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Polytechnique au cinéma - Explorer nos parts d'ombre

Odile Tremblay   31 janvier 2009  Cinéma
Karine Vanasse dans Polytechnique
Karine Vanasse dans Polytechnique
Denis Villeneuve n'en démord pas: «C'est un faux débat qui entoure la sortie de Polytechnique. Ce film-là aurait pu être fait un an après les faits, car il n'est jamais trop tôt pour explorer les parts d'ombre.» Sa fiction en noir et blanc inspirée de la tragédie sort vendredi dans nos salles, plus fine et plus respectueuse que ce à quoi on s'attendait.

Un film court. Sanglant, aussi. «Mais j'ai sacrifié énormément de scènes de violence, assure le cinéaste, pour ne conserver que le nécessaire. Les gens qui ont vécu le drame vont constater que certains plans sont douloureusement véridiques, et je comprends que tous n'aient pas envie de s'y retrouver. D'autres y apprendront quelque chose. Chose certaine, je l'ai fait avec un immense respect.»

La comédienne Karine Vanasse est à l'origine du projet du film commémoratif. Trop petite au moment du massacre, mais ayant eu l'impression d'avoir grandi avec ses répercussions, c'est à 16 ans qu'elle fut invitée à lire un texte lié à l'événement, lors de la 12e commémoration du 9 décembre. «J'ai vu le deuil de familles, la portée de la tragédie, explique Karine. J'ai assisté au débat d'idées qu'elle suscitait, en éprouvant l'envie de revenir là-dessus, dans une volonté d'apaisement.» Ce long métrage allait être un hommage aux victimes et une invitation au souvenir, elle se l'est juré.

Le projet fut annoncé il y a quatre ans, avec tollé de protestations. «On nous disait: "Vous allez réveiller quelque chose dont les gens n'ont pas envie d'entendre parler"», se souvient Karine. Mais elle a tenu bon et approché Denis Villeneuve, cinéaste de Maelström, dont elle appréciait la sensibilité.

Denis Villeneuve s'était éloigné du milieu cinématographique depuis 2000, s'accordant un temps de réflexion pour parfaire sa culture et miser sur l'introspection. Il avait envie d'enraciner ses oeuvres dans sa société, refusait de tourner pour tourner et prenait alors son temps avant de plonger.

«Quand Karine m'a approché, je ne pouvais passer à côté du projet, dit-il aujourd'hui. Je veux exprimer quelque chose. Ce film me permettait de dédouaner le sentiment d'impuissance de plusieurs gars de Polytechnique, de mettre en relief l'aliénation de celle qui s'est élevée contre le féminisme devant le tueur, sans pouvoir vraiment s'en désengager. La situation n'a pas changé aujourd'hui. Et le film aidera peut-être des jeunes filles à comprendre qu'elles doivent demeurer vigilantes, ne pas tenir l'égalité pour acquise. Les hommes, de leur côté, éprouvent une dualité: ouverture, peur et colère conjuguées à l'idée de partager le pouvoir avec les femmes. Sans justifier d'aucune façon Marc Lépine, ce film peut ouvrir sur une réflexion. Fou, ce tueur? Oui, mais témoignant d'un malaise réel. En chaque homme sommeille un gars révolté de laisser sa place aux filles. Il faut sonder les parts d'ombre pour leur trouver un sens.» Le cinéaste affirme avoir fait ce film pour sa société, sans viser la tribune des festivals et des écrans étrangers.

Faire revivre en fiction le drame de Polytechnique, plaie au coeur du Québec, ne pouvait s'effectuer qu'avec l'accord des familles. La Fondation du 6 décembre et plusieurs proches des victimes furent consultés, des mers de documents compulsées. Au cours des dernières semaines, ceux qui le désiraient, tant la mère de Marc Lépine que les proches des victimes, ont eu droit à des visionnements privés. Et la réaction, en gros positive, a apaisé l'équipe. «La vraie première du film, c'était devant eux», affirme Karine Vanasse, visiblement soulagée. La jeune comédienne est productrice associée du film, et interprète un des rôles principaux.

«La Fondation du 6 décembre était fatiguée de faire le relais, en commémorant chaque année le drame, poursuit Denis Villeneuve. Ils cherchaient une autre voie au souvenir.» Étudiants, parents, ambulanciers, enseignants, le cinéaste déclare avoir rencontré beaucoup de monde, des gens généreux, qui se sont ouvert le coeur. «Plusieurs étudiants n'avaient jamais parlé en profondeur de la tragédie, ajoute Karine Vanasse. Pour elle comme pour le cinéaste, ce film est à marquer d'une pierre blanche dans leur parcours. Ils disent s'y être investis comme jamais.

