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Marcel Simard, 1945-2010 - Je suis en deuil... et en colère!

Marquise Lepage - Réalisatrice  10 mars 2010  Cinéma
Sociologue de formation, Marcel Simard était un homme avec une conscience sociale aiguë. Il était un artiste et un producteur engagés.
Photo : Jacques Grenier - Le Devoir
Sociologue de formation, Marcel Simard était un homme avec une conscience sociale aiguë. Il était un artiste et un producteur engagés.
Mon ami Marcel Simard, réalisateur, scénariste, producteur, mari, père et grand-père n'est plus. Son corps a été retrouvé sans vie samedi matin dans sa voiture. Mon ami Marcel n'a pas eu un accident de la route ou un malaise cardiaque, il a volontairement mis fin à ses jours.

En choisissant cette façon de tirer sa révérence, il nous oblige — comme il l'a fait fréquemment dans ses oeuvres — à regarder en face des réalités que la société préfère trop souvent ignorer. Sa disparition tragique touche de plein fouet trois grands tabous: d'abord le suicide et la dépression, qui sont encore trop souvent regardés comme des maladies honteuses! Sa mort soulève également un pan d'un voile sur un sujet devenu pratiquement encore plus intouchable: le financement des oeuvres audiovisuelles au Québec.

Marcel Simard était mon ami depuis près de 25 ans. C'est avec lui, en sortant de l'université, que j'ai fait mes premières armes en production cinématographique aux Productions du Lundi matin, où j'ai réalisé mon premier long métrage Marie s'en va-t-en ville. Nous sommes devenus amis en travaillant ensemble et — chose rare — notre amitié avait résisté à l'épreuve des mille et une tensions que signifient produire et réaliser des films.


Audacieux

Sociologue de formation, il était un homme avec une conscience sociale aiguë. Il était un artiste et un producteur engagés. C'est avec lui et les Productions Virage, qu'il avait fondées, que j'ai pu faire des documentaires difficiles comme Des marelles et des petites filles ainsi que Des billes des ballons et des garçons sur les conditions des enfants dans le monde. Plus récemment, c'est encore avec Virage que je réalisais Martha qui vient du froid sur la déportation des Inuits québécois au pôle Nord.

Marcel avait de l'audace et très souvent, il a gagné des paris risqués en réussissant à produire des films que personne d'autre n'aurait osé faire. Sa témérité et sa détermination sont légendaires tout comme sa grande humanité et son empathie envers les petites gens.

Quand il mettait sa sensibilité d'écorché vif au service du réalisateur talentueux qu'il était, cela a donné des films touchants et d'une grande beauté comme Toujours à part des autres ou Love-moi, et tant d'autres oeuvres inclassables qui n'ont pas toujours reçu la reconnaissance qu'elles auraient méritée.

Dans les films qu'il créait comme dans ceux qu'il produisait, Marcel cherchait d'abord un contenu fort et des sujets porteurs de questionnements avant un quelconque profit financier.


Personnalité lumineuse

Personnellement, lorsque je terminais de regarder un film qu'il avait réalisé ou qu'il avait produit, je sortais toujours plus émue, plus instruite ou plus ouverte à une situation que je ne l'étais auparavant. Et n'est-ce pas là la plus belle qualité d'une oeuvre: sa capacité de nous transformer un tant soit peu et parfois même de nous rendre un brin une meilleure personne?

C'est avec lui, et plus tard avec sa compagne, Monique Simard, qui s'était jointe à la compagnie, que de nombreux jeunes cinéastes ont fait leurs premières oeuvres. De plus, fait remarquable, lorsqu'on sait la frilosité d'un grand nombre de producteurs concernant les cinéastes femmes, les Productions Virage étaient parmi les maisons qui ont produit le plus grand nombre de films de réalisatrices au Québec.

Ce mélange merveilleux d'audace, d'humanisme et de créativité faisait de Marcel Simard une personne à la fois lumineuse et d'une grande humilité. Si ces formidables qualités lui ont valu la sympathie de nombreuses personnes, elles lui ont aussi parfois coûté très cher.


