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L'entrevue - Le rappeur sage de Limoilou

Isabelle Porter   18 février 2008  Cinéma
Le rappeur Ali Ndiaye, alias Webster
Photo : Clément Allard
Le rappeur Ali Ndiaye, alias Webster
Le rappeur Ali Ndiaye, alias Webster, trouve la ville de Québec trop blanche et conservatrice. Ce qu'il dénonce avec panache dans le documentaire Québec, ville de passage, présenté cette semaine aux Rendez-Vous du cinéma québécois.

Québec — «Québec Québec / On est loin des favelas / Mais si on te dit que tout est correct / C'est qu'on te raconte des fables hélas», prévient-il sur son album Sagesse immobile lancé à l'automne. Dans un vidéoclip intitulé L. Land, le quartier Limoilou où il habite se donne des airs de Bronx local. «Les kids se sont détournés d'Sesame Street / La jeune a beaucoup de pression / Depuis que quelques de ses amies strip / Un virus dans l'district.»

Notre rencontre a lieu dans un sympathique restaurant latino de son quartier. Tout le monde le connaît, l'ambiance est familiale. Lorsqu'on lui demande ce qui le motive pour accorder des entrevues, participer à des documentaires, il répond qu'il est «toujours prêt à parler de l'immigration à Québec». Puis il se tourne vers la cuisine: «Moi et la serveuse que tu vois là, on a grandi ensemble et on est issus de l'immigration. On est nés ici à Québec et on est Québécois. Mais il arrive encore qu'on nous fasse nous sentir comme des citoyens de seconde zone.»

Paradoxalement, Ali Ndiaye et sa soeur Marième montrent qu'il est possible de franchir bien des barrières. Le tout doublé dans leur cas d'un épanouissement artistique certain. Elle chante pour la formation hip-hop CEA et vient d'être recrutée par Musique Plus. Lui roule sa bosse depuis près de 10 ans sur la scène hip-hop avec son groupe Limoilou Starz, et plus récemment en solo.

Ils sont nés d'un couple mixte particulièrement mobilisé. Sénégalais d'origine, leur père est très engagé dans la communauté et donne notamment des formations interculturelles à la police de Québec. Native de Limoilou, la mère est une enseignante très militante. Ce dont il parle avec un mélange de rire et de fierté: «Ma soeur et moi, on dit d'elle qu'elle a une pancarte rétractable de manif dans le bras!»

Malheureusement, si l'on se fie au documentaire des réalisateurs Martine Asselin et Éric Martin, cette famille épanouie ne serait qu'une exception. En s'appuyant essentiellement sur des témoignages, le film dresse le portrait d'une ville qui évolue lentement sur le plan de l'ouverture à l'autre. Avec le découragement que l'on peut soupçonner chez nombre d'immigrants.

Le jugement de Webster est sans appel. «Québec, c'est une vieille ville fermée, blanche et francophone, lance-t-il d'un trait. C'est comme si on ne méritait pas d'être traités à part entière comme des citoyens québécois parce qu'on n'a pas la même couleur de peau. Pourtant, je suis né à côté d'ici et je connais mieux l'histoire du Québec que bien des gens.»

Des visites de classe

Bachelier en histoire, notre rappeur travaille dans un parc historique du gouvernement fédéral. À l'occasion, il va rencontrer des jeunes dans les écoles secondaires. Il rappe et il leur parle de son parcours. «La dernière école où je l'ai fait, c'était à Rivière-des-Prairies. Un ami prof m'avait invité. Pour parler aux jeunes, leur montrer qu'il y a des Québécois de couleur qui font des choses.»

Il leur a parlé de l'importance de rester à l'école, puis a fini par... donner le cours d'histoire. «Je leur ai parlé des découvertes, de Christophe Colomb, de l'importance des épices à la Renaissance. C'était en plein dans ma thématique de travail.»

Dans les classes qu'il a visitées à Québec, il a pris l'habitude de demander aux étudiants lesquels d'entre eux s'étaient déjà fait «coller» par la police. «Les seuls qui lèvent la main, ce sont des Noirs pis des Asiatiques. Je te parle de classes avec environ le quart d'immigrants. C'est pas normal.»

