À la télévision mardi le 27 octobre - Une prémisse bien exploitée
À retenir
- Cinéma / Mary Reilly
- Artv, 22h
Tout le monde, ou presque, connaît les grandes lignes de l'histoire du docteur Jekyll et de son terrible alter ego, monsieur Hyde. Imaginée par le génial écrivain Robert Louis Stevenson, l'histoire est entrée dans la légende et a engendré plusieurs incarnations, tant au petit qu'au grand écran. Si Mary Reilly est l'une d'elles, un postulat inédit confère à cette ¶uvre attachante une singularité certaine.
Née sous la plume de la romancière américaine Valerie Martin, Mary Reilly est une servante effacée et attentive. Ne reculant pas devant la sale besogne, la jeune fille issue des bas-fonds londoniens a trouvé, dans la maison du brillant docteur Henry Jekyll, un environnement confortable et, surtout, rassurant. Jusqu'au jour où s'immisce dans la quiétude des lieux un certain Edward Hyde, un mystérieux ami du bon docteur. Ce dernier semble d'ailleurs de plus en plus tourmenté à mesure que se rapprochent les visites du premier. Diligente et dévouée, Mary observe, comprend, mais ne souffle mot. Jusqu'à ce que survienne l'irréparable.
Avant d'être un projet destiné à prouver (une fois de plus) les talents d'actrice de Julia Roberts, Mary Reilly se voulait un film réunion pour les principaux artisans du formidable Dangerous Liaisons : le cinéaste Stephen Frears (The Queen), le dramaturge et scénariste Christopher Hampton (Atonement), le directeur de la photographie Philippe Rousselot (La Reine Margot), le chef décorateur Stuart Craig (tous les Harry Potter), le compositeur George Fenton (The Company of Wolves) et, bien sûr, John Malkovitch, qui se passe de présentations.
Boudé lors de sa sortie, Mary Reilly s'avère pourtant un envoûtant drame gothique écrit, photographié et mis en scène avec flair et raffinement. Quelques touches grand-guignol rappellent judicieusement l'époque dépeinte: la scène de l'anguille et la tenancière trop fardée (brièvement incarnée par Glenn Close, elle aussi des Liaisons...), notamment. Mais c'est surtout l'atmosphère de romantisme noir, délétère, qui se dégage de l'¶uvre qui en fait toute la réussite. À découvrir.
Née sous la plume de la romancière américaine Valerie Martin, Mary Reilly est une servante effacée et attentive. Ne reculant pas devant la sale besogne, la jeune fille issue des bas-fonds londoniens a trouvé, dans la maison du brillant docteur Henry Jekyll, un environnement confortable et, surtout, rassurant. Jusqu'au jour où s'immisce dans la quiétude des lieux un certain Edward Hyde, un mystérieux ami du bon docteur. Ce dernier semble d'ailleurs de plus en plus tourmenté à mesure que se rapprochent les visites du premier. Diligente et dévouée, Mary observe, comprend, mais ne souffle mot. Jusqu'à ce que survienne l'irréparable.
Avant d'être un projet destiné à prouver (une fois de plus) les talents d'actrice de Julia Roberts, Mary Reilly se voulait un film réunion pour les principaux artisans du formidable Dangerous Liaisons : le cinéaste Stephen Frears (The Queen), le dramaturge et scénariste Christopher Hampton (Atonement), le directeur de la photographie Philippe Rousselot (La Reine Margot), le chef décorateur Stuart Craig (tous les Harry Potter), le compositeur George Fenton (The Company of Wolves) et, bien sûr, John Malkovitch, qui se passe de présentations.
Boudé lors de sa sortie, Mary Reilly s'avère pourtant un envoûtant drame gothique écrit, photographié et mis en scène avec flair et raffinement. Quelques touches grand-guignol rappellent judicieusement l'époque dépeinte: la scène de l'anguille et la tenancière trop fardée (brièvement incarnée par Glenn Close, elle aussi des Liaisons...), notamment. Mais c'est surtout l'atmosphère de romantisme noir, délétère, qui se dégage de l'¶uvre qui en fait toute la réussite. À découvrir.
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