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La Grande Noirceur qu'on n'avait pas vue venir...

Odile Tremblay   28 mars 2009  Cinéma
Le ministre fédéral du Patrimoine, James Moore
Photo : Agence Reuters
Le ministre fédéral du Patrimoine, James Moore
On observe la terrible saignée à Radio-Canada avec une sensation de vertige. Car, par-delà les postes abolis et les tragiques conséquences sur la programmation, dans les régions, entre autres, si mal desservies, un contexte se profile derrière: la crise économique, avec son effet domino, vrai couperet culturel. Aussi la mutation des médias, alors que les nouvelles plateformes, Internet en gloire, sont appelées à modifier la structure même de l'information. Et ce très vite, sans analyse en amont. Demain, la télé se jouera essentiellement à la carte et les centres rassembleurs d'un réseau généraliste disparaîtront pour faire place à une fragmentation d'émissions et de nouvelles, avec de moins en moins de balises pour valider le fonds informatif.

Ajoutez les funestes orientations politiques du gouvernement conservateur, aveugle et sourd, ivre de formules à succès, qui sacrifie le contenu au profit du spectacle. Et sans doute Harper et Moore, son homme de main, carburent-ils à la vengeance en contribuant à affaiblir les réseaux d'État, tant la CBC que la SRC, toutes deux anti-Tories.

Dans un paysage en pareille mutation, il aurait fallu des leaders éclairés pour évaluer les conséquences de ces tremblements de terre en série, histoire de planifier l'avenir. Alors qu'à Ottawa, ces pantins sans culture dansent devant un gouffre, sans se préoccuper d'y entraîner leur peuple. On en vient à regretter sérieusement que le Québec n'ait pas fait l'indépendance au moment opportun — car en temps de crise économique, oubliez ça! Jamais le fédéral n'aura nui à ce point à nos besoins profonds, essentiels, comme société, en un temps de crise de valeurs, qui commandait un retour à la rigueur.

Jamais nous n'aurons autant éprouvé la honte (doublée d'une vraie terreur) d'être encore Canadiens.

Un cinéma à la croisée des chemins

Bon! Dimanche, place à la Soirée des Jutra. Le milieu du cinéma québécois vient festoyer, malgré les ratés du système des mises en nomination. Doit-on pour autant se péter les bretelles avec notre septième art? Oui et non. Ces trois dernières années, après des crus fastes, le public fut de moins en moins présent devant le grand écran des films maison. Et le paysage global envoie des signaux contradictoires.

Bien représentés ou pas aux Jutra cette année, des films comme Tout est parfait d'Yves-Christian Fournier et Ce qu'il faut pour vivre de Benoît Pilon honorent le cru 2008. Cette année, Polytechnique de Denis Villeneuve nous éblouissait par la qualité de sa réalisation. Ce qui n'empêche pas le septième art québécois d'osciller entre deux chaises. Peu de nos films peuvent s'exporter, faute de transcender leur réalité nationale.

Reste à reculer pour mieux voir...

L'autre soir, j'ai revu avec bonheur La Vie heureuse de Léopold Z de Gilles Carle, tiré du nouveau coffret hommage aux cinq films (voir autre texte en page E 9). Un bijou captant la modernité montante de 1965. Oh! le jeu de Guy L'Écuyer, la poésie et l'humour des scènes! Et je songeais aux conditions de tournage du film. À l'ONF, Carle avait détourné un projet de documentaire sur le déneigement pour le transformer en fiction. La création libre se frayait un chemin au milieu des obstacles.

Les grands films québécois des décennies suivantes, issus du giron documentaire de l'ONF, ont profité des nouvelles technologies de l'époque: caméra souple, pellicule soudain plus sensible, son intégré, pour enfanter le cinéma direct et sa bouffée d'air frais. Mais que de grands créateurs à leur barre!