Responsable

Dans un contexte où les règles du jeu devenaient extrêmement difficiles pour la production audiovisuelle d'ici, la précarité de nombreuses boîtes est devenue évidente. Et ce, tout spécialement pour les genres dont il s'est toujours fait le défenseur, soit le documentaire et le film d'auteur.

Pour certains, déposer le bilan de leur entreprise ne représente peut-être qu'une formalité et ils peuvent le faire sans trop d'états d'âme, habitués qu'ils sont à jongler avec des millions et la vie des gens. Ce n'était pas le cas de Marcel qui, d'origine modeste, se sentait toujours personnellement responsable.

D'ailleurs, peu de gens le savent, mais il avait mis tout l'argent de la vente de sa maison (de la rue Champagneur) dans sa compagnie Virage l'an dernier et quelques jours avant sa mort, il avait réussi à rembourser de peine et de misère — par honneur et par solidarité — tous les individus (directeurs photo, cinéastes, attachés de presse, etc.) créanciers.


Cinéma d'auteur

Il y a sûrement plusieurs choses que l'on pourrait reprocher à mon ami, dont je porte le deuil aujourd'hui, mais certainement pas de ne pas avoir respecté les gens avec qui il travaillait, ni d'avoir essayé de toutes ses forces de faire en sorte que le cinéma d'auteur reprenne la place qui lui est due.

Dans ce que l'on appelle pompeusement l'industrie cinématographique d'ici, la très grande majorité des productions audiovisuelles est financée par les institutions et les différents ordres de gouvernement et ne génère JAMAIS DE PROFIT DANS LES COFFRES DE L'ÉTAT.

Malgré ce fait, depuis quelques années, on a décidé de privilégier le «commercial» à tout crin (ça ne rapporte pas d'argent, mais ça paraît bien!). Et ce, au détriment du cinéma d'auteur et du cinéma documentaire qui ont pourtant toujours fait la renommée du cinéma d'ici (et qui causent souvent, malgré des budgets minuscules, de bien belles surprises aux guichets, comme le récent J'ai tué ma mère).

Que l'on me comprenne bien, je n'ai rien contre le cinéma ou la télé populaires, bien au contraire. Il n'y a pas de plus merveilleuse récompense, pour un réalisateur ou une réalisatrice, que de rejoindre le public.



En colère

Mais je suis en colère contre un système qui semble oublier l'importance, pour toute la société, d'avoir accès à une vaste diversité d'oeuvres culturelles de qualité.

Je suis en colère de voir une «industrie» soutenue par tous les citoyens — et dont la raison d'être est justement notre différence culturelle — se diriger vers un calque de la culture américaine.

Ne sommes-nous pas tous unanimes à applaudir le fait que l'on ait réussi à décréter que la culture n'était pas un produit comme les autres et qu'elle ne devait pas être liée aux seules lois du marché (sinon, nous serons noyés et mangés très rapidement par l'offre américaine!)?

Je suis en colère de constater qu'une grande partie du milieu semble sous-estimer la pertinence de films et d'émissions de télévision qui ont une immense plus-value culturelle et qui tracent souvent la voie vers l'ouverture d'un genre qui, plus tard, deviendra des succès d'audience.

Je suis en colère de constater que les créateurs et les créatrices d'ici sont de plus en plus les otages des diktats de la grille horaire des télédiffuseurs, des cotes d'écoute et du potentiel commercial des oeuvres.

Je suis en colère que l'on ait pu laisser s'écrouler une boîte de production, si importante dans le paysage audiovisuel québécois, comme l'était les Productions Virage.

Je suis en colère que l'on ferme les yeux sur les drames humains qui se cachent derrière des politiques injustes et injustifiables.

Oui, mon ami Marcel mettait du coeur dans tout ce qu'il entreprenait. Ses récents ennuis financiers, exacerbés par sa fragilité et sa sensibilité à fleur de peau, lui ont fait perdre le sommeil, puis la santé et finalement la vie! Quel gâchis!