La question le préoccupe grandement, et elle est partout dans son rap. Tout simplement «parce que ça attise la haine». Récemment encore, il a participé à une émission de la SRC sur le profilage racial. S'il dit être témoin de ce problème depuis l'adolescence, il en a vécu les contrecoups très sévèrement ces dernières années. «Le scandale de la prostitution juvénile à Québec, ç'a été quasiment comme notre 11-Septembre à nous. Ça a beaucoup stigmatisé les Noirs et les Arabes.» Pourquoi? Parce que le groupe criminel Wolf Pack qui recrutait les victimes comptait parmi ses membres beaucoup de fils d'immigrés. Des gars de son quartier, avec qui il a grandi, «sauf qu'ils ont pris une voie différente».

En plus, l'un des interpellés avait fait une chanson sur le premier album de son groupe, Limoilou Starz. Mais, explique Webster, le groupe ne l'a jamais intégré justement «parce qu'il avait refusé de choisir entre le rap et ses vieilles magouilles». Mais les déboires du groupe n'étaient pas terminés. Trois ans plus tard, un de ses membres, Eddy Racine, était attaqué sauvagement par un groupe de skinheads. En pleine rue, dans la Haute-Ville.

Des «terrorythmes»

Des incidents graves, mais très rares dans le paysage local, souligne le rappeur. Ce qui explique peut-être que l'on puisse facilement apeurer les gens. «Au fond, est-ce qu'il y a une ville plus sécuritaire que Québec en Amérique du Nord? J'en doute. L'an dernier, je crois qu'on a eu notre premier meurtre au mois d'octobre!»

Vérification faite, il n'y a eu aucun homicide à Québec en 2007. Mais, qu'elle soit réelle ou imaginaire, la violence trouve dans le hip-hop un puissant moyen d'expression. Aux esprits révoltés, Webster propose ce qu'il appelle des «terrorythmes» et des «attentats lyrical» [sic].

Après avoir longtemps rappé en anglais, Webster a entrepris il y a quatre ans d'attaquer le français. Il a fallu tout reprendre depuis le début, mais cela en valait la peine. «Je m'étais rendu compte que les jeunes comprenaient de moins en moins bien l'anglais parce que, contrairement à moi à leur âge, ils peuvent écouter du rap en français. Je voulais qu'ils me comprennent.»

Ses textes sont emplis de références à l'histoire. Louis Cyr y côtoie Malcolm X. Ali est sans conteste l'intello de la «gang». Il tient d'ailleurs son nom de rappeur... du dictionnaire anglais Webster. Une idée de ses amis qui, visiblement, le met encore un peu mal à l'aise.

Mais son art réside justement dans ce bon usage... du dictionnaire. «Les jeunes, de nos jours, sont difficiles à choquer. Ils comprennent bien la mentalité hip-hop. Ce que je peux faire, c'est leur apporter des choses qu'ils ne connaissent pas. L'un des meilleurs compliments qu'un jeune puisse me faire, c'est me dire qu'il y a plein de choses qu'il ne comprend pas sur mon album et qu'il est obligé d'aller faire plein de recherches sur Internet pour savoir de qui je parle.»

- Québec, ville de passage: les 20 et 23 février aux Rendez-Vous du cinéma québécois.

Collaboratrice du Devoir






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  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 07h30
    "Québec trop blanche"?
    « Québec a toujours été une ville blanche, depuis 400 ans.
    C'est aussi la ville qui a le plus bas taux de criminalité du continent.

    Est-ce que Kyoto est trop jaune?
    Est-ce que Lagos est trop noire?
    Est-ce que Cracovie est trop blanche?

    Il n'y a pas eu un seul meurtre en 2007 à Québec. Le dernier meurtre remonte à l'automne 2006. Une Québécoise de 27 ans a été poignardée à mort dans son condo de la basse-ville par un Mexicain. Il a poigné un gros 10 ans!
    Avant ça, un Québécois de 23 ans a été poignardé à mort sur la Rue St-Jean par un Rwuandais de 17 ans. Il a pas fait un an de prison.