Polytechnique n'a pas percé tout seul. Le projet a essuyé deux refus à Téléfilm, un à la SODEC. Villeneuve garde l'impression que Téléfilm avait peur du sujet.

Donnant la vedette à Maxim Gaudette (le tueur), à Sébastien Huberdeau en étudiant traumatisé et à Karine Vanasse dans le rôle d'une survivante, le film, scénarisé par Jacques Davidtz avec l'aide de Denis Villeneuve, techniquement très maîtrisé, se déroule en grande partie à l'école (au Collège Ahuntsic, pour plusieurs scènes). Mais Villeneuve a suivi aussi le parcours post-traumatique de deux personnages. «J'ai hésité avant de jouer dans le film, déclare Karine Vanasse, mais le personnage qu'on m'offrait était assez sobre, nullement flamboyant, et je me sentais tellement partie prenante de ce projet.»

Trente-sept jours de tournage, un volet en hiver, un autre en été, 1500 figurants en tout, des effets spéciaux, avec la neige réelle ou artificielle à gérer.

Au tournage, Denis Villeneuve eut l'impression d'avancer sur la corde raide. Il dut faire des choix: aller vers la fiction, en ouvrant une porte à l'imaginaire. Éliminer d'emblée les images que tout le monde avait vues à la télévision: ambulances, funérailles, etc. Choix aussi du noir et blanc, qui décollait l'action du réel. «On pouvait aller deux fois plus loin qu'avec la couleur. Le noir et blanc donne une distance poétique, un lyrisme stylistique. Mais il est difficile de filmer ainsi du sang sans virer au gris. Le travail sur l'image fut capital.»

Encore fallait-il convaincre le directeur photo, Pierre Gill, au départ réticent, de sauter dans ce train-là. «Il n'aime pas la violence, mais j'avais besoin de lui. Gill est un cadreur de génie, et quand vous avez 400 figurants à placer, il sait y faire.»

Dans le sillage de Godard, Villeneuve estime qu'un travelling est une affaire de morale. «Où mettre la caméra? Comment filmer un gars qui marche dans le couloir de l'école? Nous cherchions une sobriété, une simplicité. Toute considération technique, pour la musique aussi de Benoît Charest, était liée à un choix éthique. Une erreur pouvait faire balancer le film d'un bord ou de l'autre. Polytechnique a été tourné de façon très organique, avec une approche documentaire. On montait en cours de route, on enlevait des scènes. Ça a été une aventure en constante évolution, une épure.»

Villeneuve dit admirer énormément le film Elephant de l'Américain Gus Van Sant, oeuvre palmée d'or qui avait revisité le massacre de Columbine. «Aux États-Unis, ils sont plus ouverts que nous à l'exploration des parts d'ombre, mais Gus Van Sant a effectué davantage une évocation qu'une reconstitution dans son propre film. Personnellement, j'ai voulu faire comme si Elephant n'avait jamais existé.» On sent pourtant l'influence d'Elephant dans plusieurs plans, mais Villeneuve assure que c'est involontaire.

Le cinéaste, après le succès surprise de son court métrage Next Floor, primé un peu partout l'an dernier, se lance à l'assaut du tournage d'Incendies de Wajdi Mouawad, adapté de la pièce du dramaturge. Il prend en attendant le vent debout, fier de son Polytechnique, et se sentant en position de le défendre.
 
 
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  • Dominic Pageau
    Abonné
    samedi 31 janvier 2009 04h05
    En chaque homme sommeil un Lépine?
    C'est quoi ça? : "Sans justifier d'aucune façon Marc Lépine, ce film peut ouvrir sur une réflexion. Fou, ce tueur? Oui, mais témoignant d'un malaise réel. En chaque homme sommeille un gars révolté de laisser sa place aux filles. Il faut sonder les parts d'ombre pour leur trouver un sens.» Le cinéaste affirme avoir fait ce film pour sa société, sans viser la tribune des festivals et des écrans étrangers."