Marcel, je suis en colère mais surtout terriblement triste. Aujourd'hui, je pleure avec ta femme, tes enfants et tes amis. Mais très bientôt, je retrousserai mes manches et je terminerai le beau film que nous devions faire ensemble. Ironiquement, le thème est l'au-delà... J'imagine que d'où tu seras, tu pourras encore m'aider et m'inspirer comme tu l'as si souvent fait dans le passé.

Très bientôt, je rangerai mes mouchoirs et je continuerai à m'indigner pour celles et ceux qui n'ont pas voix au chapitre ou qui — comme toi — se sont tus beaucoup trop tôt.

*****

Marquise Lepage - Réalisatrice











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  • Pierre Schneider
    Abonné
    mercredi 10 mars 2010 06h28
    L'industrie qui tue
    Tant que l'on associera la culture d'ici à une entreprise industrielle, on continuera le massacre de ce que nous sommes et les véritables créateurs seront acculés à la faillite et au désespoir. Les modèles canadian et american sont à mille lieux de la culture québécoise. Quand notre système à paliers multiples tue ses créateurs, il contribue au génocide culturel de notre peuple.
    Mes sincères condoléances à sa famille et à ses amis.

  • André Loiselet
    Abonné
    mercredi 10 mars 2010 07h45
    Les requins

    Je suis pleinement d'accord avec la lettre de M. Schneider. Mme Lepage est chanceuse dans son courage aussi, d'avoir survécu aux dents des requins des affamés de sous.
    Nous avons perdu aussi plusieurs poètes essentiels de cette façon ou par "encabanement" en institution. Il y a eu Jacques Ferron, Nelligan, Hubert Aquin, Claude Gauvreau et plein d'autres qui se sont butés à l'incompréhension sinon au mépris du "grand public" qui est souvent très petit, très mesquin. Le Québec est ingrat envers son âme.

  • André Caron
    Inscrit
    mercredi 10 mars 2010 07h59
    Salut Marcel
    MARCEL était un pur dans un monde de... « débrouillards ».
    On ne survit pas aux « débrouillards » quand on est sûr de la justice humaine.
    Salut mon vieux, j’ai été heureux de te connaitre.

    André Caron

  • Michel Mongeau
    Inscrit
    mercredi 10 mars 2010 08h13
    Quel magnifique hommage!
    Quel superbe hommage, Marquise Lepage, vous rendez à l'homme et à l'artiste persévérant et significatif qu'il était! Et quel honte également de réaliser dans quelle fange il a dû moult fois se débattre, alors qu'on encense des jeunots et jeunettes qui n'ont même pas fait leurs preuves. On se contente d'une belle gueule, d'une certaine dégaine et d'un filet d'originalité. Quand on voit la France honorer la petite pirate québécoise d'à peine vingt brindilles et qu'un artiste accompli comme Simard en ait été rendu à la faillite et au désespoir...Ça fait mal!

  • Claude Archambault
    Inscrit
    mercredi 10 mars 2010 09h33
    Mes sincères condoléances
    Bel Hommage à un homme malade de vivre. Mais là ou je m'arrête c'est quand on tente de culpabiliser la société, Si il faut toujours jeter le blame sur la société c'est que l'on est incapable d'assumer ses choix et ses responsabilités.

    Ouiu la culture est très importantes, mais aussi le sont tous les autres postes budgétaire, et il faut faire des choix dans la vie.

    De là à blammer la mort, par suicide, de quequ'un sur des choix de société il y a un grand pas qu'on ne doit pas franchir.

    Mais toute mort d'homme est triste et dans le cas du suicide provoque souvent la colère car il est toujours difficile de comprendre ce qui peu pousser un homme malade à poser ce geste.

    Encore une fois mes sincères condoléances à toute la famille.

    Tous les vrais artistes les purs, sont des être sensible à l'extrême, ils ont une vision de la vie et du monde que très peu de gens ont. C'est un très grand don, qui ne peu être apprécié que dans leurs oeuvres, mais aussi pour eux c'est une malédiction qui déforme la réalitè du monde qui rend la vie impossible.