Lors de la Révolution tranquille, un vent de libération soufflait sur le Québec. Les cinéastes possédaient une solide culture générale, arme essentielle de création. Tous poussaient à la même roue, en réinventant des lendemains qui chantent. Oui, ça déchante désormais. Mais un regard sur le cinéma québécois d'aujourd'hui montre une nouvelle révolution en cours. Par ici les caméras numériques qui réduisent les coûts de production! Ces oeuvres commencent tout juste à donner de bons fruits.

Le cinéma québécois, avec ses grands et ses mauvais coups, a du mal à trouver son identité. D'un côté, les institutions — surtout Téléfilm, moins audacieuse que la SODEC, et ça ira en empirant — vénèrent le veau d'or et épaulent d'abord les productions commerciales. De l'autre, un manque de bons scénaristes empêche bien des oeuvres indépendantes de trouver leur souffle. Dans notre société individualiste, l'effort collectif n'a plus cours, la culture de fond des cinéastes manque trop souvent à l'appel, et les bons films, isolés dans leur niche, demeurent le résultat de démarches individuelles.

D'excellents techniciens, on en a, et comment! Suffit de s'asseoir devant Grande Ourse de Patrice Sauvé pour s'incliner devant la qualité des effets spéciaux. Reste à trouver de meilleurs scénarios pour les porter...

Prenez les films tournés en HD à petit budget. «Cinq ou six d'entre eux par année héritent d'une sortie commerciale, explique Simon Beaudry de Cinéac, et en général sur un seul écran. Ces films ont souvent un intérêt expérimental, une caméra intéressante, mais devraient apprendre à mieux raconter une histoire pour séduire le public, créer l'événement, imposer le genre.» Vrai!

Quoique... Ces nouvelles technologies engendrent aussi des petits miracles. À l'ouest de Pluton, par exemple, au regard de jeunesse et de poésie, aurait été impossible à produire au coût de la pellicule. D'autres oeuvres à trois sous, vraiment méritoires, furent ici sabotées par une distribution famélique. Trois pelés et un tondu ont vu le remarquable Papa à la chasse aux lagopèdes de Robert Morin, diffusé par la petite porte. Misère! Il y a des stratégies de mise en marché qui se perdent...

Sauf que le vent commence à tourner pour les films en numérique. Je me souviens d'André Forcier, réalisé avec une caméra HD dans des conditions impossibles, forçait le mois dernier l'admiration et trouvait son public. C'était du Forcier, remarquez...

Sans doute le vrai renouveau du cinéma québécois — pour autant qu'un noyau substantiel de solides scénaristes s'impose — se fera-t-il de façon quasi artisanale, pour d'évidentes raisons économiques, en ces temps de récession. Afin de réagir aussi contre les visées commerciales d'Ottawa. Même chant qu'hier, en somme, dans cette nouvelle Grande Noirceur qu'on n'avait pas vue venir. Or la voici, pourtant!

***

otremblay@ledevoir.com
 
 
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  • Jean-François Couture
    Inscrit
    samedi 28 mars 2009 07h51
    Ça s'appelle un génocide culturelle alors que 10 milliards s'en vont en Afghanistan !
    "Vous etes pas tannés de mourrir bandes de caves ?"

    Perpétué par la pire bande d'obscurantistes de l'histoire du Canada...

    "L'avenir appartient aux imbéciles organisés. Ceux-ci l'emporteront toujours sur les intelligences inorganisées." - Alexandre Sanguinetti

    Le Blue Print est ici chers journalistes... http://ww2.quebec101.org:81/images/stories/diagram

    Faites votre job gang d'incompétents / collabos / inconscients /couillons / naufrageurs / fossoyeurs...

    Voue êtes collectivement une honte à votre profession !

    "A cynical, mercenary, demagogic press will produce in time a people as base as itself" - Joseph Pulitzer!

    "Les médias sont les créateurs de l'opinion publique, qu'ils constituent l'environnement dont la pression déclenche la combativité, la soumission ou le silence.! - Elisabeth Noëlle-Neumann

    Honte à tous !

