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    Un week-end au Festival du nouveau cinéma

    9 octobre 2009 |Odile Tremblay | Cinéma
    Entre l'hommage au grand cinéaste de films d'horreur George A. Romero et le lancement montréalais du violent et magnifique Antichrist de Lars von Trier, les prochains jours seront agités au 38e Festival du nouveau cinéma. Des comédies sont au menu, comme Les Beaux Gosses de Riad Satouf et Le Roi de l'évasion d'Alain Giraudie.

    Une curiosité: D/s, de Jacques Richard et Maîtresse Léïa, documentaire qui nous entraîne dans l'univers des sadomasos, avec témoignages, comme celui de l'étonnante et très kitsch Maîtresse Amazone, qui commente ses orientations. Une soirée au Donjon avec dominatrices et soumis se révèle gratinée et instructive. En fait, on apprend beaucoup sur les rapports de soumission sexuelle, sans toujours saisir le siège de ces plaisirs sanglants. Autant consulter les experts...

    Et puisqu'il est question de cruauté, celle-ci n'est jamais si bien servie qu'en Autriche, où les maîtres cinéastes comme Haneke et Seidl ont tracé la voie. Pemier long métrage de Ludwig Wüst, Koma explore les mêmes eaux; entre hyperréalisme, fantasmes sexuels, perversité du quotidien et du rêve, le personnage masculin, assez sinistre, se cherche à travers des femmes qui ne peuvent pas toujours combler son gouffre. Son voyage intérieur secoue et dérange.

    À voir: Double Take, du Belge Johan Grimonprez. Pour le vertige de la forme posée sur le mythe du cinéaste de Vertigo. Alfred Hitchcock, son sosie qui lui servit de double, son oeuvre, sa position dans l'histoire et dans l'espace. On suit le labyrinthe, on s'égare, on se retrouve. Le fil narratif part dans tous les sens, ratisse les images d'archives, et c'est jouissif. Voilà!












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