  • Chantal Bessette
    Abonné
    mercredi 10 mars 2010 09h40
    Merci...
    Merci Marquise de verbaliser autant de souffrances et de déceptions chez un homme qui a tant fait pour la culture cinématographique. Merci de faire le constat de toute une vie vouée à la création et à l'avancement de la culture au Québec. De nous faire partager cette colère bien fondée et qui est partagée avec tant d'autres créateurs et pionniers du documentaire, cinéma qui créa en partie notre identité québécoise et nous distingua du reste du Canada. Par notre façon de faire notre cinéma. Merci Marquise de te permettre d'ouvrir ton âme et de partager ta douleur de la perte de cet ami, collaborateur et grand homme qui fit partie de ta vie. De ta carrière.
    Merci de faire en sorte que l'on se souvienne et que nous tâchons ne jamais oublier.

  • Réal Ouellet
    Abonné
    mercredi 10 mars 2010 12h15
    beurk...
    Que l'on rapproche le suicide d'un homme et les problèmes de financement des documentaires est scandaleux! Un peu plus et on nous dirait que c'est le gouvernement du Québec qu'il l'avait tué! STOP! On parle de santé mentale ici, c'est tout!

  • pagerry3
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 08h26
    Choquant.
    Je sympathise avec tous les proches de Monsieur Simard. Je comprends les malaises que soulève le suicide d'un être cher. Dans une société dite évoluée, le suicide est encore perçu comme une maladie honteuse qui provoque tous les "REGARDS OBLIQUES" qui plaquent les proches, qui les jugent et qui laissent des traînées de préjudices dont souffriront pour longtemps tous les endeuillés. J'ai perdu un beau-frère (homme public) de cette façon «maudite», il y a près de 20 ans et la famille ainsi que les proches et surtout ses trois enfants en souffrent encore. Je sympathise donc très sincèrement avec la famille et tous les proches de Monsieur Marcel Simard.

    Par contre, je trouve que volcan d'émotivité de Marquise Lepage ne fait qu'empirer la situation, de façon quasi dévastatrice. D'ailleurs, Madame Lepage se sert de la mort de son ami, comme d'un podium, pour y faire l'étalage de ses propres réalisations, de ses succès, comme si la mort de son ami pouvait faire vivre ou survivre ou revivre les œuvres de l'auteure des graffitis d’une colère qui ne respecte personne des endeuillés. Dans les jardins de ses rages, la pauvre dame devrait enterrer ses colères, au plus vite, puisqu'elles ne servent qu'à éclabousser la situation et qu'à prolonger un deuil déjà trop pénible. À plus d’un égard, Marquise Lepage me rappelle Bernard Landry qui, lui aussi et aux limites de sa petite «hauteur d'homme», avait eu le culot de se servir du cercueil de Pierre Bourgeault, comme d'un ring, pour sermonner «la nation» et tenter de rassembler les moutons qui avaient déserté la bergerie du séparatisme. Ce genre d'étalage est opportuniste et nombriliste, déplacé et irrespectueux, en plus de déplaire au suprême degré.

  • Serge Laurin
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 13h34
    Simple témoignage
    Il faut, hélas, souvent des événements tragiques pour se souvenir de quelqu’un. J’ai connu Marcel Simard en 1980 alors que je participais au tournage d’un documentaire sur de jeunes ados à Rivière-des-Prairies. J’ai pu constater à ce moment-là sa grande capacité d’écoute à l’égard de personnes vivant des problématiques pas toujours faciles et son souci de traduire respectueusement leurs témoignages à travers un documentaire cinématographique. Par la suite, je n’ai jamais revu Marcel.

    Comme pour Maquise Lepage, ma rencontre avec Marcel Simard a été déterminante pour la suite de ma vie, car j’ai littéralement marché dans ses pas, au sens propre du terme. En effet, à cette époque-là, nous avons, ma conjointe et moi, acheté la maison qu’habitait Marcel. Maison située sur un petit chemin de campagne, qu’il avait rénovée avec passion et détermination. Maison qu’il avait peut-être vendue pour se lancer dans l’aventure documentaire? Qui sait? Nous y avons bu l’eau de son puit, cultivé des légumes dans son potager, jaser avec ses voisins d’alors… Pendant dix ans, cette maison a été pour nous source d’inspiration. Nous y avons même fait deux enfants (deux filles aussi).