    "Les peuples ne disparaissent pas parce qu'ils sont vaincus ou conquis, mais parce qu'ils se suicident." - Albert Brie

    "La droite : là est ancrée une impressionnante armada d'esprits étroits, d'idées poussiéreuses, de réflexes conditionnés, de réflexions figées, de pensées rétrogrades, d'insondable bêtise, d'ignorance crasse, d'intelligences sclérosées, d'imaginations absentes, de regards obscurcis par les oeillères de l'obscurantisme." - Jean-François Kahn

  • Michel Simard
    Abonné
    samedi 28 mars 2009 08h24
    Oui, une société rétrogradiste
    Oui, le gouvernement réformiste-conservateur est bien mesquin et veut nous ramener au XIXe siècle de la bigoterie. Oui, notre société est devenue hyper individualiste et surconsommatrice de produits inutiles et vides, et ne sait reconnaître une véritable création. Mais le premier est le résultat du second. Et notre système d'éducation mené par une bande d' "experts" en éducation nous y mêne allègrement. Les Québécois francophones n'ont aucune référence historique, culturelle, ni aucune fierté nationale, nous rappelle Michel David. C'est pour cela aussi qu'ils ont élu un conservateur-libeural frisé incapable de faire contrepoids à l'oeuvre de destruction massive de notre société que mène Harpeur le mesquin.

    Si la tendance se maintient, dans 5 ans, nous serons rendus dans le temps de l'Inquisition.

  • Jean-Paul Le Bourhis
    Abonné
    samedi 28 mars 2009 09h21
    je suis un chien qui ronge l'os (voir la légende du chien d'or)
    Bravo pour la poétique et vibrante analyse. Le discours est juste, le propos bien senti. Un vent de révolte souffle devant l'ineptie, un vent debout (et non arrière, ce qui rend l'avancée plus difficile, remarquez) pour contrer les effets oppressants de la tiède inertie. Les temps sont durs au pays de l'amère patrie!

    Cependant, le mythe du manque de scénaristes de talent me fait franchement sourire. Voilà trente ans que je l'entends. Je n'y crois pas. Ce qu'on manque, c'est d'oreilles un tantinet musicales pour entendre les « tounes » sous-jacentes aux récits. Ce qu'on manque, c'est de paires d'yeux pour métamorphoser en ombres et en lumière les mots couchés sur le papier (nombre de producteurs bien en vue détestent lire, soit dit en passant). Ce qu'on manque c'est de véritable audace chez les costumés du MMMilieu qui ont appris les codes incrustés sur les tables des plans d'action institutionnels et ne voudraient surtout pas être regardé par les irritables Cerbères de l'ordre établi comme des empêcheurs de téléfilmer en rond. De toute façon, cela ne risque pas de leur arriver. « They have a dream » : ils rêvent d'enveloppes à la performance. Et après eux, le déluge !...

    Et puis pendant que les acteurs deviennent scénaristes-réalisateurs, souvent après avoir massacré les textes qui leur étaient confiés par des « mises en bouche » intempestives autant que râpeuses et réductrices, les scénaristes seuls dans leur coin, loin des projecteurs de la gloriole tous braqués sur la si tant talentueuse Fabienne, rongent leur frein... où tournent la page.

  • Jacques Lafond
    Abonné
    samedi 28 mars 2009 09h21
    L'ethnocide continue de plus belle
    Au Québec, il est quand même paradoxal que le seul élément important restant à saveur nationalisme était Radio Canada.

    Dans la foulée des commandites et de cet ethnocide de la nation québécoise, il était tout a fait prévisible qu'Ottawa, un jour, allait couper les vives à une radio et télévision pro québécoise.

    Ce jour est arrivé.

    Il ne reste maintenant à toute fin pratique plus rien d'important prônant la culture et le nationalisme québécois.

    C'est la fin de la nation.