    Ali Ndiaye est un emmerdeur professionnel. »

  • Sylvain Racine
    Abonné
    lundi 18 février 2008 09h47
    À Jacques Noel
    « Je trouve que vous manquez de respect envers monsieur Ndiaye. C'est vrai que Québec est très blanche, (je suis un peu d'accord que le "trop" est de trop), mais pour le reste, si je dois choisir entre vivre à Victoriaville ou Québec, je choisis Victoriaville, plus stimulante à bien des points de vue que la froideur de Québec.

    Il faut se l'avouer, Québec est "la pute" du Québec, elle est dans l'ombre d'Ottawa. Enfin, les gens de Québec rêvent que leur ville devienne la capitale du Canada, prendre la place d'Ottawa. C'est ça la ville de Québec.

    C'est mon opinion, et je n'irais pas jusqu'à dire que vous êtes un emmerdeur. Mais peut-être juste dire que vous êtes un raciste et que vous m'emmerdez. »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 10h28
    @sylvain Racine
    « Est-ce que vous pourriez imaginer un Québécois qui oserait dire, dans le très sérieux Devoir, que Cote St-Luc est trop juive?

    Tout le lobby juif serait au c.. du Devoir.

    Mais là, un emmerdeur professionnel, un petit agitateur, peut dire comme ça que Québec est trop blanche, et ça passe comme un couteau dans le beurre.

    Je vis à Québec. Je fais beaucoup de vélo l'été. Je vais partout en ville. IL y a des Noirs et des Arabes partout en ville. Partout. Pas un seul quartier sans noir et arabe à Québec. Y'a même des femmes voilées à Québec.

    D'affirmer que la ville est trop blanche, c'est insulter ma famille qui vit ici depuis 350 ans. C'est nier notre histoire et notre présence ici. Et ce dans le journal d'Henri Bourassa! »

  • Lova Andriamanjay
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 11h13
    À Jacques Noël
    « Monsieur Noël,

    par vos propos vous ne faites que renforcer cette image de fermeture que projette Québec aux yeux de plusieurs. Étant moi-même d'origine mixte, je crois être peut-être un peu plus sensible à ce genre de question que la moyenne des gens. Je crois que ce que Webster semble dire, je dis semble car je n'ai pas encore eu la chance d'écouter toutes ses chansons, a un fond de vérité. J'ai grandi en Montérégie et j'étudie présentement à Montréal et de mon point de vue Québec est effectivement une ville fermée à l'immigration.

    L'exemple qui me frappe le plus est que quand je vais à Québec je ne vois pratiquement pas de personnes de couleur excepté à une occasion: le lendemain de la St-Jean Baptiste, le site des plaines est envahi des gens de couleur qui ramassent les déchets de la veille... Bonjour la diversité et l'ouverture! En soit le peu de présence d'immigrants ne représente pas nécessairement un véritable problème mais votre cette attitude que vous adoptez en est un.

    Avec votre message, vous ne faites rien pour améliorer votre image. Vous semblez dire que les immigrants n'apportent que des problèmes dans votre ville...

    Sur ce, je vous souhaite un bon 400eime cher ami!

    Lova Andriamanjay »

  • Christian Lamontagne
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 12h24
    Bravo Ali!
    « Ce n'est jamais agréable de se faire dire des vérités dérangeantes. Québec trop blanche? Ça, ce n'est pas tout à fait de sa faute. Trop conservatrice ? Certainement. Trop refermée sur elle-même? C'est peu dire. Québec est une île où le XXe siècle n'a fait que peinturer la surface des murs.

    Québec n'a jamais eu véritablement d'industries (à part l'Anglo Pulp qui a depuis changé de propriétaire 3 ou 4 fois), Québec n'a jamais connu d'immigration importante, elle est restée tranquille, provinciale, dominée par une petite élite qui se fait très discrète mais qui a toujours été fort habile à contrôler les institutions et à cultiver la "fierté" locale pour mieux empêcher les influences extérieures de venir perturber cette bienheureuse stagnation des esprits.

