Sombre héros
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Imitation
Réalisation: Federico Hidalgo. Scénario: Federico Hidalgo et Paulina Robles. Avec Vanessa Bauche, Jesse Aaron Dwyre, Conrad Pla. Image: Jean-Pierre St-Louis. Musique: Robert M. Lepage. Montage: Tony Asimakopoulos. 1 heure 27 min.
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À Federico Hidalgo, un cinéaste montréalais d'origine argentine, on devait déjà A Silent Love. Sur un thème un peu similaire, qui aborde les réalités immigrantes, il redonne la vedette à l'actrice mexicaine Vanessa Bauche, mise en scène aussi par Tommy Lee Jones et Alejandro González Inárritu.
Il réalise ici un road-movie où Montréal est très présent. L'héroïne mexicaine, Teresa (Vanessa Bauche), dit chercher son frère disparu à Montréal à Fenton (Jesse Aaron Dwyre), un jeune homme candide qui travaille dans une épicerie et s'éprend d'elle. Et de pistes en déambulations, de mensonges en malentendus, le duo part à sa recherche, croisant des Québécois et des immigrés de tous poils. Il y a un côté thriller, des aspects noirs. Le cinéaste aborde au passage les problèmes du logement (Teresa doit vivre avec plusieurs colocataires), mais aussi du travail précaire lié à l'immigration, sans appuyer le réalisme social mais en y adjoignant des éléments de comédie.
Si Montréal est filmé de façon intéressante, avec incursion dans des milieux populaires, si la musique appuie bien l'action, la réalisation n'apparaît guère convaincante, déparée, entre autres choses, par des revirements sentimentaux trop abrupts et des dialogues bien faibles. La direction d'acteurs laisse grandement à désirer. Même Vanessa Bauche manque de naturel et Jesse Aaron Dwyre ne possède guère de coffre pour permettre au spectateur de s'identifier à son personnage. De plus, l'intrigue, qui ne révèle pas ses codes, semble souvent inarticulée. De grands pans de l'histoire restent dans l'ombre, surtout à la fin, lors de la rencontre avec le disparu, à travers des scènes où les agissements de sombres adultes avec des enfants se révèlent trop flous.
Malgré des pistes intéressantes, même si le film est réalisé avec des moyens restreints, les problèmes d'Imitation reposent avant tout sur un scénario mal développé et un rythme boiteux.
Imitation
Réalisation: Federico Hidalgo. Scénario: Federico Hidalgo et Paulina Robles. Avec Vanessa Bauche, Jesse Aaron Dwyre, Conrad Pla. Image: Jean-Pierre St-Louis. Musique: Robert M. Lepage. Montage: Tony Asimakopoulos. 1 heure 27 min.
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À Federico Hidalgo, un cinéaste montréalais d'origine argentine, on devait déjà A Silent Love. Sur un thème un peu similaire, qui aborde les réalités immigrantes, il redonne la vedette à l'actrice mexicaine Vanessa Bauche, mise en scène aussi par Tommy Lee Jones et Alejandro González Inárritu.
Il réalise ici un road-movie où Montréal est très présent. L'héroïne mexicaine, Teresa (Vanessa Bauche), dit chercher son frère disparu à Montréal à Fenton (Jesse Aaron Dwyre), un jeune homme candide qui travaille dans une épicerie et s'éprend d'elle. Et de pistes en déambulations, de mensonges en malentendus, le duo part à sa recherche, croisant des Québécois et des immigrés de tous poils. Il y a un côté thriller, des aspects noirs. Le cinéaste aborde au passage les problèmes du logement (Teresa doit vivre avec plusieurs colocataires), mais aussi du travail précaire lié à l'immigration, sans appuyer le réalisme social mais en y adjoignant des éléments de comédie.
Si Montréal est filmé de façon intéressante, avec incursion dans des milieux populaires, si la musique appuie bien l'action, la réalisation n'apparaît guère convaincante, déparée, entre autres choses, par des revirements sentimentaux trop abrupts et des dialogues bien faibles. La direction d'acteurs laisse grandement à désirer. Même Vanessa Bauche manque de naturel et Jesse Aaron Dwyre ne possède guère de coffre pour permettre au spectateur de s'identifier à son personnage. De plus, l'intrigue, qui ne révèle pas ses codes, semble souvent inarticulée. De grands pans de l'histoire restent dans l'ombre, surtout à la fin, lors de la rencontre avec le disparu, à travers des scènes où les agissements de sombres adultes avec des enfants se révèlent trop flous.
Malgré des pistes intéressantes, même si le film est réalisé avec des moyens restreints, les problèmes d'Imitation reposent avant tout sur un scénario mal développé et un rythme boiteux.
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