    God Bless Canada


  • Abonné
    samedi 28 mars 2009 10h09
    Radio-Canada, c'est NOUS !!
    Pour le capitalisme genre DROITE CONservHarpérienne, la culture est un produit de consommation de luxe tel que les peintures à prix exorbitant, concerts symphoniques, opéras et revues musicales à $200-300 par siège, chics vêtements et parfums, bons alcools et fine cuisine pour les riches, etc., les gens du peuple ne méritant que la musique Western jusque dans les églises évangélistes, les produits infectes d'Hollywood au cinéma, à la télé , sur Internet et, de la restauration rapide arrosée de bière, surtout pas de SOCIÉTÉ, que des CONsommateurs inconscients et incultes, EN CHAR à brûler du pétrole.

    Vive la liberté, Vive la culture Québécoise, Vive l'objectif de la souveraineté !!!

  • Jeanne du Lys
    Inscrite
    samedi 28 mars 2009 11h17
    C'est assez !!!
    Charest et la Caisse de dépôt sont d'une incompétence crasse. Ils ne semblent pas apte à occuper les fontions qu'ils occupent. Alors voici quelques suggestions pour les intérêts du peuple et non de leur p'tits amis.

    Je n'en reviens tout simplement pas d'apprendre(j'étais moins politisé à l'époque...)qu'ils n'avaient pas acheter la papeterie Abitibi et qu'ils ont plutôt financé Bowater pour l'acquérir.

    Même chose avec Gillett en 2001 !

    Acte deux, à qui vont-ils donner notre argent cette fois ?

    Pour ceux qui aimeraient aussi faire pression sur Charest.

    Faut arrêter d'être maso, se défendre, se plaindre, exprimer notre insatisfaction.

    Agir, frapper aussi souvent que possible, ils vont peut-être commencer à sortir de leur bulle...

    Je me souviens : http://www.youtube.com/watch?v=L6BZFz4wh5g&fea

    Ne laissons pas notre magnifique culture française, celle de la lumière et de la liberté, mourrir.

    Par respect pour nos ancêtres on n'a pas le droit de faire ça.

    Pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/cest-assez-4081.

    Sylvie R. Tremblay
    Chef, Parti Jeanne du Lys
    Souveraineté Autonomiste

  • Frèd'Rec Morin
    Inscrit
    samedi 28 mars 2009 11h44
    Merci!
    Vivement et rapidement l'indépendance du Québec!

  • Philippe Allard
    Inscrit
    samedi 28 mars 2009 13h15
    Le problème n'est pas le fédéral. Le problème, ce sont les Conservateurs
    Madame Tremblay,

    Je comprends et partage votre colère face à ces coupures et votre crainte face à l'avenir de la culture au pays, mais voir dans le régime fédéral canadien, plutôt que dans le parti conservateur, la source du mal enlève de la crédibilité à vos propos.

    Que ceux qui ont réellement à coeur l'avenir de la culture, plutôt que de voter pour le Bloc aux prochaines élections fédérales, votent pour un parti qui pourra exercer une influence positive réelle sur les politiques culturelles. Parce que des conserveteurs qui méprisent la culture ou y sont indifférent, il y en a plein au Québec, comme dans toutes les sociétés, et après la séparation dont vous rêvez tant, ceux-ci chercheraient à exercer le pouvoir et à faire valoir leur vision du nouveau pays. Le fait qu'il s'agirait alors de conservateurs francophones ne devrait pas être matière à réconfort. Du moins, pas pour moi.

    Le problème est le gouvernement conservateur en place, et celui-ci a pu être élu grâce à la présence du Bloc. La prochaine fois, qui ne saurait tarder, il faudra faire le choix entre l'illusion d'une indépendance lointaine et hypothétique (et alors voter pour le Bloc si on pense que ça peut y mener) ou bien le renforcement de la culture à travers les institutions canadiennes (et alors on vote pour le parti politique fédéraliste qui offre la meilleure plate-forme culturelle). C'est vraiment aussi simple que cela.

    Prioriser la culture plutôt que l'indépendance, voilà ce qu'il faut faire.