    Chaque homme se sent menacer par les femmes qui prennent leurs places ? C'est n'importe quoi ça. C'est comme à toutes les années, on tente de culpabiliser tous les hommes avec un crime horrible commis par un seul homme, dérangé qui plus est. On pourrait revirer ça et dire qu'il est victime d'une femme, sa mère, Monique Lépine, et que toutes les femmes en portent le fardeau., mais ça serait tout aussi propagandiste

    Pourquoi ? Et bien parce qu'après une relation fort houleuse avec un musulman violent, sa mère a placé ses enfants pour se consacrer à sa carrière. Marc Lépine se serait senti abandonné. Il est possible qu'il a associé ce délaissement au féminisme qui commençait a émerger. D'ailleurs, la liberté par le travail et la prison à la maison, ça fait parti du nouveau discours féministe qui se répand à cette époque. D'ailleurs, madame Lépine, sa mère, a adhéré au concept de la liberté sexuelle et a collectionné les amants.

    Marc a aussi été la victime, le bouc émissaire de sa soeur ainé Nadia. Il faut lire le livre Vivre, de Harold Gagné, écrit avec Monique Lépine, sa mère.

    L'histoire n'est pas simple et la récupération féministe pour culpabiliser les hommes est odieuse. La violence n'appartiens pas à un sexe.

    Le mouvement féministe s'est servi de ça pour faire sa propagande et aussi pour faire taire toute contestation, tout comme le mouvement sioniste s'est servi de l'holocauste pour faire taire toute contestation.

    Je dois avouer que j'ai rien contre une femme « qui prend sa place » par contre, je suis contre les avantages du type de la discrimination positive et je suis contre le fait qu'on dénigre les femmes qui désirent rester au foyer, car plusieurs femmes pensent que leur place c'est là. Aujourd'hui, un homme qui dit, pense et désire ça est un arriéré et un exploiteur. Et la femme qui veut ça, est une victime, une esclave, une ........

    Denis Villeneuve semble dénigrer les gars qui ne veulent pas laisser sa place aux filles. Vraiment, je ne comprend, je ne suis certes pas placé pour donner des cours de langues, du moins, de langues parlées, mais, en aucun cas je veux donner MA place à une femme, par contre elles sont libre de prendre la place qu'elles veulent, sans être avantagées par toutes sortes de moyens.

    En conclusion, je me demande ce qu'on devrait se rappeler ? Peut-être du fait que Marc Lépine n'était pas représentatif du Québécois moyen et qu'il est temps qu'on cesse de faire porter ce fardeau à tous les hommes ?

  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 31 janvier 2009 07h11
    omment on a québécisé Gamil Gharbi
    Lorsqu'on a appris que l'assassin des 14 femmes de Polytechnique s'appelait Gamil Gharbi et qu'il était d'origine algérienne, Fatima Houda Pépin, à la tête à l'époque d'un obscur "centre de défense des Maghrébins" a fait une sainte colère, soulignant qu'il était le produit de la société québécoise, donc un Québécois.
    Très rapidement on a changé son nom pour Marc Lépine! Lui, le plus grand ennemi des féministes, allait porter le nom de sa mère dans nos livres d'histoire!
    Là, on complète la révision de son histoire en le représentant par un acteur plutot "beau bonhomme", alors que Gharbi était affreusement laid et que c'était là que partait ses problèmes avec les femmes.

  • Paul-Edmond Lalancette
    Inscrit
    samedi 31 janvier 2009 10h56
    Précisions et craintes
    Lorsque Denis Villeneuve dit: « Les hommes éprouvent ouvertures, peur et colère conjuguées à l'idée de partager le pouvoir avec les femmes.» Il parle comme un politicien. Il peut savoir ce qu'il éprouve lui en tant qu'homme, mais non les autres. J'ai travaillé pendant 32 ans dans le milieu de l'enseignement dans un gros groupe comportant autant de femmes que d'hommes et je n'ai jamais ressenti la peur dont il parle, au contraire, j'ai contribué à ce que ce partage de pouvoir se réalise. Par ailleurs, contrairement à Denis Villeneuve qui croit qu'en «chaque homme sommeille un gars révolté de laisser sa place aux filles», je constate plutôt que beaucoup d'hommes sont révoltés que, lors d'un divorce ou d'une séparation, la femme obtienne la garde partagée des enfants dans 80 % des cas. Ne serait-ce pas plutôt un fort pourcentage de femmes qui refusent de partager leur pouvoir dans le domaine familial?
    Pour ce qui est du film, je crains que le sujet soit récupéré par des féministes radicales pour taper de nouveau sur la tête des hommes comme elles l'ont fait après l'évènement tragique de 1989. Récupération si forte qu'il en a résulté trois études statistiques biaisées sur la violence conjugale où on n'interrogeait que les femmes: Enquête sur la violence envers les femmes, publiée en 1993 par Statistiques Canada, celle produite la même année par le Comité canadien sur la violence faite aux femmes et celle intitulée La violence envers les conjointes dans les couples québécois en 1998 par l'Institut de la statistique du Québec. Pour éviter d'alimenter le préjugé engendré, on a commencé en 1999 à interroger les hommes.

