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    Le p.-d.g. d'Alliance Vivafilm, entre relève et encadrement

    27 novembre 2009 |Odile Tremblay | Cinéma
    Patrick Roy a annoncé hier deux initiatives de sa boîte, Alliance Vivafilm.
    Photo: Jacques Grenier - Le Devoir Patrick Roy a annoncé hier deux initiatives de sa boîte, Alliance Vivafilm.
    Lors d'un déjeuner-causerie de l'Académie canadienne du cinéma et de la télévision, Patrick Roy, le président du gros distributeur Alliance Vivafilm, annonçait hier deux initiatives de sa boîte. D'abord, le développement d'un programme de stages en distribution dans les universités québécoises, pour les étudiants en cinéma, en communication ou en marketing. Par ailleurs, il entend s'impliquer dans la diffusion de films québécois dans le milieu scolaire.

    Le p.-d.g. d'Alliance Vivafilm a énoncé quelques réflexions sur le cinéma dominé par Hollywood, inquiétude à l'appui, car la crise économique a frappé dur. «Chez nos voisins du Sud, au cours des deux dernières années, c'est pratiquement tout le cinéma indépendant qui s'est écroulé. Près de 18 milliards investis dans la production au cours des cinq dernières années par des financiers de Wall Street ne sont plus disponibles aujourd'hui.»

    Il anticipe une réduction du nombre de films distribués par eux, avec un cinéma formaté, destiné à toute la famille, d'où seront évacués les facteurs de risque. Saluant les rares joueurs de l'industrie américaine à avoir appuyé des oeuvres plus riches, comme Inglorious Basterds de Tarantino et Nine de Rob Marshall, il dit vouloir comme eux occuper un créneau délaissé par les majors: les films pour adultes et les drames, en perte de vitesse.

    Quoique pour l'instant sa compagnie mette surtout l'accent sur les films populaires, mais bon!

    Témoignant de la situation au Québec, en profonde mutation à la suite des déboires de Christal Films et des Films Équinoxe, pour Patrick Roy, les succès des films québécois ont créé une spirale inflationniste, au chapitre des coûts d'acquisition et des frais de mise en marché. D'autant plus que les institutions ont abaissé leur aide accordée aux distributeurs et que les ventes de dvd chutent devant la concurrence d'Internet, entre autres. Il salue les succès québécois: «En 2009, huit films québécois auront généré plus d'un million au box-office.» Mais les temps sont durs...

    «Nous devons devenir meilleurs, conclut-il, plus "scientifiques" dans notre approche.» Patrick Roy veut développer des stratégies à la suite d'analyses en multipliant les visionnements-tests. «Depuis plus d'un an, nous en organisons pour tous nos films québécois, ce qui nous a permis de mieux orienter nos campagnes de mise en marché, en visant avec précision les publics cibles.»

    En entrevue, le p.-d.g. a précisé que ces visionnements ne sont pas orchestrés à différentes étapes du montage (dans ce cas, ce sont les producteurs qui les organisent) pour couper ceci ou ajouter cela, mais pour affûter la campagne de marketing.

    Il désire également encourager la collaboration de «script doctors» afin d'aider les scénaristes. Cette proposition est susceptible de faire bondir des créateurs, qui y verraient une entrave à leur création. Patrick Roy parle plutôt d'accompagnement... Il prévoit également favoriser les échanges et la collaboration de scénaristes d'ici et d'ailleurs pour signer des oeuvres communes. Plus d'encadrement en vue, chose certaine.

    «Nous devons faire plus avec moins, déclare-t-il à l'instar des Américains. Mais sans formater pour autant.»












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