    Philippe Allard
    Montréal

  • Michelle Bergeron
    Abonné
    samedi 28 mars 2009 13h37
    CRTC et Corus collabore au silence du Québec la nuit
    Pendant que l'on se dirige vers du journalisme citoyen, Corus met un terme à la dernière tribune de nuit. Probablement le dernier cadeau des libéraux pour le Québec avec l'aide du CRTC. Et Oui Monsieur Fabi et Pelletier qui agrémentaient nos nuits pour les travailleurs de nuit ou les gens insomniaque comme les personnes âgées ou simplement les gens assoiffés d'être mieux informer écoutaient cette tribune qui fut très instructive à certain moment. Que vous soyez dans l'auto, au lit ou au travail tous étaient à l'écoute de la tribune de nuit. Le seul endroit où les opinions étaient celle de citoyen plutôt que par des vedettes mais souvent ces gens étaient très informer sur des sujets d'actualité. Les féréralistes et surout libéraux seront presque les seuls à s'exprimer sur les trois chaînes de Corus parce que la nuit sera des reprises de Arcand, Maréchal Lapierre etc. On passe sous silence, le silence du Québec la nuit. La liberté d'expression pour le Québec vient de descendre au plus bas. Michelle le

  • Roland Berger
    Abonné
    samedi 28 mars 2009 16h47
    Plus fondamentalement
    Plus fondamentalement, les crises financières servent toujours d'alibi à tous ceux et celles qui veulent écraser tout ce qui les remet en question. Dans cette logique, l'art et la culture constituent leurs premières cibles. Les sanglots dans la voix ne sont que du théâtre.
    Roland Berger
    St-Thomas, Ontario

  • Jean-François Couture
    Inscrit
    dimanche 29 mars 2009 21h14
    Pour clore cette enfilade... La conspiration du silence : Nous sommes terrorisés !
    Tout le monde a une hypothèque à payer, il faut le courage de changer les choses que l'on peut changer, la sérénité d'accepter celles que l'on ne peut pas changer, et la sagesse de distinguer entre les deux et patati et patata la rationalisation judéo-chrétienne de l'échec...

    La vérité est tout autre : Nous sommes terrorisés !

    « Il n'y a pas d'élégance à être un bon perdant quand l'enjeu perdu est la liberté. » - John Hay Whitney

    Le statut-quo au Québec, c'est la nébuleuse de Jean Charest qui tourne plein régime pour 5 ans. La hache dans les outils que les Québécois se sont donnés au profit de la nébuleuse. ce qui est bon pour Jean Charest, Steven Harper et Gna-gnaChef est mauvais pour le Québec. On brade nos avoirs pour financer le casino des néo-cons libéraux comme pour la Caisse de Dépôt.

    ON PRIVATISE LES PROFITS ET SOCIALISE LES PERTES !

    Regardez encore le diagramme...
    http://ww2.quebec101.org:81/images/stories/diagram

    Le silence médiatique, la mort du journalisme et du 4ième pouvoir ne sont que des allégories de la prise du pouvoir des institutions civiles et de l'appareil gouvernemental par les corporations. Au Québec (Power) au Canada et USA (les pétrolières et le complexe militaro-industriel)

    « Les puissants se servent des institutions mêmes qui établissent la liberté de principe pour faire régner l'inégalité de fait dans le cadre de la loi. » - Jean Jaurès

    « Les peuples corrompus préfèrent le bien-être de l'esclavage aux rudes efforts de la liberté. » - John Milton

    L'indépendance, c'est le saut que doit faire le Québec hors de la "survivance" pour entrer dans l'existence normale...Sinon, ce qui nous attend, c'est l'extinction graduelle, avec tous les soubresauts de violence anarchique qui accompagnent l'agonie insensée d'un organisme bâti pour vivre. -René Lévesque

    Puisse mon exécution et celle de mes compagnons d'échafaud vous être utiles... Vive la liberté ! Vive l'indépendance ! - Chevalier de Lorimier

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