  • Zach Gebello
    Inscrit
    samedi 31 janvier 2009 12h02
    La bonne conscience au cinéma
    On a même pas un film sur Champlain, mais on s'empresse d'en faire un sur polytechnique.

    C'est Françoise David qui doit être contente !

    Pourquoi pas en faire une reconstitution devant publique sur place à poly ?

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    samedi 31 janvier 2009 22h12
    On aura tout vu !
    Denis Villeneuve dépasse les bornes ici avec ses propositions sans fondement et lourdement, même grossièrement concluantes sur la noirceur de l'âme masculine.

    En chacun de nous hommes, ou devrais-je dire bêtes humaines de sexe mâle, sommeille un frustré prêt à éclater dans un massacre de femmes. Il n'y a pas d'exception, nous avons bien dit « en chacun ». L'origine de cette haine bestiale tient dans notre révolte de laisser notre place aux filles (sic). Nous n'acceptons pas que les « filles » occupent des places qui supposément nous seraient revenues de droit divin.

    Vos conclusions sans fondement sont révoltantes et n'ont strictement rien à voir avec la tragédie de Polytechnique. Vous attribuez à tous les hommes sans exception, car il semble bien que ce soit dans nos gènes, cette tare animale qui fait que la vue de femmes qui nous seraient égales nous pousse au meurtre, que dis-je au massacre sanguinaire.

    Vos conclusions sont arrangées avec le gars des vues, c'est évident.

    ....

  • Lukas Lafond-Rivard
    Abonné
    dimanche 1 février 2009 09h15
    Polytechnique n'est pas une fiction.
    Lorqu'on utilise une date pour rappeller les événements, lorsqu'on utilise le nom de l'école où le drame s'est passé, on ne peut pas parler d'une fiction dans le respect des normes.

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    dimanche 1 février 2009 09h37
    Propagande et manipulation
    La récupération par les féministes intégristes et leurs « compagnons de route » des tristes évènements de polytechnique relève de la malhonnêteté intellectuelle et de la propagande haineuse. Vers le milieu des années 80, le ministère de la santé commence à publier des chiffres les plus farfelus concernant la violence domestique : une femme sur dix, puis 300 000 femmes chaque année au Québec puis encore récemment une femme sur trois (Michael Ignatieff !), en clair n'importe quoi en autant que le vers pénètre dans la pomme. Dans ce contexte, le drame de polytechnique fut un cadeau du ciel.

    Aujourd'hui grâce à l'équipe de recherche de l'Après-Rupture (http://lapresrupture.qc.ca/recherche.html), nous savons que ces chiffres ne correspondent tout simplement à rien. En réalité, l'exercice n'a d'autre but que de manipuler les détenteurs des cordons de la bourse. Au moyen de cette odieuse propagande sexiste, les militantes radicales sont parvenues à influencer le législatif et faire adopter à la sauvette la fameuse "politique d'intervention en matière de violence conjugale" qui lève la présomption d'innocence et recommande l'arrestation de l'homme, sans égard au fait dès que l'appel au 911 est logé. Cette infâme politique a été adoptée, nous le savons maintenant, sur la base d'un grossier mensonge et le gouvernement actuel, bien au fait de la situation, devrait avoir le courage de répudier cette politique et de poursuivre les responsables de cette infamie.

    Aujourd'hui, en raison de la mise en oeuvre de cette politique, les prisons hébergent quantité d'hommes innocents sous tous rapport, souvent des pères de famille mis en accusation sur une simple parole, jamais enquêtée et condamnés par des juges fripons assujettis à l'idéologie féministe. Or, lorsque la justice est au service d'une idéologie, nous entrons dans le domaine peu fréquentable de la tyrannie. Pas étonnant dans ce contexte que la famille soit si mal en point au Québec où il n'est désormais plus possible de faire confiance à une femme dans un contexte d'union conjugale, compte tenu de cette épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête du conjoint en devenir. Allez, Messieurs et Mesdames à l'Assemblée Nationale, un peu de courage... À défaut, c'est la famille et par ricochet la société qui risque de disparaître.

  • Jean Delisle
    Inscrit
    dimanche 1 février 2009 18h57
    Pourquoi ne pourrait-on pas avoir des films qui font réfléchir ?
    Pourquoi ne pourrait-on pas avoir des films qui font réfléchir ?

