Cinéma - Ode à l'excès
Les films d'Otar Iosseliani ont quelque chose qui ravit le coeur: un doigté, un regard, un humour, une solidarité mise à mal par la solitude, la grâce des chants polyphoniques qui surgissent au détour d'un dîner arrosé. Le cinéaste géorgien (qui habite en France) est un romantique inconsolable et pudique. Lundi matin, le dernier long métrage du réalisateur d'Adieu, plancher des vaches et de La Chasse aux papillons, constitue une merveilleuse initiation à son univers de signes, de bruissements, de chants, de tendresse et de poésie, de longs plans-séquences qui vont au bout de leur quête intérieure.
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