode de communication utilisée hier par Roland n'incite malheureusement pas vraiment à écouter ce qu'il aurait à m'offrir. Le cinéma Parallèle, associé à SDA [Société de développement Angus], m'a fait il y a déjà quelques mois une proposition qui est claire et en bonne et due forme. C'est cette proposition qu'ils ont développée et présentée aux gouvernements. Ils ont reçu mon soutien. [...] Bien que ce ne soit pas évident de réaliser un tel projet, il faudrait au moins leur donner la chance d'y arriver avant de mélanger les cartes avec d'autres propositions encore non définies.»
Il a admis à Smith dans une lettre envoyée hier qu'il y avait eu rencontre quelques mois plus tôt. Langlois a alors écouté sa vision sur le dossier des salles, sans conclure qu'une proposition de location était sur la table.
L'initiative de Roland Smith succède au projet d'achat du complexe du boulevard Saint-Laurent avec érection de deux nouvelles salles par le Parallèle et la Société de développement Angus (SDA), rejeté par la ministre de la Culture, à qui le collectif demandait d'investir 12,8 millions de dollars. Depuis, François Macerola, président de la SODEC, a été mandaté avec Pierre Aubry, du ministère de la Culture, pour explorer des pistes de solution.
Roland Smith estime que devant le refus ministériel, sa proposition représente la meilleure option possible. Mais un refus est-il un refus? Le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec vient de réitérer son appui au projet du Parallèle, que ses promoteurs entendent relancer.
«Il faut trouver une solution, qui passe par un nouveau montage financier, estime Christian Yaccarini de la Société de développement Angus. La SDA et le Parallèle sont très ouverts à l'idée d'effectuer de nouvelles demandes modifiées. Le ministère n'aurait pas à injecter tout de suite 12,8 millions. L'acquisition du complexe peut se faire dans un premier temps, pour passer en seconde étape à la construction des deux nouvelles salles de continuité [70 et 90 places].»
Christian Yaccarini précise avoir été étonné que leur projet n'ait pas été d'emblée retenu. Une étroite collaboration avec Jean-François Hould, directeur du cabinet adjoint de la ministre St-Pierre, avait débouché sur une entente pour une aide d'urgence, qui est alors tombée sans préavis. Il déclare néanmoins avoir fait confiance à François Macerola, lorsque
celui-ci hérita du dossier.
«Mais la première rencontre mercredi avec la SODEC a été d'abord houleuse et on a eu l'impression que M. Macerola essayait de nous déstabiliser. C'est pourtant sur une note positive que nous avons tous décidé de nous retrouver lundi prochain pour aborder le travail avec chiffres et imagination. Par contre, nous avons été déçus de voir M. Macerola, avec la complicité plus ou moins volontaire de Roland Smith, nous entraîner en terrain glissant, tentant de nous faire croire que Daniel Langlois jouait sur les deux tableaux. Or on sait maintenant qu'il n'avait pas négocié avec M. Smith.»
Aux yeux de Christian Yaccarini, il faut revenir à l'essentiel, cesser d'entretenir des rapports de force et se remettre au travail pour faire aboutir un projet qui ne peut qu'être favorable au cinéma d'auteur. «L'expérience de M. Macerola, sa connaissance des instruments peuvent être l'élément d'une belle réussite», estime-t-il.
Le cinéaste Charles Binamé, qui avait signé une lettre d'appui au projet du Parallèle publiée dans nos pages, s'était vu pour sa part attaqué par Roland Smith et veut préciser certains points: «Le fait que je sois le conjoint de Pascale Hébert, présidente du conseil d'administration du Parallèle, ne me met pas en conflit d'intérêts. Elle est bénévole dans ses fonctions à travers un organisme à but non lucratif et n'y gagne rien, pas plus que moi d'ailleurs. Comme cinéaste, mon but est de défendre ce dossier que j'estime capital. eXcentris constitue un phare qui doit briller longtemps pour les générations futures. Ayant omis de citer le cinéma du Parc comme bastion cinéphilique, j'admets que ce fut un oubli et m'en désole.»
Ce qui a été démenti hier par le principal intéressé. Mais des conversations préalables, quelques mois auparavant, semblent avoir été mal interprétées par le patron du cinéma du Parc. Daniel Langlois déclare éprouver beaucoup de respect pour Roland Smith et salue son apport au cinéma québécois.
