Bisbille autour du projet de rachat d'eXcentris
Roland Smith, du cinéma du Parc, voudrait louer les salles de Daniel Langlois
Photo : Pedro Ruiz - Le Devoir
Roland Smith lors de la réouverture du cinéma du Parc en 2006
Un gros joueur du milieu, administrateur de salles depuis plus de 40 ans à Montréal, s'oppose à l'achat par le Parallèle des locaux d'eXcentris. Dans une lettre adressée au président de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), François Macerola, Roland Smith, directeur du cinéma du Parc, se déclare en négociations avec Daniel Langlois pour lui louer ses salles, voisines de son cinéma, et si possible conclure une entente la semaine prochaine.
Daniel Langlois déclare pour sa part qu'il n'a pas parlé à Roland Smith, lequel a demandé à le rencontrer à son retour à Montréal. Brouillard, donc.
«Le salut véritable pour ces salles du boulevard Saint-Laurent doit absolument passer par une direction unique des deux complexes, estime Roland Smith, qui souhaite assurer la programmation conjointe d'eXcentris et de son cinéma du Parc. «Entre 2001 et 2004, Daniel Langlois administrait les deux centres, en réalisant des recettes records», écrit Smith. Le propriétaire du cinéma du Parc juge inacceptables les visées du Parallèle et sa demande de subvention, à son avis exagérée et irréaliste. Il se déclare également furieux contre le cinéaste Charles Binamé, qui défendait hier dans nos pages le projet de rachat d'eXcentris par le Parallèle sans faire mention du cinéma du Parc, taxant le Beaubien de dernier bastion du cinéma d'auteur. Il accuse par ailleurs Charles Binamé d'être biaisé, étant le compagnon de Pascale Hébert, présidente du conseil d'administration du Parallèle.
Bref, le torchon brûle.
Les représentants du cinéma Parallèle et de la Société de développement Angus (SDA), réunis hier à la SODEC, participeront à un groupe de travail présidé par François Macerola, à la tête de la SODEC, mandaté pour trouver des avenues au déménagement du Parallèle et aux salles de cinéma vouées au cinéma d'auteur. Une nouvelle rencontre est prévue lundi prochain.
Hélène Blanchet, directrice du projet du Parallèle au sein d'un eXcentris agrandi, ne renonce pas à la proposition de départ, malgré un premier refus de la ministre de la Culture Christine St-Pierre d'injecter 12,8 millions dans le plan de développement qui ajouterait deux salles au complexe du boulevard Saint-Laurent. «M. Macerola a le mandat de trouver d'autres solutions que celle que nous avons déposée. On va continuer à maintenir nos appuis au projet d'eXcentris, étudiant les avenues proposées par M. Macerola, mais avec le souhait que le projet d'acquisition d'eXcentris soit considéré comme une solution, perfectible certes, mais la mieux adaptée aux besoins des cinéphiles.»
Plusieurs regroupements et associations de l'industrie du cinéma appuient de leur côté l'achat d'eXcentris par le Parallèle et devraient s'exprimer publiquement bientôt, mais Roland Smith n'en fera manifestement pas partie. Cette division du milieu a un côté crève-coeur.
Daniel Langlois déclare pour sa part qu'il n'a pas parlé à Roland Smith, lequel a demandé à le rencontrer à son retour à Montréal. Brouillard, donc.
«Le salut véritable pour ces salles du boulevard Saint-Laurent doit absolument passer par une direction unique des deux complexes, estime Roland Smith, qui souhaite assurer la programmation conjointe d'eXcentris et de son cinéma du Parc. «Entre 2001 et 2004, Daniel Langlois administrait les deux centres, en réalisant des recettes records», écrit Smith. Le propriétaire du cinéma du Parc juge inacceptables les visées du Parallèle et sa demande de subvention, à son avis exagérée et irréaliste. Il se déclare également furieux contre le cinéaste Charles Binamé, qui défendait hier dans nos pages le projet de rachat d'eXcentris par le Parallèle sans faire mention du cinéma du Parc, taxant le Beaubien de dernier bastion du cinéma d'auteur. Il accuse par ailleurs Charles Binamé d'être biaisé, étant le compagnon de Pascale Hébert, présidente du conseil d'administration du Parallèle.
Bref, le torchon brûle.
Les représentants du cinéma Parallèle et de la Société de développement Angus (SDA), réunis hier à la SODEC, participeront à un groupe de travail présidé par François Macerola, à la tête de la SODEC, mandaté pour trouver des avenues au déménagement du Parallèle et aux salles de cinéma vouées au cinéma d'auteur. Une nouvelle rencontre est prévue lundi prochain.
Hélène Blanchet, directrice du projet du Parallèle au sein d'un eXcentris agrandi, ne renonce pas à la proposition de départ, malgré un premier refus de la ministre de la Culture Christine St-Pierre d'injecter 12,8 millions dans le plan de développement qui ajouterait deux salles au complexe du boulevard Saint-Laurent. «M. Macerola a le mandat de trouver d'autres solutions que celle que nous avons déposée. On va continuer à maintenir nos appuis au projet d'eXcentris, étudiant les avenues proposées par M. Macerola, mais avec le souhait que le projet d'acquisition d'eXcentris soit considéré comme une solution, perfectible certes, mais la mieux adaptée aux besoins des cinéphiles.»
Plusieurs regroupements et associations de l'industrie du cinéma appuient de leur côté l'achat d'eXcentris par le Parallèle et devraient s'exprimer publiquement bientôt, mais Roland Smith n'en fera manifestement pas partie. Cette division du milieu a un côté crève-coeur.
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