Rencontres internationales du documentaire - L'indispensable regard sur le réel
Douze ans déjà qu'elles roulent, les Rencontres internationales de Montréal. Nées à l'époque d'une urgence en voulant offrir une place accrue au documentaire, encore traité en parent pauvre, depuis le genre a éclaté et s'est imposé comme un indispensable regard sur le réel.
Du 11 au 21 novembre, 103 films de 35 pays, 28 premières mondiales, 80 cinéastes accompagnant leurs ¶uvres, dont 36 Québécois, prennent d'assaut la ville. Avec un épicentre à la Cinémathèque québécoise, le rendez-vous se déploie dans neuf salles montréalaises et une à Québec. C'est Antoine Bertrand, rendu célèbre par son rôle dans Les Bougon, qui est le porte-parole cette année, rôle dont il s'acquitte avec un sens aigu de l'autodérision et beaucoup de présence.
Présidé par Philippe Baylaucq et dirigé par Marie-Anne Raulet, le rendez-vous s'offre pour coup d'envoi Le Dernier Train du cinéaste montréalais d'origine chinoise Lixin Fan, qui avait déjà signé l'extraordinaire Sur le Xangzi. Le Pays d'octobre des Américains Michael Palmieri et Donal Mosher clôture la marche.
À travers quatre volets: Caméra-stylo, Caméra au poing, ÉcoCaméra et Rubans Canards, tous les genres, débats, portraits et combats, sont au menu. À souligner la participation de documentaristes québécois de renom: Céline Baril (La Théorie du tout), Lucie Lambert (Aimer, finir), Sylvain Lespérance (Intérieurs du delta), Jean-François Caissey (La Belle Visite, John Walker (Passage), Don McWilliams (En ce temps-là). Aussi La Dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve de Pedro Ruiz sur l'écrivain Dany Laferrière, Birmanie l'indomptable, la résistance d'un peuple d'Hélène Magny et Pierre Mignault, L'Affaire Coca-Cola de Carmen Garcia et German Gutiérrez et L'Art en action de Simon Bujold et Magnus Isacsson.
À l'international, des films comme Oblivion, d'Heddy Honigmann, War + Love in Kabul de Helga Reidemeister font partie de titres à surveiller.
Hommages seront rendus à Pasolini à travers son ¶uvre documentaire, aux 20 ans de la chute du mur de Berlin, à Jean-Claude Labrecque avec Les Nuits de la poésie, à Pierre Perrault et à Pierre Falardeau, ainsi qu'à la relève avec des courts métrages d'étudiants de l'INIS.
Trois classes de maîtres seront offertes. L'une avec le cinéaste belge Patric Jean, avec le réalisateur canadien John Walker et le Néerlandais Jos de Putter. Cinq projections-débats et cinq tables rondes seront cadres d'échanges. Un forum de l'Observatoire du documentaire se penchera le 11 novembre sur la nécessité de définir une bonne politique du documentaire.
Philippe Baylaucq, le président des Rencontres, se félicite dans un contexte déjà fragile, plombé par la crise économique, de parvenir à créer un événement qui se développe, rameute des foules, en haute proportion juvéniles, avec des bénévoles très jeunes aussi. «Alors que les images sont beaucoup transmises par ordinateur et par téléphone, un festival comme le nôtre redonne sa dimension cinématographique au documentaire, affirme-t-il, avec les projections sur grand écran, les discussions, les rencontres entre le public et les cinéastes.»
Du 11 au 21 novembre, 103 films de 35 pays, 28 premières mondiales, 80 cinéastes accompagnant leurs ¶uvres, dont 36 Québécois, prennent d'assaut la ville. Avec un épicentre à la Cinémathèque québécoise, le rendez-vous se déploie dans neuf salles montréalaises et une à Québec. C'est Antoine Bertrand, rendu célèbre par son rôle dans Les Bougon, qui est le porte-parole cette année, rôle dont il s'acquitte avec un sens aigu de l'autodérision et beaucoup de présence.
Présidé par Philippe Baylaucq et dirigé par Marie-Anne Raulet, le rendez-vous s'offre pour coup d'envoi Le Dernier Train du cinéaste montréalais d'origine chinoise Lixin Fan, qui avait déjà signé l'extraordinaire Sur le Xangzi. Le Pays d'octobre des Américains Michael Palmieri et Donal Mosher clôture la marche.
À travers quatre volets: Caméra-stylo, Caméra au poing, ÉcoCaméra et Rubans Canards, tous les genres, débats, portraits et combats, sont au menu. À souligner la participation de documentaristes québécois de renom: Céline Baril (La Théorie du tout), Lucie Lambert (Aimer, finir), Sylvain Lespérance (Intérieurs du delta), Jean-François Caissey (La Belle Visite, John Walker (Passage), Don McWilliams (En ce temps-là). Aussi La Dérive douce d'un enfant de Petit-Goâve de Pedro Ruiz sur l'écrivain Dany Laferrière, Birmanie l'indomptable, la résistance d'un peuple d'Hélène Magny et Pierre Mignault, L'Affaire Coca-Cola de Carmen Garcia et German Gutiérrez et L'Art en action de Simon Bujold et Magnus Isacsson.
À l'international, des films comme Oblivion, d'Heddy Honigmann, War + Love in Kabul de Helga Reidemeister font partie de titres à surveiller.
Hommages seront rendus à Pasolini à travers son ¶uvre documentaire, aux 20 ans de la chute du mur de Berlin, à Jean-Claude Labrecque avec Les Nuits de la poésie, à Pierre Perrault et à Pierre Falardeau, ainsi qu'à la relève avec des courts métrages d'étudiants de l'INIS.
Trois classes de maîtres seront offertes. L'une avec le cinéaste belge Patric Jean, avec le réalisateur canadien John Walker et le Néerlandais Jos de Putter. Cinq projections-débats et cinq tables rondes seront cadres d'échanges. Un forum de l'Observatoire du documentaire se penchera le 11 novembre sur la nécessité de définir une bonne politique du documentaire.
Philippe Baylaucq, le président des Rencontres, se félicite dans un contexte déjà fragile, plombé par la crise économique, de parvenir à créer un événement qui se développe, rameute des foules, en haute proportion juvéniles, avec des bénévoles très jeunes aussi. «Alors que les images sont beaucoup transmises par ordinateur et par téléphone, un festival comme le nôtre redonne sa dimension cinématographique au documentaire, affirme-t-il, avec les projections sur grand écran, les discussions, les rencontres entre le public et les cinéastes.»
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