«À part ce qui a été publié dans les médias [hier], je ne connais pas la teneur réelle de l'offre que Roland voudrait me faire pour les salles ou même si cette offre est réaliste, ajoute Langlois. La méthode de communication utilisée hier par Roland n'incite malheureusement pas vraiment à écouter ce qu'il aurait à m'offrir. Le cinéma Parallèle, associé à SDA [Société de développement Angus], m'a fait il y a déjà quelques mois une proposition qui est claire et en bonne et due forme. C'est cette proposition qu'ils ont développée et présentée aux gouvernements. Ils ont reçu mon soutien. [...] Bien que ce ne soit pas évident de réaliser un tel projet, il faudrait au moins leur donner la chance d'y arriver avant de mélanger les cartes avec d'autres propositions encore non définies.»
Il a admis à Smith dans une lettre envoyée hier qu'il y avait eu rencontre quelques mois plus tôt. Langlois a alors écouté sa vision sur le dossier des salles, sans conclure qu'une proposition de location était sur la table.
L'initiative de Roland Smith succède au projet d'achat du complexe du boulevard Saint-Laurent avec érection de deux nouvelles salles par le Parallèle et la Société de développement Angus (SDA), rejeté par la ministre de la Culture, à qui le collectif demandait d'investir 12,8 millions de dollars. Depuis, François Macerola, président de la SODEC, a été mandaté avec Pierre Aubry, du ministère de la Culture, pour explorer des pistes de solution.
Roland Smith estime que devant le refus ministériel, sa proposition représente la meilleure option possible. Mais un refus est-il un refus? Le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec vient de réitérer son appui au projet du Parallèle, que ses promoteurs entendent relancer.
«Il faut trouver une solution, qui passe par un nouveau montage financier, estime Christian Yaccarini de la Société de développement Angus. La SDA et le Parallèle sont très ouverts à l'idée d'effectuer de nouvelles demandes modifiées. Le ministère n'aurait pas à injecter tout de suite 12,8 millions. L'acquisition du complexe peut se faire dans un premier temps, pour passer en seconde étape à la construction des deux nouvelles salles de continuité [70 et 90 places].»
Christian Yaccarini précise avoir été étonné que leur projet n'ait pas été d'emblée retenu. Une étroite collaboration avec Jean-François Hould, directeur du cabinet adjoint de la ministre St-Pierre, avait débouché sur une entente pour une aide d'urgence, qui est alors tombée sans préavis. Il déclare néanmoins avoir fait confiance à François Macerola, lorsque
celui-ci hérita du dossier.
«Mais la première rencontre mercredi avec la SODEC a été d'abord houleuse et on a eu l'impression que M. Macerola essayait de nous déstabiliser. C'est pourtant sur une note positive que nous avons tous décidé de nous retrouver lundi prochain pour aborder le travail avec chiffres et imagination. Par contre, nous avons été déçus de voir M. Macerola, avec la complicité plus ou moins volontaire de Roland Smith, nous entraîner en terrain glissant, tentant de nous faire croire que Daniel Langlois jouait sur les deux tableaux. Or on sait maintenant qu'il n'avait pas négocié avec M. Smith.»
Aux yeux de Christian Yaccarini, il faut revenir à l'essentiel, cesser d'entretenir des rapports de force et se remettre au travail pour faire aboutir un projet qui ne peut qu'être favorable au cinéma d'auteur. «L'expérience de M. Macerola, sa connaissance des instruments peuvent être l'élément d'une belle réussite», estime-t-il.
Le cinéaste Charles Binamé, qui avait signé une lettre d'appui au projet du Parallèle publiée dans nos pages, s'était vu pour sa part attaqué par Roland Smith et veut préciser certains points: «Le fait que je sois le conjoint de Pascale Hébert, présidente du conseil d'administration du Parallèle, ne me met pas en conflit d'intérêts. Elle est bénévole dans ses fonctions à travers un organisme à but non lucratif et n'y gagne rien, pas plus que moi d'ailleurs. Comme cinéaste, mon but est de défendre ce dossier que j'estime capital. eXcentris constitue un phare qui doit briller longtemps pour les générations futures. Ayant omis de citer le cinéma du Parc comme bastion cinéphilique, j'admets que ce fut un oubli et m'en désole.»
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