Festival Cinemania - Faire le plein d'images et d'humanité
Après le passage des réalisateurs Emmanuel Mouret (Fais-moi plaisir!) et Stéphane Brizé (Mademoiselle Chambon) et avant l'arrivée de Costa-Gavras (Eden à l'ouest) et Radu Mihaileanu (Le Concert), le festival Cinemania poursuit sa lancée à l'Impérial. Au cours de la semaine, les cinéphiles pourront découvrir plusieurs oeuvres intimistes décrivant une certaine misère affective. À cela s'ajoute parfois une pincée de nostalgie, pour le pays d'origine ou une époque clinquante et pas toujours imprégnée de bon goût.
L'Autre
Certains films semblent totalement irradiés par la présence d'acteurs d'exception. C'est le cas de Dominique Blanc, toujours inspirée et plus que jamais incandescente dans L'Autre, un film à quatre mains de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic d'après un roman d'Annie Ernaux. On dévoile ici le revers sombre de la femme moderne, au-dessus de tout, dont la jalousie. Anne Marie (Blanc, couronnée meilleure actrice à Venise en 2008) décide de larguer son jeune et bel amant; celui-ci, meurtri, réussit toutefois à séduire une autre femme, du même âge que celle qui vient de le laisser. Ce seul détail ouvrira une brèche dans l'apparent contrôle de cette assistante sociale qui a bien besoin d'aide pour garder sa raison. Une description minutieuse et troublante de l'errance psychologique d'une triste héroïne du temps présent.
Mardi 10 novembre à 12 h 45 et mercredi 11 novembre à 21 h 15
Française
Sofia ne rêve que d'une chose du fond de sa ferme au Maroc: revenir en France au plus vite. Il faut dire que ses parents étaient partis comme des voleurs dix ans plus tôt et que, pour cette fille née en sol français, cette parenthèse maghrébine commence à devenir longue. Dans Française, la cinéaste Souad El-Bouhati explore le drame de ceux et celles qui ne semblent chez eux nulle part, toujours entre deux chaises et deux cultures à cause de la couleur de leur peau ou les origines de leurs parents. La jeune Hafsia Herzi, dont on a découvert la fougue, et les déhanchements triomphants, dans La Graine et le Mulet, offre de nouveau son énergie contagieuse et son charme juvénile.
Mercredi 11 novembre à 15 h et vendredi 13 novembre à 14 h 45
Stella
Si la petite Manon des Bons Débarras avait une lointaine cousine française, elle se nommerait sûrement Stella (Léora Barbara). Cette Parisienne au seuil de l'adolescence fait son entrée dans une école pour «gosses de riches», mais à la maison, tout lui rappelle que c'est un privilège. Ses parents, propriétaires d'un café dans un quartier populaire, l'abandonnent à elle-même, à ses rêveries. Par contre, pour jouer aux cartes, tabasser ses camarades de classe et observer les trahisons des adultes, personne ne rivalise avec elle. Consciente de son ignorance, elle quittera peu à peu la médiocrité dans laquelle elle patauge, entre ses affiches d'Alain Delon et les rengaines du top 50 des années 1970. Une époque décrite sans nostalgie rose bonbon par la cinéaste Sylvie Verheyde.
Mardi 10 novembre à 17 h et dimanche 15 novembre à 11 h 45
Sur ta joue ennemie
Tout nous laisse croire que Julien (Robinson Stévenin, d'un seul bloc), un ex-prisonnier en liberté surveillée, pourchasse un amour perdu avant la débâcle meurtrière qui l'a conduit derrière les barreaux. Or, cette quête fiévreuse et insensée pour retrouver une fille volage et insouciante (Fanny Valette) cache des secrets plus troublants. Le cinéaste Jean-Xavier de Lestrade observe ici le retour à la vie (normale) d'un homme incapable de trouver sa place (en prison, il a obtenu un doctorat en philosophie!) et d'une jeune femme impuissante à trouver la paix de l'âme. Un film d'une beauté, disons, désespérée...
Mardi 10 novembre à 14 h 45 et vendredi 13 novembre à 21 h
L'Autre
Certains films semblent totalement irradiés par la présence d'acteurs d'exception. C'est le cas de Dominique Blanc, toujours inspirée et plus que jamais incandescente dans L'Autre, un film à quatre mains de Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic d'après un roman d'Annie Ernaux. On dévoile ici le revers sombre de la femme moderne, au-dessus de tout, dont la jalousie. Anne Marie (Blanc, couronnée meilleure actrice à Venise en 2008) décide de larguer son jeune et bel amant; celui-ci, meurtri, réussit toutefois à séduire une autre femme, du même âge que celle qui vient de le laisser. Ce seul détail ouvrira une brèche dans l'apparent contrôle de cette assistante sociale qui a bien besoin d'aide pour garder sa raison. Une description minutieuse et troublante de l'errance psychologique d'une triste héroïne du temps présent.
Mardi 10 novembre à 12 h 45 et mercredi 11 novembre à 21 h 15
Française
Sofia ne rêve que d'une chose du fond de sa ferme au Maroc: revenir en France au plus vite. Il faut dire que ses parents étaient partis comme des voleurs dix ans plus tôt et que, pour cette fille née en sol français, cette parenthèse maghrébine commence à devenir longue. Dans Française, la cinéaste Souad El-Bouhati explore le drame de ceux et celles qui ne semblent chez eux nulle part, toujours entre deux chaises et deux cultures à cause de la couleur de leur peau ou les origines de leurs parents. La jeune Hafsia Herzi, dont on a découvert la fougue, et les déhanchements triomphants, dans La Graine et le Mulet, offre de nouveau son énergie contagieuse et son charme juvénile.
Mercredi 11 novembre à 15 h et vendredi 13 novembre à 14 h 45
Stella
Si la petite Manon des Bons Débarras avait une lointaine cousine française, elle se nommerait sûrement Stella (Léora Barbara). Cette Parisienne au seuil de l'adolescence fait son entrée dans une école pour «gosses de riches», mais à la maison, tout lui rappelle que c'est un privilège. Ses parents, propriétaires d'un café dans un quartier populaire, l'abandonnent à elle-même, à ses rêveries. Par contre, pour jouer aux cartes, tabasser ses camarades de classe et observer les trahisons des adultes, personne ne rivalise avec elle. Consciente de son ignorance, elle quittera peu à peu la médiocrité dans laquelle elle patauge, entre ses affiches d'Alain Delon et les rengaines du top 50 des années 1970. Une époque décrite sans nostalgie rose bonbon par la cinéaste Sylvie Verheyde.
Mardi 10 novembre à 17 h et dimanche 15 novembre à 11 h 45
Sur ta joue ennemie
Tout nous laisse croire que Julien (Robinson Stévenin, d'un seul bloc), un ex-prisonnier en liberté surveillée, pourchasse un amour perdu avant la débâcle meurtrière qui l'a conduit derrière les barreaux. Or, cette quête fiévreuse et insensée pour retrouver une fille volage et insouciante (Fanny Valette) cache des secrets plus troublants. Le cinéaste Jean-Xavier de Lestrade observe ici le retour à la vie (normale) d'un homme incapable de trouver sa place (en prison, il a obtenu un doctorat en philosophie!) et d'une jeune femme impuissante à trouver la paix de l'âme. Un film d'une beauté, disons, désespérée...
Mardi 10 novembre à 14 h 45 et vendredi 13 novembre à 21 h
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