    Je suis né et j'ai passé les 20 premières années de ma vie à Québec. Je l'ai quittée dès que j'ai pu, il y a plus de 35 ans, pour exactement les raisons qu'évoque Ali. J'avais besoin de respirer, d'être stimulé par le contact avec l'autre, de rencontrer des gens différents, de m'ouvrir sur le monde. J'ai trouvé mon salut à Montréal.

    Et chaque fois que je retourne à Québec, malgré la beauté de la ville (elle a vraiment pris du mieux depuis le passage du maire L'Allier), je sens le moisi, l'étroitesse, le conservatisme qui suinte des murs, des rues trop propres, des parterres muets.

    Je sens la domination du conquérant, dans la Citadelle, à un jet de pierre du Parlement, et la soumission habituelle du peuple, toujours prêt à oublier son sort dans un gros "party", prêt à descendre dans la rue au nom de la "liberté" de descendre aussi bas que possible, pourvu qu'on rit. Je sens cette colère rentrée face au mépris condescendant qui exsude des belles demeures de la Grande Allée et de Sillery l'anglophone. Mais la colère craint de s'exprimer ouvertement, elle se transforme en maladie mentale, elle s'abrutit pour ne pas sentir.

    Québec aurait besoin de rugir et de secouer son hébétude. Pour cela, il lui faudra entendre deux ou trois choses pas très agréables et commencer par secouer le joug qu'elle porte depuis deux cent cinquante ans.

    Québec, donne-moi une bonne raison de t'aimer! »

  • Nicolas Chaumel
    Abonné
    lundi 18 février 2008 13h20
    Salut Ali!
    « Je suis amèrement, mais amèrement déçu par les réactions à cet article. De choquantes réactions de racistes rétrogrades qui utilisent des arguments falacieux pour se donner des airs d'avoir raison. Je suis un BLANC,je suis natif de Québec et je trouve de plus en plus, et ce malgré une résistance certaine à ce constat car j'aime ma ville, que c'est vraiment un sale trou hypocrite de racistes. Et ce nonobstant des prétentions futiles à une antiquité familiale qui n'avait de poids politique que dans la Rome des patriciens (350 ans au Québec, BRAVO! Veux-tu une médaille?).
    Brandir le flambeau de l'ancienneté familiale contre le fils d'un immigrant (qui est d'ailleurs maintenant tout aussi citoyen que vous et moi) ,à qui l'on s'attaque avec une notable lâcheté n'est en aucun cas un argument d'autorité. Moi, le petit blanc, cela ne fait même pas un siècle que ma famille est établie au Québec. Elle vient de France. Et pourtant, je ne me fais pas accoster par la flicaille, je n'ai à subir aucune forme de racisme alors que des immigrés dont l'arbre généalogique peut remonter à la Nouvelle-France peuvent à tout moment se voir inquiétés par la suspicion arbitraire des gardiens de l'ordre de notre belle Capitale. Il y a un net problème racial à Québec, et le constater n'est que le premier pas vers un règlement de cette situation. Mais les conservateurs, ça a des signes de piastres à la place des yeux et des valeurs à des places bizarres.
    Enfin, si des crimes sont commis en partie par des immigrants, c'est qu'il y a un problème indéniable. Et au lieu de rechercher les causes de ce malaise dans la dégradation des autres "races" (anthropologiquement, ce concept est un non sens et n'a jamais été corroboré par aucun résultat scientifique), essayons donc de se regarder un peu le nombril et de voir ce qui ne va pas.
    Le pire qui pourrait arriver, ce serait que l'on s'entende de mieux en mieux. »

  • Gabriel Rompré
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 13h50
    Pauvre ethnocentrisme
    « À Québec il y a au dessus de 93% de la population qui est blanche, francophone et catholique. Oui, ça fait homogène longtemps. La mentalité de village qu'on reproche à Québec découle en partie de son manque de diversité qui se traduit directement par un manque d'ouverture sur le monde.

