En bref - L'avocat de Polanski réclame à nouveau l'abandon des poursuites
Los Angeles — L'avocat du cinéaste franco-polonais Roman Polanski a réclamé une nouvelle fois, hier à Los Angeles, l'abandon des poursuites contre son client, actuellement assigné à résidence en Suisse pour une affaire de moeurs de plus de 30 ans. Chad Hummel, l'avocat du réalisateur du Pianiste, a dénoncé devant trois juges de la Cour d'appel du second district de Californie de graves erreurs de procédure au moment des faits, en 1977.
«Je réclame l'abandon des chefs d'accusation ici et maintenant», a déclaré Me Hummel, avant d'ajouter que le comportement du juge chargé de l'affaire à l'époque, Laurence Rittenband, «faisait froid dans le dos». Selon lui, le juge Rittenband — décédé depuis — aurait discuté, avant de rendre sa sentence, avec un procureur qui lui aurait dit que Roman Polanski méritait la prison — ce qui constitue une grave faute de procédure. Cette discussion avait été révélée dans le documentaire Roman Polanski: Wanted and Desired (Roman Polanski, recherché et désiré), de la bouche même du procureur en question, David Wells. Mais M. Wells a finalement déclaré fin septembre avoir «menti» à l'auteur du documentaire. Au cas où la cour refuserait d'abandonner les poursuites, M. Hummel a réclamé la tenue d'un procès, qui lui permettrait de présenter les preuves de son argumentaire. L'accusation a de son côté réitéré l'argumentaire déjà développé en première instance, à savoir qu'aucun abandon des chefs d'accusation ne pourrait être sérieusement étudié tant que Roman Polanski ne se présenterait pas devant la cour.
«Je réclame l'abandon des chefs d'accusation ici et maintenant», a déclaré Me Hummel, avant d'ajouter que le comportement du juge chargé de l'affaire à l'époque, Laurence Rittenband, «faisait froid dans le dos». Selon lui, le juge Rittenband — décédé depuis — aurait discuté, avant de rendre sa sentence, avec un procureur qui lui aurait dit que Roman Polanski méritait la prison — ce qui constitue une grave faute de procédure. Cette discussion avait été révélée dans le documentaire Roman Polanski: Wanted and Desired (Roman Polanski, recherché et désiré), de la bouche même du procureur en question, David Wells. Mais M. Wells a finalement déclaré fin septembre avoir «menti» à l'auteur du documentaire. Au cas où la cour refuserait d'abandonner les poursuites, M. Hummel a réclamé la tenue d'un procès, qui lui permettrait de présenter les preuves de son argumentaire. L'accusation a de son côté réitéré l'argumentaire déjà développé en première instance, à savoir qu'aucun abandon des chefs d'accusation ne pourrait être sérieusement étudié tant que Roman Polanski ne se présenterait pas devant la cour.
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