    Il y a plus d'une quarantaine de genres de films en passant pas des films de catastrophes, des drames, des drames historiques, des films de guerres, des films politiques, des tragédies, des documentaires etc ... sans parler des films érotiques, des films d'horreur ou de karaté qui ont plus ou moins d'intérêt pour la plupart des gens matures ... et j'en passe ...

    Personne n'oblige qui que ce soit d'aller voir un genre qui lui déplait !

    On ne commencera tout de même pas à censurer nos créateurs au Québec !!!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 1 février 2009 20h29
    En chaque homme, sommeille un lépine (suite)
    "Marc a aussi été la victime, le bouc émissaire de sa soeur ainé Nadia. Il faut lire le livre Vivre, de Harold Gagné, écrit avec Monique Lépine, sa mère."

    Elle, au moins, s'est suicidée et n'est pas allée dans une classe de petits mâles, imbus d'eux-mêmes, pour trucider leurs dignes représentants...

    C'est dommage pour certains, mais les femmes ne sont pas que des biberons pour ces pauvres petits abandonnés; ils devraient s'en prendre plutôt à leurs géniteurs. Le fait que Mme Lépine ait eu des amants ou pas, ne change rien à la situation générée par les manquements et l'absence du père.

    Les filles vivent la même situation, dans les familles mono-parentales, et elles ne perdent pas la boule pour ça...

    Si Lépine était si malheureux, il n'avait qu'à faire comme sa soeur....mais non, il a préféré, dans son délire masochiste, s'en prendre à des jeunes filles innocentes.

    Aucune empathie et aucune excuse pour ce trou du cul désaxé.

    Les gens délicats que ça dérange, les hommes en particulier, et surtout ceux qui étaient sur place à ce moment-là et qui ont fait preuve de lâcheté, n'ont qu'à ne pas aller voir le film.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    dimanche 1 février 2009 21h03
    Propagande et manipulation (suite)
    "Aujourd'hui, en raison de la mise en oeuvre de cette politique, les prisons hébergent quantité d'hommes innocents sous tous rapport, souvent des pères de famille mis en accusation sur une simple parole, jamais enquêtée et condamnés par des juges fripons assujettis à l'idéologie féministe."

    Pôvres petits martyrs emprisonnés sans raison....personne ne leur a tordu les bras pour se marier et comme qui dirait: "Il n'y a pas de fumé sans feu".

    Ça correspond bien aux discours masculinistes de certains qui, même après le massacre des jeunes étudiantes, trouvaient encore le moyen d'excuser Lépine.

    Pôvres petits masculinistes qui se font une mauvaise représentation de l'idéal féminin comme si les femmes se nourrissaient d'illusions sur l'idéal masculin....

  • Martin Dufresne
    Abonné
    lundi 2 février 2009 02h25
    Le risque de donner mauvais genre à l'antiféminisme
    Les propos sexistes, racistes et diffamatoires exprimés par la plupart des commentateurs qui profitent de cette tribune témoignent que pour eux, le principal problème du gynocide commis à l'École polytechnique est le risque que ce geste politique d'intimidation - clairement défini comme tel par son auteur - donne mauvais genre à l'antiféminisme qu'ils professent.
    Ils auraient certainement préféré que ce film n'aie pas lieu, et ils ne ménageront pas les occasions de s'en servir pour frapper une fois de plus à bras raccourcis sur les droits des femmes et "l'épée de Damoclès" que constituent ces droits pour les salauds.
    À les entendre, on lit entre les lignes l'envie que leur inspire la violence exemplaire exercée le 6 décembre 1989. Ils sont l'illustration vivante du problème qu'ils nient et plus ils éructent, plus ils le prouvent.

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 09h30
    Lépine versus Garbhi
    Juste pour le fun amusez-vous à compter le nombre de fois qu'on parle de Lépine vs Garbhi? HIer par exemple à Tout le monde en parle, c'était du Lépine all the way. Pas la moindre mention de Garbhi ni de son éducation paternelle. On est dans le très haut révisionisme.

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    lundi 2 février 2009 10h16
    Manque de conscience (suite)
    "Inutile d'élaborer longuement sur les raisons qui poussent un producteur à se servir d'un évènement aussi tragique que celui de la polutechnique, il ne m'en vient que deux:
    1- Manque de conscience
    2- Manque de morale.
    j'espère que les Québécois boycotteront ce film. "

    Le massacre de polytechnique fut un geste de profonde lâcheté de la part d'un homme qu'on essaye maintenant de faire passer pour fou... mais qui a réjouit certains masculinistes de l'époque, comme c'est encore le cas ce jour pour ceux qui invoquent la conscience et la morale pour décrier ce film et recommander son boycott.

