Festival du nouveau cinéma - Sur la terre des zombies
Le cinéaste d'horreur George A. Romero est honoré cette année
Photo : Festival du nouveau cinéma
Le maître de l’épouvante, George A. Romero, en macabre compagnie.
Le Festival du nouveau cinéma rendait hommage en fin de semaine au grand cinéaste d'horreur, George A. Romero. Il accompagnait son nouveau film: Survival of the Dead, fourmillant de zombies, une fois encore...
Le maître de l'épouvante se disait ravi de l'accueil que le public montréalais lui a réservé, pour sa projection et son hommage. L'Impérial était plein, avec beaucoup de jeunes au poste, presque la clientèle de Fantasia, mais des têtes grises et blanches aussi. Après tout, George A. Romero a frappé les esprits de plusieurs générations. En 1968, avec 10 000 $ et des copains déguisés en zombies, il créait en noir et blanc le premier film de morts-vivants. The Night of the Living Dead, oeuvre cultissime, demeure la toile de fond cinématographique de bien des partys d'Halloween. Lui qui, dix ans plus tard, remettait le couvert avec Dawn of the Dead, autre mégasuccès international, en est à son cinquième film peuplé d'êtres vampiriques sortis du tombeau.
Pour The Night of the Living Dead, par étourderie de jeunesse et faute d'avoir prévu son propre succès — le titre était déjà utilisé ailleurs —, Romero avait perdu tous ses droits sur les recettes vidéo et DVD. « Toutes les semaines, il joue quelque part sans que j'en tire un sou. Mais Dawn of The Dead fut réalisé dans de meilleures conditions. Aujourd'hui, seules les considérations économiques jouent pour faire un film, et la liberté se gagne sur de petits plateaux. »
« Je ne fais pas de films sur les zombies, mais sur la manière dont les gens transigent avec leurs problèmes, précise-t-il, en abordant des thèmes différents d'une fois à l'autre. Survival of the Dead explore celui de la colère qui tue les gens. »
Sorte de western d'horreur, ce film est situé dans une île où les membres d'une milice, en quête de refuge, retrouvent les féroces morts-vivants, qu'ils anéantissent comme des mouches. L'île étant par ailleurs le siège de deux bandes rivales, le sang gicle dans toutes les directions, morts et vivants à l'unisson.
De triomphes en échecs, de productions hollywoodiennes en films à petits budgets, Romero est toujours revenu, entre thrillers de plusieurs genres, à ses films de zombies, longtemps aux côtés du génial maquilleur Tom Savini.
Durant des décennies installé en Pennsylvanie, patrie de tournage de ses morts-vivants, Romero vit désormais à Toronto, où il a trouvé l'âme soeur. Survival of the Dead, petite production, fut tourné en Ontario. « Mais entre mes premiers morts-vivants et aujourd'hui, il y a eu bien sûr l'avènement des nouvelles technologies. Ça facilite tellement la tâche. Mes trois derniers films ont été tournés avec une caméra numérique. Ce sont surtout les effets spéciaux qui y gagnent. Les yeux peuvent sortir de leurs orbites, les têtes en feu exploser aisément. Les gens n'imaginent pas à quel point ces détails réclamaient de soins auparavant. On pouvait y mettre des heures. Sur ordinateur, c'est précis, rapide. »
Travailler avec les grands studios, il en est revenu. « Avec eux, je n'ai jamais eu accès au montage final [final cut]. Mes films m'échappaient. Mieux vaut pour moi une production indépendante dont je contrôle les arcanes. »
Amateur de films fantastiques, le pionnier? Il confesse en voir peu qui traitent les créatures imaginaires comme des métaphores. « Bien entendu Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan) y parvient avec génie, mais il demeure un cas d'exception. »
George A. Romero, qui dans le passé adapta Edgar Allan Poe tout autant que Stephen King, estime qu'il a donné par ailleurs dans le champ du zombie et regarde dans une autre direction. « Mon prochain sera un film de genre, c'est ce que j'aime faire, mais on doit prendre des décisions, des réorientations dans la vie. J'en suis là. »
Le maître de l'épouvante se disait ravi de l'accueil que le public montréalais lui a réservé, pour sa projection et son hommage. L'Impérial était plein, avec beaucoup de jeunes au poste, presque la clientèle de Fantasia, mais des têtes grises et blanches aussi. Après tout, George A. Romero a frappé les esprits de plusieurs générations. En 1968, avec 10 000 $ et des copains déguisés en zombies, il créait en noir et blanc le premier film de morts-vivants. The Night of the Living Dead, oeuvre cultissime, demeure la toile de fond cinématographique de bien des partys d'Halloween. Lui qui, dix ans plus tard, remettait le couvert avec Dawn of the Dead, autre mégasuccès international, en est à son cinquième film peuplé d'êtres vampiriques sortis du tombeau.
Pour The Night of the Living Dead, par étourderie de jeunesse et faute d'avoir prévu son propre succès — le titre était déjà utilisé ailleurs —, Romero avait perdu tous ses droits sur les recettes vidéo et DVD. « Toutes les semaines, il joue quelque part sans que j'en tire un sou. Mais Dawn of The Dead fut réalisé dans de meilleures conditions. Aujourd'hui, seules les considérations économiques jouent pour faire un film, et la liberté se gagne sur de petits plateaux. »
« Je ne fais pas de films sur les zombies, mais sur la manière dont les gens transigent avec leurs problèmes, précise-t-il, en abordant des thèmes différents d'une fois à l'autre. Survival of the Dead explore celui de la colère qui tue les gens. »
Sorte de western d'horreur, ce film est situé dans une île où les membres d'une milice, en quête de refuge, retrouvent les féroces morts-vivants, qu'ils anéantissent comme des mouches. L'île étant par ailleurs le siège de deux bandes rivales, le sang gicle dans toutes les directions, morts et vivants à l'unisson.
De triomphes en échecs, de productions hollywoodiennes en films à petits budgets, Romero est toujours revenu, entre thrillers de plusieurs genres, à ses films de zombies, longtemps aux côtés du génial maquilleur Tom Savini.
Durant des décennies installé en Pennsylvanie, patrie de tournage de ses morts-vivants, Romero vit désormais à Toronto, où il a trouvé l'âme soeur. Survival of the Dead, petite production, fut tourné en Ontario. « Mais entre mes premiers morts-vivants et aujourd'hui, il y a eu bien sûr l'avènement des nouvelles technologies. Ça facilite tellement la tâche. Mes trois derniers films ont été tournés avec une caméra numérique. Ce sont surtout les effets spéciaux qui y gagnent. Les yeux peuvent sortir de leurs orbites, les têtes en feu exploser aisément. Les gens n'imaginent pas à quel point ces détails réclamaient de soins auparavant. On pouvait y mettre des heures. Sur ordinateur, c'est précis, rapide. »
Travailler avec les grands studios, il en est revenu. « Avec eux, je n'ai jamais eu accès au montage final [final cut]. Mes films m'échappaient. Mieux vaut pour moi une production indépendante dont je contrôle les arcanes. »
Amateur de films fantastiques, le pionnier? Il confesse en voir peu qui traitent les créatures imaginaires comme des métaphores. « Bien entendu Guillermo del Toro (Le Labyrinthe de Pan) y parvient avec génie, mais il demeure un cas d'exception. »
George A. Romero, qui dans le passé adapta Edgar Allan Poe tout autant que Stephen King, estime qu'il a donné par ailleurs dans le champ du zombie et regarde dans une autre direction. « Mon prochain sera un film de genre, c'est ce que j'aime faire, mais on doit prendre des décisions, des réorientations dans la vie. J'en suis là. »
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