San Sebastian ouvre son festival sur un triangle amoureux avec Antonio Banderas
19 septembre 2008
Cinéma
San Sebastian, Espagne — Le festival international du film de Saint-Sébastien a été lancé hier par l'un des plus célèbres acteurs espagnols, Antonio Banderas, venu présenter The Other Man, triangle amoureux du Britannique Richard Eyre, avec Liam Neeson et Laura Linney.
Antonio Banderas, émigré à Hollywood depuis des années, joue dans le dernier long métrage du réalisateur de Chronique d'un scandale (2006), le rôle d'un hidalgo stéréotypé installé à Milan, amant de Lisa (l'Américaine Laura Linney), une créatrice de chaussures qui aime encore son mari (le Britannique Liam Neeson.
Souvent, «on entend parler d'hommes qui ont une femme, une maîtresse, différentes vies familiales. Mais j'étais fasciné par l'histoire de cette femme qui avait des relations avec deux hommes en parallèle», a expliqué Richard Eyre en conférence de presse.
Ce film, projeté hors compétition et déjà présenté cette année au festival de Toronto, «montre que personne n'appartient à personne, la commodité n'est pas l'amie des relations de couple, il faut toujours y travailler. C'est ce que le personnage de Liam Neeson semble avoir oublié dans ce film», a déclaré Antonio Banderas.
L'acteur andalou doit recevoir aujourd'hui l'un des deux prix honorifiques Donosti remis cette année, en récompense pour l'ensemble de sa carrière. Il lui sera remis par Pedro Almodovar, le réalisateur qui l'a lancé il y a plus de 20 ans, à l'époque de la Movida, et avec qui il a tourné cinq films provocateurs pour l'époque comme Le Labyrinthe des passions (1982) ou La Loi du désir (1987).
Le deuxième prix Donosti sera remis la semaine prochaine à l'actrice américaine Meryl Streep.
Banderas sera le premier d'une série de cinéastes et acteurs de renom à défiler jusqu'au 27 septembre sur le tapis, couleur fuchsia et non rouge cette année, de la 56e édition du festival qui se tient dans la grande station balnéaire basque.
Le réalisateur américain Woody Allen, entouré par l'Espagnol Javier Bardem et la Britannique Rebecca Hall, était également présent hier pour présenter dans une section parallèle Vicky Cristina Barcelona, déjà projeté à Cannes cette année.
La compétition officielle commence aujourd'hui avec la projection de Two-legged Horse de la réalisatrice iranienne Samira Makhmalbaf, 28 ans, fille d'une grande famille de cinéastes, dont deux films ont déjà été primés au festival de Cannes, en 2000 et 2003.
L'an dernier, le festival avait récompensé avec le Prix spécial du jury la benjamine de la famille, Hana Makhmalbaf, 18 ans, venue présenter son premier long métrage Buddha Collapsed out of Shame, l'une des meilleures surprises de la 55e édition.
Au total, le jury présidé par l'Américain Jonathan Demme devra départager 15 films en compétition officielle. On attend particulièrement Bi mong/Dream, dernier long métrage du réalisateur Corée Kim Ki-duk, ou Genova du Britannique Michael Winterbottom.
Côté européen, on découvrira La Belle Personne, une adaptation contemporaine de La Princesse de Clèves, du Français Christophe Honoré, Louise-Michel des Français Benoît Delépine et Gustave Kervern, avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel et Mathieu Kassovitz, ou Den du frygter/Fear Me Not du Danois Kristian Levring.
Le festival sera aussi l'occasion d'un hommage, dans deux rétrospectives, au grand maître de la comédie italienne Mario Monicelli, et au méconnu cinéma noir japonais de l'après-guerre.
L'an dernier, le jury avait décerné le Coquillage d'Or («Concha de Oro»), la principale récompense, au réalisateur hongkongais Wayne Wang pour A Thousand Years of Good Prayers.
Antonio Banderas, émigré à Hollywood depuis des années, joue dans le dernier long métrage du réalisateur de Chronique d'un scandale (2006), le rôle d'un hidalgo stéréotypé installé à Milan, amant de Lisa (l'Américaine Laura Linney), une créatrice de chaussures qui aime encore son mari (le Britannique Liam Neeson.
Souvent, «on entend parler d'hommes qui ont une femme, une maîtresse, différentes vies familiales. Mais j'étais fasciné par l'histoire de cette femme qui avait des relations avec deux hommes en parallèle», a expliqué Richard Eyre en conférence de presse.
Ce film, projeté hors compétition et déjà présenté cette année au festival de Toronto, «montre que personne n'appartient à personne, la commodité n'est pas l'amie des relations de couple, il faut toujours y travailler. C'est ce que le personnage de Liam Neeson semble avoir oublié dans ce film», a déclaré Antonio Banderas.
L'acteur andalou doit recevoir aujourd'hui l'un des deux prix honorifiques Donosti remis cette année, en récompense pour l'ensemble de sa carrière. Il lui sera remis par Pedro Almodovar, le réalisateur qui l'a lancé il y a plus de 20 ans, à l'époque de la Movida, et avec qui il a tourné cinq films provocateurs pour l'époque comme Le Labyrinthe des passions (1982) ou La Loi du désir (1987).
Le deuxième prix Donosti sera remis la semaine prochaine à l'actrice américaine Meryl Streep.
Banderas sera le premier d'une série de cinéastes et acteurs de renom à défiler jusqu'au 27 septembre sur le tapis, couleur fuchsia et non rouge cette année, de la 56e édition du festival qui se tient dans la grande station balnéaire basque.
Le réalisateur américain Woody Allen, entouré par l'Espagnol Javier Bardem et la Britannique Rebecca Hall, était également présent hier pour présenter dans une section parallèle Vicky Cristina Barcelona, déjà projeté à Cannes cette année.
La compétition officielle commence aujourd'hui avec la projection de Two-legged Horse de la réalisatrice iranienne Samira Makhmalbaf, 28 ans, fille d'une grande famille de cinéastes, dont deux films ont déjà été primés au festival de Cannes, en 2000 et 2003.
L'an dernier, le festival avait récompensé avec le Prix spécial du jury la benjamine de la famille, Hana Makhmalbaf, 18 ans, venue présenter son premier long métrage Buddha Collapsed out of Shame, l'une des meilleures surprises de la 55e édition.
Au total, le jury présidé par l'Américain Jonathan Demme devra départager 15 films en compétition officielle. On attend particulièrement Bi mong/Dream, dernier long métrage du réalisateur Corée Kim Ki-duk, ou Genova du Britannique Michael Winterbottom.
Côté européen, on découvrira La Belle Personne, une adaptation contemporaine de La Princesse de Clèves, du Français Christophe Honoré, Louise-Michel des Français Benoît Delépine et Gustave Kervern, avec Benoît Poelvoorde, Albert Dupontel et Mathieu Kassovitz, ou Den du frygter/Fear Me Not du Danois Kristian Levring.
Le festival sera aussi l'occasion d'un hommage, dans deux rétrospectives, au grand maître de la comédie italienne Mario Monicelli, et au méconnu cinéma noir japonais de l'après-guerre.
L'an dernier, le jury avait décerné le Coquillage d'Or («Concha de Oro»), la principale récompense, au réalisateur hongkongais Wayne Wang pour A Thousand Years of Good Prayers.
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