Cinéma - Un tiercé de Bayards pour J'ai tué ma mère au Festival de Namur
Le film du jeune Xavier Dolan, J'ai tué ma mère, a récolté hier trois prix prestigieux au 24e Festival du film francophone de Namur, en Belgique. À lui, le Bayard d'or du meilleur film, mais également celui de la meilleure comédienne à Anne Dorval, son interprète principale, tous deux octroyés par jury officiel. Poursuivant sur la même lancée, le membre du jury Émile Cantillon lui a remis le Bayard d'or de la meilleure première oeuvre.
Le comédien Niels Schneider était sur place pour recueillir tous ces trophées. Il a lu un texte du jeune cinéaste, fort honoré: « Il y a entre le cinéma belge et le cinéma québécois des filiations évidentes, déclarait Xavier Dolan. Un cinéma unique, issu d'une intimité collective, assujetti à un marché parfois ingrat, un cinéma qui assume la singularité de son pays et qui abat les frontières par son intimité. »
Anne Dorval tenait pour sa part à exprimer toute sa reconnaissance: « Je ne sais si je mérite vraiment ce prix. Ce dont je me flatte cependant, c'est d'avoir fait confiance à un tout jeune homme qui m'était totalement inconnu, il y a quatre ans. Il avait 16 ans à l'époque. Il passait ses journées, ses nuits à observer et à décortiquer l'âme de ses semblables. C'est par amour pour son scénario que j'ai accepté le rôle de Chantale. »
Rappelons que le film est le choix du Canada pour la course à l'Oscar dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.
Les Québécois ont eu la part du lion à Namur, puisque le brillant Polytechnique de Denis Villeneuve, également en compétition, a valu à Pierre Gill le laurier de la meilleure photographie. Quant au jury officiel des courts métrages, il a offert son prix du jury au très sensible La Vie commence d'Émile Proulx-Cloutier, profil de deux frères réunis par l'épreuve.
Le comédien Niels Schneider était sur place pour recueillir tous ces trophées. Il a lu un texte du jeune cinéaste, fort honoré: « Il y a entre le cinéma belge et le cinéma québécois des filiations évidentes, déclarait Xavier Dolan. Un cinéma unique, issu d'une intimité collective, assujetti à un marché parfois ingrat, un cinéma qui assume la singularité de son pays et qui abat les frontières par son intimité. »
Anne Dorval tenait pour sa part à exprimer toute sa reconnaissance: « Je ne sais si je mérite vraiment ce prix. Ce dont je me flatte cependant, c'est d'avoir fait confiance à un tout jeune homme qui m'était totalement inconnu, il y a quatre ans. Il avait 16 ans à l'époque. Il passait ses journées, ses nuits à observer et à décortiquer l'âme de ses semblables. C'est par amour pour son scénario que j'ai accepté le rôle de Chantale. »
Rappelons que le film est le choix du Canada pour la course à l'Oscar dans la catégorie meilleur film en langue étrangère.
Les Québécois ont eu la part du lion à Namur, puisque le brillant Polytechnique de Denis Villeneuve, également en compétition, a valu à Pierre Gill le laurier de la meilleure photographie. Quant au jury officiel des courts métrages, il a offert son prix du jury au très sensible La Vie commence d'Émile Proulx-Cloutier, profil de deux frères réunis par l'épreuve.
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