À la télévision mercredi le 28 octobre - Le fantôme de la jeunesse passée
À retenir
- Cinéma / Lady Jane
- TV5, 20h
Ils étaient jeunes, ils étaient fous. Tels des Robin des bois en goguette, Muriel, François et René dérobent les nantis pour mieux gâter les gens de leur quartier populaire, à Marseille. Toutes crimi-nelles soient-elles, leurs activités ne sont pas bien méchantes... jusqu'au jour où, fatalement, survient l'irréparable. Un mort.
Chacun part de son côté: Muriel ouvre une boutique de parfums, Lady Jane; François s'installe comme mécano dans le port; René devient concierge dans une discothèque. Les années passent. Quinze ans, l'âge de Martin, le fils de Muriel. Quand retentit la sonnerie du téléphone cellulaire de cette dernière, la mère inquiète sait déjà que quelque chose cloche. L'espace de quelques secondes pourtant, elle
semble croire qu'elle est sur le point de se réveiller d'un mauvais rêve. Qui a enlevé son fils? Reparaissent François et René et, dans leur sillage, les ombres du passé.
Lady Jane, on l'aura compris, n'a rien à voir avec lady Jane Grey, la reine des neuf jours. Il s'agit plutôt d'une référence à la chanson des Rolling Stones, qui a jadis fait forte impression sur Mariel. Film noir au ton sec et désenchanté, ce long métrage de Robert Guédiguian, inédit chez nous en salle, se révèle une bonne surprise. À travers notamment une atmosphère empreinte de fatalité ordinaire, le cinéaste convoque le souvenir de son précédent La ville est tranquille, une première incursion du côté plus franchement sombre de l'âme humaine.
Une impression que la distribution — avec Ariane Ascaride, épouse de Guédiguian, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan dans les trois rôles principaux — vient confirmer. Vrai qu'ils furent de tous les autres films du réalisateur, ou presque. Leur connivence, d'ailleurs, est manifeste. Personne ne cherche à tirer la couverture de son côté; chacun a l'occasion de briller, discrètement. Car Lady Jane se déroule dans l'observation et les non-dits, un choix narratif judicieux quand on souhaite confronter des personnages qui croient se connaître mais qui se cachent tout.
Chacun part de son côté: Muriel ouvre une boutique de parfums, Lady Jane; François s'installe comme mécano dans le port; René devient concierge dans une discothèque. Les années passent. Quinze ans, l'âge de Martin, le fils de Muriel. Quand retentit la sonnerie du téléphone cellulaire de cette dernière, la mère inquiète sait déjà que quelque chose cloche. L'espace de quelques secondes pourtant, elle
semble croire qu'elle est sur le point de se réveiller d'un mauvais rêve. Qui a enlevé son fils? Reparaissent François et René et, dans leur sillage, les ombres du passé.
Lady Jane, on l'aura compris, n'a rien à voir avec lady Jane Grey, la reine des neuf jours. Il s'agit plutôt d'une référence à la chanson des Rolling Stones, qui a jadis fait forte impression sur Mariel. Film noir au ton sec et désenchanté, ce long métrage de Robert Guédiguian, inédit chez nous en salle, se révèle une bonne surprise. À travers notamment une atmosphère empreinte de fatalité ordinaire, le cinéaste convoque le souvenir de son précédent La ville est tranquille, une première incursion du côté plus franchement sombre de l'âme humaine.
Une impression que la distribution — avec Ariane Ascaride, épouse de Guédiguian, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan dans les trois rôles principaux — vient confirmer. Vrai qu'ils furent de tous les autres films du réalisateur, ou presque. Leur connivence, d'ailleurs, est manifeste. Personne ne cherche à tirer la couverture de son côté; chacun a l'occasion de briller, discrètement. Car Lady Jane se déroule dans l'observation et les non-dits, un choix narratif judicieux quand on souhaite confronter des personnages qui croient se connaître mais qui se cachent tout.
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