    Il y a des décennies, Pierre Trudeau, éditeur de cité-libre s'exclamait: "ouvrez les fenêtre de cette province avant qu'elle n'étouffe". Il critiquait l'esprit de provincialisme du Québec sous la chappe de plomb des année Duplessis. La sentence s'applique malheureusement toujours à la capitale.

    Les enfants de Québec ne deviendront pas de véritables citoyens du monde s'ils ne sont pas confronté à la diversité dès leur parcours à l'école primaire. À la place, sans même la vouloir il vont devenir raciste, comme tant d'autres dans la capitale.

    J'ai cet ami espagnol qui s'est fait insulté par un employé des postes qui, devant sa difficulté à parler français, s'est mis à pester contre les arabes (et oui, il y a des ignorants de la sorte). Ou cette hygiéniste qu'un dentiste a dû renvoyer à contre-coeur parce que ses clients ne voulaient pas se faire jouer dans la bouche par une nègre.

    Oui le racisme est endémique à Québec, oui l'immigration y est nécessaire pour mettre fin à ce fléau. Châpeau à M.Ndiaye qui combattent vos préjudices M.Noel! »

  • Mercier Claire
    Inscrite
    lundi 18 février 2008 17h43
    À Jacques Noël
    « C'est en lisant vos commentaires, que j'ai été d'autant plus convaincue de la pertinence des propos d'Ali Ndiaye. J'ai pu constater depuis quelques années,et vous me le rappelez aujourd'hui, que le problème dans la ville de Québec, c'est l'étroitesse d'esprit d'une infime (heureusement) minorité.
    Dénoncer la stigmatisation des jeunes des communautés visibles par les forces policières est un devoir citoyen! Bravo Ali! »

  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 18h50
    "Trop blanche"
    « Imaginez une entrevue dans un grand journal de Tokyo où un petit rappeur métis de Kyoto dirait, sans gêne aucune, que "Kyoto est trop jaune" Quoi? "Trop jaune"

    Imaginez une entrevue dans un grand journal de Varsovie où un petit rappeur métis de Cracovie dirait, sans gêne aucune, que "Cracovie est trop blanche". Quoi? "Trop blanche"

    Mais on est au Québec et l'honneur national icite on connait pas. On l'a ben vu hier soir à TLMP

    Un obcur et très pédant écrivain brésilien est venu insulter notre langue nationale. Sans parler de son incroyable suffisance devant Mme Marois (pendant qu'elle s'humiliait à lui parler monsieur cherchait du vin). Ailleurs dans le monde on l'aurait ramasser, à commencer par sa propre langue brésilienne bien différente de celle de Camoes. Mais icite, on s'est mis à genoux devant le grand gourou.

    A genoux encore devant la petite réfugiée qui est venue nous remplir. Pourquoi la gamine ne va pas vivre avec maman à Londres? Comment elle fait pour se payer un avocat, un cegep privé et des voyages à Londres et Toronto? Comment ne pouvait-elle pas ne pas savoir que son père avait une autre femme en Cote d'Ivoire et qu'il a menti à sa copine québécoise et aux autorités? Bref, aucune question difficile.

    -----
    La grande question à Québec c'est: est-ce qu'il y a des gangs de rue. La police est silencieuse sur le sujet mais on soupçonne qu'il y en ait, d'où l'agressivité des flics aves les jeunes noirs. Ca n'a rien de raciste, c'est juste le gros bon sens policier.

    L'histoire du Wolfpack a laissé beaucoup de marques à Québec. Des gamines de 13, 14, 15 ans, violées en série par des Noirs de 20 ans, avant d'être forcées de se prostituer pour des marchands libanais surtout. La traite des Blanches à Québec. C'est pas arrivé à Montréal ou Paris, mais icite à Québec. Pour en savoir plus je vous recommande le livre Perversité de Pierre Martineau. Tout est là-dedans et ce n'est pas joli. »