    Probablement que les films sur l'holocauste ont plus d'impacts sur eux qu'un film relatant le massacre des femmes de polytechnique dont ils trouvent la reproduction cinématographique gênante et immorale et dont le souvenir devrait être relégué aux oubliettes.

  • Dominic Pageau
    Abonné
    lundi 2 février 2009 14h19
    Madame Chouinard et monsieur Dufresne, votre haine dépasse l'entendement
    Vous me donnez raison en plus, car pour vous toute critique des dérives féministes fait de ceux qui les font, des abuseurs de femmes en puissance, des complices de Lépine.

    Madame Chouinard va juste qu'a justifié l'irresponsabilité de madame Lépine en disant qu'elle avait le droit, et comme la majorité des enfants traités ne virent pas ainsi, on ne peut invoqué son enfance à problème, même si ce n'est pas pour le dédouaner, mais bien pour qu'on puisse comprendre. L'homme doit rester un monstre et il doit continuer à servir d'exemple. Vous savez madame Chouinard, c'est pas toutes les personnes saoules qui font des accidents en voiture, mais en aucun cas ça dédouane ceux qui conduisent avec les facultés affaiblis, bref, c'est pas parce que tous les enfants de mères comme madame Lépine n'ont pas mal virés que sa conduite est plus acceptable.

    Et vive la propagande féministe qui vise à cantonner l'homme dans un role d'agresseur et la femme de victime.

    La haine des hommes transpirent dans vos messages madame Chouinard

    Pour vous, seules les femmes souffrent? Ça :

    "Pôvres petits martyrs emprisonnés sans raison....personne ne leur a tordu les bras pour se marier et comme qui dirait: "Il n'y a pas de fumé sans feu"."


    C'est innaceptable.

    De plus vous banaliser le suicide de sa soeur, qui est probablement le résultat de ses problèmes familiaux.

    La mère n'a aucune responsabilité, mais son géniteur les a toutes.....


    Comme je dit depuis toujours, femme victime, homme reponsable, coupable, agresseur, irresponsable et j'en oublis.

  • Hermil LeBel
    Inscrit
    lundi 2 février 2009 14h51
    Qui se souvient de Laurie Dann?
    Gamil Gharbi...

    Pas très vendeur en effet lorsqu'il est question de salir par association la réputation de tous les hommes Québécois comme le font inlassablement les féministes intégristes et leurs "compagnons de route" depuis 20 ans.

    Retour en arrière : le 20 mai 1988, ( soit un peu plus d'un an avant les tragiques événements de Polytechnique ) Laurie Dann est entrée dans l'école PRIMAIRE de Winnetka (près de Chicago) et a tué tous les petits garçons qu'elle a pu attraper avec ses trois armes de poing, avant d'aller tirer sur Philip Andrew après avoir fait évacuer les femmes et filles de sa maison. Elle s'est ensuite suicidée d'une balle avec son Smith and Wesson de calibre 32. Elle avait été acquittée quelques mois plus tôt de tentative de meurtre sur la personne de son époux.

    http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Alt/alt.tr

    Ce triste événement n'a jamais été récupéré par aucun mouvement idéologique pour dénoncer la violence faites aux garçonnets à ce que je sache. Pourquoi cette différence de traitement médiatique ? M. Dufresne aurait-il une réponse à nous proposer ?

  • Martin Dufresne
    Abonné
    mardi 3 février 2009 12h39
    Se souvenir du six décembre 1989
    Un texte synthétique d'une rare clarté, d'une grande historienne du Québec: Micheine Dumont - http://sisyphe.org:80/spip.php?article3204

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mardi 3 février 2009 13h54
    Crime monstrueux...
    "Je m'excuse d'être aussi brutal mais il y a des raisons profondes qui expriment parfois des crimes monstrueux."

    Je n'en doute pas; j'ai toujours pensé que c'était le cas pour l'holocauste....!

  • Raymonde Chouinard
    Abonnée
    mercredi 4 février 2009 23h15
    Vraiment!
    "Il me semble y avoir un monde entre ce que vous pensé et la réalité historique!"

    Vous m'en direz tant...! Il y a, sans aucun doute, la réalité historique Rehel et les autres...!

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