vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 10h44
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Cinéma - L'année 2009 a ramené les spectateurs québécois devant leurs longs métrages

Odile Tremblay   30 décembre 2009  Cinéma
Succès commercial de 2009: la comédie De père en flic d’Émile Gaudreault, 10,5 millions de recettes au guichet, rien de moins!
Photo : Alliance
Succès commercial de 2009: la comédie De père en flic d’Émile Gaudreault, 10,5 millions de recettes au guichet, rien de moins!
Année faste pour notre septième art maison, 2009? En tout cas, elle ramena plus nombreux les spectateurs devant leurs grands écrans, en plus de s'être révélée assez éclectique. Pour le meilleur et pour le pire, elle aura aussi tiré quelques surprises de son chapeau.

Succès commercial de 2009: la comédie De père en flic d'Émile Gaudreault, 10,5 millions de recettes au guichet, rien de moins. Un scénario pas bête, des gags réussis, plusieurs bons acteurs, dont Michel Côté, et quelques réflexions sur la masculinité qui tombaient pile-poil. Locomotive commerciale, De père en flic aura contribué à faire grimper les parts de marché du cinéma québécois à entre 11 et 12 % en 2009, comparativement au 9,3 % de 2008. Mais six autres films d'ici ont engrangé au moins un million en recettes au guichet. Les Doigts croches de Ken Scott au scénario amusant et complexe, Dédé à travers les brumes de Jean-Philippe Duval, porté surtout par la prestation remarquable de Sébastien Ricard, Polytechnique de Denis Villeneuve, si bien réalisé, À vos marques... Party (2) de Frédérick D'amours, Les Pieds dans le vide de Mariloup Wolfe et 5150, rue des Ormes d'Éric Tessier.

Ovni de l'année, J'ai tué ma mère de Xavier Dolan, réalisé à petit budget en partie à compte d'auteur est sans doute le film qui a fait couler le plus d'encre. Jeune inconnu de 20 ans, sans expérience cinématographique, le cinéaste a remporté trois prix à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, de nombreux autres sur la route des festivals étrangers, en plus de cartonner aux guichets québécois, frôlant le million de recettes en fin d'année: résultat énorme pour un film conçu hors de la grosse machine. Dolan a prouvé qu'il y avait moyen de travailler hors du système des subventions... et que la foi soulevait les montages.

Les cinéphiles ont eu quelques bons morceaux à se mettre sous la dent, dont Polytechnique de Denis Villeneuve, Before Tomorrow de Madeline Ivalu et Marie-Hélène Cousineau, Carcasses de Denis Côté, J'ai tué ma mère de Xavier Dolan, La Donation de Bernard Émond, Je me souviens d'André Forcier, Lost Song de Rodrigue Jean et quelques autres; certains ne récoltant qu'un succès d'estime sans casser la baraque du box-office, d'autres rejoignant un large public, mais prouvant qu'on pouvait encore tourner hors des ornières du «cartonne ou crève».

Parmi les grands échecs de l'année, on retrouve des productions à gros budgets éreintées par la critique, boudées par le public. On pense au très mauvais Bonheur de Pierre de Robert Ménard, à Cadavres d'Érik Canuel, quand même plus audacieux, à Grande Ourse - La Clé des possibles de Patrice Sauvé, en amalgame de genre privé d'âme, et à Pour toujours les Canadiens de Sylvain Archambault, qui mêlait tous les genres en une purée de pois promotionnelle à la gloire des Canadiens.


Psychodrame

Un bilan du cinéma québécois en 2009 serait incomplet sans son psychodrame. Toute la saga entourant la réorientation du complexe eXcentris sur le boulevard Saint-Laurent a nui à la cinéphilie montréalaise. Les films d'auteur trouvaient là-bas leur niche depuis dix ans.

Or en transformant deux des trois salles en tribunes de spectacle, le mécène-propriétaire Daniel Langlois a nui à la diffusion du septième art en nos terres. Plusieurs distributeurs sont devenus plus frileux et l'éventail des choix de films proposés est moins grand. Même si Langlois, devant l'échec de la nouvelle formule, entend remettre du cinéma au programme sur un des deux écrans sacrifiés, la plus grande des salles d'eXcentris n'est plus convertible. Et en attendant l'apparition de nouveaux complexes de cinéma — plusieurs projets sont sur la table —, le trou cinématographique, surtout en matière de grands films étrangers, demeure, hélas! béant.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires  Chargement ...
  • Bernard Gervais - Abonné
    30 décembre 2009 09 h 13
    Un très beau film oublié et deux grands cinéastes qui nous quitté !
    Je n'ai pas vu tous les films québécois présentés dans les cinémas en 2009.

    Cependant, s'il en est un qui m'a plu et touché - et, curieusement, vous n'en parlez pas dans votre article - c'est bien DÉDÉ À TRAVERS LES BRUMES. La réalisation, confiée au cinéaste Jean-Philippe Duval. était fort réussie. De plus, dans le rôle principal, Sébastien Ricard était tellement convaincant et juste qu'on avait l'impression, tout au long de ce film, que le héros des Colocs était encore parmi nous !

    Par ailleurs, s'il est vrai que l'année cinématographique québécoise a aussi été marquée par les caprices du directeur du complexe Ex-Centris, « le prince » Daniel Langlois, il ne faudrait surtout pas oublier aussi que deux de nos grands cinéastes (Pierre Falardeau et Gilles Carle) nous ont quitté en 2009.
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
  •  
  • fermer
    Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
    ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Pour en savoir plus
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012