  • Yves Babin
    Inscrit
    lundi 18 février 2008 20h12
    La névrose de M. Ali
    « Pauvre québécois! Au Québec il y a toujours des naïfs qui donnent des leçons de civisme tout en se donnant des airs de vierges offensées. Québec est une ville blanche et francophone? Tant mieux! Québec est une cité dont les citoyens sont tricotés serrés? Extraordinaire! Québec ne s'ouvre pas assez sur le monde? Formidable! Au moins elle ne connaitra pas autant les effets néfastes du libéralisme économique sans saveur et sans état d'âme.
    Aussi, il est étrange de toujours attaquer ce petit peuple qui ose prendre sa place et survivre dans cette mer peuplée d'anglophones mais on entend jamais de commentaires sur les autres peuples fiers de leur racine comme les japonais qui ne s'ouvrent pas à l'immigration... Pourtant ce pays ne s'en tire pas si mal n'est-ce pas!
    M. Ali devrait savoir lui qui connaît si bien l'histoire de Québec qu'il y a effectivement une explication psycho-sociale à cette fermeture sur les autres et il lui faut une grande ouverture d'esprit de sa part pour bien comprendre cet état de fait qui lui déplait tant car elle n'est pas écrite noir sur blanc sur du papier mais bien inscrite dans les pierres de la muraille de Québec. »

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    mercredi 20 février 2008 11h44
    Peut-on avoir une ville magnifique, francophone, svp en Amérique du Nord
    « Franchement.... svp., peut-on avoir une ville magnifique, francophone, le dernier bastion québecois qui tienne... SVP, Québec, la superbe ville de Québec, peut-on laisser la ville de Québec tranquille. Peut-on laisser la ville de Québec fêter son 400e anniversaire. Bravo Québec. Bravo notre nouveau maire de la ville de Québec. Bravo tous les gens de la belle ville de Québec. Merci pour la restauration effectuée! Merci pour tous les efforts déployés pour conserver votre ville et votre patrimoine. Merci! J'irai avec plaisir assister avec quelques célébrations du 400e en compagnie d'une cousine et sa fille qui viendra de l'Orégon et nous avons un ancêtre commun du nom de Bélanger et un autre du nom de Forbes, dans la région de Matane. »

  • LUCILLE MURRAY
    Inscrite
    mercredi 20 février 2008 11h52
    EN RETARD
    « Désolée, je suis en retard.... Je n'avais pas ouvert mon Devoir en ligne depuis dimanche.
    Québec ''trop blanche'' ?? What??
    S.V.P. Foutez la paix à la ville de Québec, berceau de la francophonie en Amérique du Nord. Je suis une fière descendante des 2 clans qui ont combattu sur les Plaines d'Abraham. Un ancêtre du nom de Bélanger, et l'autre du nom de Forbes, un Ecossais forcé de combattre avec Wolfe.

    Québec est une ville magnifique. SVP peut-on laisser la ville de Québec célébrer en paix son 400e anniversaire.

    Merci beaucoup. Thank you very much. »

