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La version quasi complète de Metropolis est retrouvée

4 juillet 2008  Cinéma
Berlin — La quasi-totalité des scènes manquantes de Metropolis, oeuvre mythique du Germano-Autrichien Fritz Lang (1927), ont été retrouvées par le musée du cinéma de Buenos Aires, a-t-on appris hier auprès de la fondation Friedrich Wilhelm Murnau, propriétaire des droits du film.

«Presque toutes les scènes qui manquaient jusqu'à présent ont été retrouvées, dont deux grandes scènes importantes», a indiqué à l'AFP Anke Wilkening, restauratrice de la fondation basée à Wiesbaden et chargée de la préservation du patrimoine cinématographique allemand.

Ces scènes, qui constituent «environ 25 minutes» de film, figurent sur la pellicule 16 millimètres découverte chez un particulier par des collaborateurs d'un musée du cinéma de Buenos Aires, a-t-elle ajouté.

Grand classique du cinéma, ce film de science-fiction, boudé à sa sortie par les critiques comme par le public, avait été largement coupé par des représentants de la société de production américaine Paramount. L'action avait été simplifiée.

La version originale de ce film muet, considéré comme le plus important de l'histoire allemande, avait été présentée en janvier 1927 à Berlin et avait disparu depuis.

Grâce à cette découverte «sensationnelle» et en dépit de la mauvaise qualité des images retrouvées, il sera désormais possible de compléter ce chef-d'oeuvre réalisé en noir et blanc en intégrant les scènes retrouvées et de le présenter au public, selon la fondation.

Parmi les deux scènes particulièrement importantes pour la compréhension et la structure du film, l'une, «d'un grand attrait visuel», montre un taxi circulant dans la ville futuriste divisée en deux, où Freder Fredersen, le fils du dirigeant de la ville haute de Metropolis, tombe amoureux de Maria, une femme de la ville basse, selon Mme Wilkening.

L'autre, qui présente une scène de dispute entre deux personnages secondaires, permet de «mieux cerner les relations entre les trois personnages secondaires» du film et évoque des thèmes chers au réalisateur, qui sont l'amitié masculine et la confiance, a précisé la spécialiste.

«Ce qui manque, c'est une courte séquence dans laquelle Freder attend Maria dans une cathédrale où un moine prédit l'apocalypse», souligne Mme Wilkening.

Selon l'hebdomadaire Die Zeit, la version longue retrouvée en Argentine avait été acquise par un responsable de la société de distribution cinématographique argentine Terra Film pour la montrer à l'écran en 1928.

Elle était arrivée ensuite dans les mains d'un critique de cinéma avant d'être vendue dans les années 1960 au Fonds national artistique argentin. Une copie de la pellicule avait rejoint la collection du Musée cinématographique de Buenos Aires en 1992.
 
 
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