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    Le cinéma reprendra de la vigueur à eXcentris

    Mais plus question pour Daniel Langlois de financer seul chez lui la cause du septième art

    24 mars 2010 | Odile Tremblay | Cinéma
    Daniel Langlois
    Photo : Jacques Grenier - Le Devoir Daniel Langlois
    Le grand patron d'eXcentris partage avec Le Devoir ses réflexions sur l'avenir de son complexe, ballotté par une année de changements plus ou moins heureux. Des partenariats s'amorcent avec le cinéma Parallèle et le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec afin de remettre le cap surtout sur le 7e art.

    Daniel Langlois, sans remiser son désir de programmation mixte et d'exploration qui changeaient la vocation du complexe il y a un an, entend remettre le cinéma à l'avant-plan dans les salles d'eXcentris du boulevard Saint-Laurent, nombril vibrant de Montréal. Des rumeurs avaient circulé, voici qu'il confirme.

    Les pourparlers sont en cours, des fils restent à attacher, quoique la reconversion bis d'eXcentris évolue à grands pas. La plongée dans une programmation multidisciplinaire, après dix ans de monopole cinéphilique, avait connu ces derniers mois quelques ratés. Le mot «échec» le fait tiquer, il n'estime pas faire marche arrière non plus. N'empêche, les formules éprouvées ont du bon.

    Retour un an plus tôt, le 20 mars 2009. Le grand manitou des nouvelles technologies et propriétaire du cinéma Ex-Centris changeait son cap, au grand dam de plusieurs cinéphiles qui perdaient là une importante tribune vouée aux films d'auteur. Deux de ses salles, Fellini et Cassavetes, se voyaient converties pour des spectacles en tout genre (conservant en réserve leurs équipements premiers, l'une plus facilement que l'autre). La troisième restait toutefois dans le giron du cinéma Parallèle, projetant tout au long de l'année ses films.

    À l'affiche d'eXcentris depuis l'automne, les spectacles, pas assez courus dans l'ensemble, se sont raréfiés. Au cours des premiers mois de 2010, l'offre côté spectacles devenait carrément anémique pour s'évaporer au menu d'avril. Le mandat que liait Langlois à son partenaire Fondation image lumière mouvement et son (FILMS) arrive à échéance. L'homme d'affaires Herschel Segal, fondateur des boutiques Le Château, s'était investi avec FILMS et supportait en partie les coûts de la nouvelle orientation. Exit, le second mécène et retour à la case départ. «Nous évaluons d'autres propositions de projets complémentaires qui pourraient y remplacer celui de FILMS, déclare Langlois. Je suis intéressé aux projets novateurs qui pourraient utiliser les capacités des salles d'eXcentris en complément du cinéma.»


    En partenariat

    Toutefois, porter encore à bout de bras financièrement la baraque et la cause du septième art, plus question... «Je préférerais qu'une programmation cinéma plus étendue se fasse avec un partenaire et pas uniquement par moi seul, comme cela fut le cas pendant les dix premières années d'Ex-Centris», précise l'homme d'affaires-mécène, friand des mots «collaboration», «efforts communs» et remisant le «je». Les temps sont durs pour tout le monde, et la crise ne l'a guère épargné non plus...

    Le Parallèle, locataire d'eXcentris, prévoyait demeurer sur place jusqu'à son déménagement, idéalement rapide. Mais la mise sur pied de nouvelles salles vouées au cinéma indépendant a tardé. «Dernièrement, les discussions avec le cinéma Parallèle ont évolué, en raison des longs retards envisagés dans la réalisation du projet de salles du métro Saint-Laurent», explique Langlois. Avec la direction du Parallèle, il a évalué l'impact de ces retards sur l'industrie et sur la diffusion du cinéma d'auteur en nos terres. «Si la programmation cinéma devait s'étendre, je souhaiterais que le Parallèle soit impliqué directement dans l'opération et dans la programmation des salles.» Il affirme bien s'entendre avec l'équipe et préférerait n'avoir qu'un seul opérateur pour les salles. Ce qui n'empêcherait pas d'autres membres du milieu de s'impliquer à la programmation, par l'entremise du Parallèle, toutefois.

    En écho, le Regroupement des distributeurs indépendants de films du Québec cherche avec Langlois une façon d'accéder à la salle Fellini pour la programmation cinéma durant certaines périodes de l'année. La rencontre entre les deux parties est prévue au début d'avril. Langlois ne peut offrir aucune date de reprise des projections, même si des dénouements imminents semblent envisageables. «Ces discussions sont toujours en cours, mais il faut que la programmation cinéma permette les autres activités qui se déroulent dans les salles d'eXcentris et qui fonctionnent bien», précise Langlois. Des festivals et des événements corporatifs font beaucoup rouler le commerce.

    Ne comptez pas sur Daniel Langlois pour cracher dans la soupe des derniers mois. «Ce ne sont pas tous les spectacles qui ont fonctionné à 100 %, ce qui est normal pour toutes les salles. Compte tenu du nombre ambitieux et de la variété des genres de spectacles que FILMS a explorés avec différents publics impliqués, nous considérons que le projet a rempli en grande partie ses objectifs.»

    N'empêche que la formule prenait l'eau. Trop de shows, pour une clientèle excessivement vaste. Si d'autres spectacles doivent y gagner l'affiche au milieu des films, Langlois et ses partenaires auraient intérêt cette fois à viser mieux.
     
     
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