  • Jean-Philippe Chaumel
    Inscrit
    mercredi 20 février 2008 20h15
    KKKébec, ville d'ouverture?
    « J'ai 27 ans, je suis blanc, natif de la ville de Québec, j'ai une maîtrise, un bon statut social, un travail stimulant et une copine merveilleuse. Bref, tout pour me fermer les yeux et la gueule et me vautrer dans ma luxure de blanc bec colonisé.
    Aly, cet emmerdeur et militant black, qui m'oblige à me questionner chaque jour sur le monde dans lequel je vis, est un des mes bons amis depuis que j'ai l'âge de 7 ans. Je suis en conflit d'intérêt, je sais! Ce mec me chante le même refrain depuis des années et franchement, j'y porte attention que depuis quelques temps. Depuis l'opération Scorpion en fait. Et oui, plus moyen de se promener calmement dans les rues de Limoilou sans se faire coller par des policiers, souvent forts antipathiques, quand je suis avec des noirs. Bon, vous avez sans doute raison, pourquoi fréquenter ce genre de gens et risquer de m'attirer des problèmes? Et bien, premièrement parce qu'ils sont mes amis...parce que quand nous sommes ensemble, il n'y a aucune barrière ethnique, j'en ai absolument rien à foutre qu'ils soient rouges, jaunes, verts ou violets...et parce qu'ils m'apportent beaucoup en terme d'ouverture sur le monde. De plus, voir l'injustice et les biais raciaux de près me donne l'impression de m'éloigner un peu de l'hypocrisie de mon peuple et de m'approcher du vrai racisme, dont nous soupçonnons l'existence depuis longtemps.
    M. Noël, M. Babin, Mme Murray, merci! Merci de vous être manifesté! Votre existence auparavant discrète est maintenant tangible. Vous n'êtes plus seulement un mythe. Je peux enfin faire mon deuil de ma belle ville de Québec ouverte d'esprit. J'attends avec impatience l'apparition publique de ce nouveau parti fasciste qui fera probablement bientôt sauté le parlement en mettant la faute sur les arabes ou les blacks afin de s'emparer du pouvoir. Vous auriez beaucoup d'adeptes dans la belle ville de kkkébec. Après tout, la plus grande manifestation que nous ayons connue fut celle du grand chef Fillion au nom de sa Religion X, un des plus grand mouvement populaire droitiste que la ville ait connu, toute cause confondus.
    Ça fait 400 ans qu'on survie à l'hégémonie anglaise, on est là pour rester. Foutez nous donc la paix avec cette victimisation constante de peuple pseudo-combatif qui doit tout faire pour protéger sa culture. Nous sommes occidentalisé, comme nos voisins à l'ouest et au sud. Nous parlons français, un point c'est tout! Et de la façon dont évolue la langue présentement, nous serons la simple incarnation du peuple Maya qui avait déjà entamé son autodestruction avant l'arrivé de Cortez. Nous voulons tellement être différent, unique et paradoxalement, nous craignons tellement la différence des autres. Xénophobie : L'hostilité à l'égard de la présence de celui qui est perçu comme un étranger, c'est-à-dire de celui qui n'appartient pas au même groupe que soi...La peur de l'étranger...(wikipédia). Quelle tristesse! Et avec le gouvernement mondial qui est en train de se mettre en place et la fusion massive des frontières géopolitiques, la question de la souveraineté devient un faux débat. Le cheval de bataille du Québec qui est sa quête identitaire est en train de s'éteindre. L'union américaine, vous connaissez?
    J'ai un fier pedigree moi aussi. Mon arrière grand-père était général dans l'armée française. J'ai quelques photos de lui dans mon patrimoine familiale avec son bel habit de général, arme à la main et torse bombé. Quelle fierté! En fait, il est venu ici prendre des clichés qui ont servi de propagande pendant la première guerre mondiale. 9 millions de morts et il n'a pas tiré une balle. Héro ou menteur? Quelle fierté? Et bien celle de me dire que je ne me définie pas par ma ligne de sang, mais par mon individualité, un homme du monde ouvert à connaître, à savoir, à évoluer, à me questionner. Votre patriotisme en faveur de vos ancêtres est un très beau pas vers l'avenir Mme Murray, je dois vous lever mon chapeau. Et je vous comprends! L'establishment de notre génotype ne peut rien contre les gènes dominants de tous ces ethnocrates, si on adhère aux théories darwinistes. La mixité se perpétue de plus en plus, notre pureté étant logiquement appelée à disparaître. C'est donc au nom du pouvoir politico-économique que le peuple blanc doit donc se défendre pour assurer sa descendance.
    Vous accrochez à «trop blanc». Il faut parfois lire le sens figuré. Autant l'Afrique a déjà été «trop blanche», autant Montréal est de plus en plus colorée. On parle d'une mentalité d'ouverture au monde. Pauvres âmes qui vous retrouvez après 50 ans de tranquillité en plein choc culturel dans votre berceau natal, je partage votre traumatisme. Et je vous supplie de me pardonner le cynisme et le sarcasme dont je fais preuve, mais j'ai été incapable de m'abaisser à l'absurdité de vos arguments. Ignorance, mère de tous les vices, priez pour nous, car vous êtes si réconfortante. Et que le débat se poursuivre, là est la voie du changement! »

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