    Les hasards de la vie ont fait que Marcel Simard a eu une influence sur ma vie. Pas comme cinéaste mais plutôt comme personne attachante avec qui j’ai eu tout simplement une relation humaine et ait pris la relève dans sa maison. Je pense que de ne pas l’avoir croisé, ma vie actuelle aura été toute autre.

    Il est parfois étonnant de constater qu’une personne remarquable peut avoir une influence sur une autre complètement en dehors de ses activités habituelles pour lesquelles on lui accorde une reconnaissance un peu comme le poète Néruda dans le film Le Postier à l’égard du facteur.

    Sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses amis et longue vie à son œuvre.

  • Marco 52
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 19h04
    Tristesse
    Mr Simard était, vers la fin de sa vie, un membre des Alcooliques Anonymes (Nelly Arcand aussi; cela pourrait choquer certains AA de briser son anonymat, mais ,il est mort, et, surtout, qu'importe si ca les choque). Je l'ai vu souvent à des réunions, mais je ne lui avait jamais parler. Et je le regrette.. pas parce que j'aurai pu peut-etre le sauver, mais parce que j'aurais aimer discuter avec lui de ses oeuvres et de son engagement social. Mais rien n'indiquait dans ses partages qu'il était un cinéaste de documentaires, et je n'avais pas d'autres raisons de lui parler. Trop tard..En regardant tous les films engagées qu'il a fait, je suis tout plein d'admiration pour son travail sur cette terre de fous et d'injustice. C'est beaucoup beaucoup plus que j'ai fais. Et j'admire Marquise Lepage beaucoup aussi pour son texte émouvant, franc, vif, sensible , et désintéressé.
    Nous, des Alcooliques Anonymes, vivont une grande tristesse de voir un de nos membres quitter la vie de cette facon. On en parlait aux réunions AA cette semaine beaucoup , avec un sincère chagrin. Au revoir, Marcel S. ....

    Marco Ermacora Montreal

  • Charlottebise
    Inscrite
    jeudi 11 mars 2010 19h54
    Ça fait mal !
    Merci Marquise Lepage de ce beau témoignage. Je ne connaissais pas Marcel Simard personnellement mais je suis sensible à la dimension "dépression" de son geste. Autrefois, dans mon jeune temps, ceux et celles qui étaient atteint du cancer étaient des cancereux et on les traitait comme des lépreux. Le cancer cette maladie qui n'avait pas de traitement à cette époque-là était une maladie tabou. Même si nous pouvons traiter la dépression avec des médicaments et une psychothérapie aujourd'hui, cette maladie reste aussi épeurante que la peste. On ne demande pas à nos proches atteints de cette maladie d'aller voir le médecin, de rencontrer un psychologue de peur qu'on nous réponde encore: "je ne suis pas fou." En danger de suicide cependant...Je souhaiterais que les media disent "il était atteint de dépression" comme on dit: "il était atteint du cancer ou de maladie cardiaque etc." Nicole Anne Cloutier, psychologue

  • kalimero
    Inscrit
    jeudi 11 mars 2010 21h43
    Triste évolution
    Il y a 20 ans alors que j'étudiais le cinéma à L'UdeM,, déjà on parlait de ce virage qui s'inspirant du modèle hollywoodien voulait favoriser le scénario (commercial) et le producteur plutôt que de donner les coudées franches aux auteurs ayant faits leurs preuves... pathétique que cette conception, qui n'est même pas rentable!!, ait été si vite acceptée par l'"industrie"... :-(

  • Mireille Benard
    Inscrit
    dimanche 14 mars 2010 10h29
    Le café des artistes
    Je pleure Marcel Simard et j'écoute la chanson de Jean-Pierre Ferland, le café des artistes... «Ce n'sera pas la première fois qu'on aura mangé un artiste». Merci Marcel pour tout.

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