vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Lettres - Un faux débat autour du cinéma

Michel Roy - Président du conseil d'administration de Téléfilm Canada Le 22 avril 2010  23 avril 2010  Cinéma
Alors que l'industrie vient de faire renaître de ses cendres un débat universel, soit celui du soutien que les institutions publiques devraient accorder aux films dits d'auteur par opposition aux succès commerciaux, cette question m'apparaît plutôt surannée. En effet, ces genres ont aujourd'hui tous deux leur place dans n'importe quel paysage cinématographique et les institutions publiques, autant Téléfilm que la SODEC, peuvent parfaitement soutenir l'un et l'autre sans qu'il n'y ait pour autant contradiction ou opposition.

De fait, l'écart entre les deux «genres» n'est pas aussi étanche que le laisse supposer la polarisation des propos de certains acteurs de ce débat. L'objectif premier d'un film, peu importe son auteur, est de rejoindre son auditoire et rien ne s'oppose à ce qu'un film dit «d'auteur» connaisse le succès aux guichets.

À Téléfilm, la sélection des projets se fait de deux façons: à travers le volet sélectif et à travers les enveloppes à la performance où les producteurs, ayant connu un certain succès, ont la liberté, moyennant certaines conditions, de choisir près de la moitié des longs métrages qui verront le jour. C'est grâce à ce système, notamment, que Téléfilm a investi plus de 3,1 millions de dollars dans Polytechnique, soit 45,29 % du budget total du film pour sa production. Sans cette contribution, il y a à douter que l'excellent et touchant film de Denis Villeneuve aurait vu le jour.

En conclusion, je pense qu'il y a ici un faux débat. Téléfilm Canada, tout autant que la SODEC d'ailleurs, vise à soutenir financièrement des films de qualité, en maintenant un sain équilibre entre la diversité des genres. Aussi, en dépit des étiquettes qui leur collent à la peau, Téléfilm et la SODEC finissent, en bout de piste, par investir sensiblement dans les mêmes longs métrages au Québec, ce qui explique que ceux-ci aient été financés dans une proportion de 77 % par les deniers publics en 2009.

Ceci démontre que nous croyons aux cinéastes d'ici, dans toute leur diversité, et que nous multiplions les efforts pour que leur talent les mène sur la voie de la réussite, peu importe que ce succès soit mesuré par les recettes-guichet, l'encensement de la critique ou les prix remportés à l'international.

***

Michel Roy - Président du conseil d'administration de Téléfilm Canada Le 22 avril 2010
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012