Plus jamais les Canadiens
On pressentait la débâcle, mais l'ampleur de la catastrophe s'est mesurée en grosses lettres dans le bulletin de Cineac paru lundi avant-midi. Pour son premier week-end d'exploitation, le long métrage Pour toujours les Canadiens est arrivé en huitième position du box-office, avec 112 000 $ de recettes. Étant donné que 90 exemplaires étaient distribués partout dans la province, on l'attendait en première, avec au moins cinq fois plus de revenus. Que s'est-il passé pour que producteurs, distributeurs et exploitants se trompent tous en même temps? Et comment les médias ont-ils pu, par leur couverture démesurée du film (qui s'inscrit il est vrai dans le contexte du centenaire du club de hockey), présumer qu'ils répondaient à l'intérêt du public? Rappelons que depuis son premier tour de manivelle jusqu'au jour de sa sortie, les médias ont offert à ce projet officiel (dans le sens soviétique du terme) une visibilité extraordinaire, digne d'une campagne référendaire. Et inversement proportionnelle, on vient de l'apprendre, à l'intérêt que lui vouent les spectateurs.
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