En bref - Persepolis sera diffusé au Liban
28 mars 2008
Cinéma
Beyrouth — Les autorités libanaises sont revenues hier sur la décision d'interdire la diffusion au Liban du film d'animation Persepolis, après de vives critiques dans les milieux politique et culturel, a annoncé la Sûreté générale dans un communiqué.
La Sûreté générale, qui avait interdit Persepolis, a précisé que c'est le ministère de l'Intérieur, dont elle dépend, qui avait «décidé d'autoriser la diffusion du film au Liban». Mercredi, le général Wafiq Jizzini, directeur de la Sûreté générale, avait déclaré à l'AFP avoir interdit le film parce que «des responsables chiites ont estimé que [celui-ci] s'attaquait à l'islam et à l'Iran». «Le bureau de la censure [qui relève de la Sûreté] a jugé que si le film était visionné, il allait créer des tensions avec l'Iran», a déclaré M. Jizzini. Une source gouvernementale s'exprimant sous le couvert de l'anonymat avait également déclaré à l'AFP que le film avait déplu au chef de la Sûreté, considéré comme un proche du Hezbollah. «Il est clair que le général Jizzini est proche du Hezbollah et ne veut pas autoriser ce genre de film qui, selon lui, donne une image de l'Iran plus mauvaise que sous le schah», a estimé cette source. Mais la Sûreté générale a nié dans un communiqué «l'existence de motivations personnelles, politiques ou confessionnelles derrière la décision d'autoriser ou de ne pas autoriser un film en général», selon le communiqué publié hier.
La Sûreté générale, qui avait interdit Persepolis, a précisé que c'est le ministère de l'Intérieur, dont elle dépend, qui avait «décidé d'autoriser la diffusion du film au Liban». Mercredi, le général Wafiq Jizzini, directeur de la Sûreté générale, avait déclaré à l'AFP avoir interdit le film parce que «des responsables chiites ont estimé que [celui-ci] s'attaquait à l'islam et à l'Iran». «Le bureau de la censure [qui relève de la Sûreté] a jugé que si le film était visionné, il allait créer des tensions avec l'Iran», a déclaré M. Jizzini. Une source gouvernementale s'exprimant sous le couvert de l'anonymat avait également déclaré à l'AFP que le film avait déplu au chef de la Sûreté, considéré comme un proche du Hezbollah. «Il est clair que le général Jizzini est proche du Hezbollah et ne veut pas autoriser ce genre de film qui, selon lui, donne une image de l'Iran plus mauvaise que sous le schah», a estimé cette source. Mais la Sûreté générale a nié dans un communiqué «l'existence de motivations personnelles, politiques ou confessionnelles derrière la décision d'autoriser ou de ne pas autoriser un film en général», selon le communiqué publié hier.
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