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Les Algonquins s'impatientent

Isabelle Porter   17 décembre 2007  Cinéma
Photo: office national du film
Le grand chef de la nation algonquine, Lucien Wabanonik, dans le documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie.
Photo: office national du film Le grand chef de la nation algonquine, Lucien Wabanonik, dans le documentaire de Richard Desjardins et Robert Monderie.
Québec — Près d'un mois après la sortie du documentaire Le Peuple invisible, les Algonquins du Québec vivent toujours les mêmes drames. Si le gouvernement du Québec se dit résolu à faire avancer le dossier, les principaux intéressés peinent à croire que cette fois sera la bonne.
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  • Gaetan Saint-Pierre
    Abonné
    lundi 17 décembre 2007 09h17
    Question de priorité
    « Il a été clairement démontré que la situation des algonquins est tout simplement inacceptable et qu'ils sont victimes de préjudices évidents. Ce qui est tout à fait inadmissible c'est l'incompétence de nos élus à leur donner des conditions de vie normales. Qu'en serait-il si ces indiens étaient des blancs de souche et catholique? La pression populaire et l'intérêt des médias forceraient rapidement les gouvernements à agir et les élus à intervenir. Mais malheureusement, ce n'est pas le cas et il faut laisser la bureaucratie politique suivre son cours lequel s'apparente à un labyrinthe sans fin où la misère humaine n'est pas considérée.

    Pourquoi maintenir des gens de notre société dans un tel niveau de pauvreté et de misère? Sommes-nous à ce point sans ressource, sans talent? Non, c'est par indifférence et par négligence.

    Il faudrait rappeler quotidiennement à ceux qui nous gouvernent les notions d'équité, de justice et de partage. Peut-être serait-il alors envisageable d'obtenir, en 2008, des conditions de vie normales, sur leurs terres, pour les algonquins. »

  • Yvon Montoya
    Abonné
    lundi 17 décembre 2007 15h01
    Je ne cpmprends pas...
    « Ce qui leurs manque aux Algonquins, c'est d'être cardinal, d'être arabe, de porter le voile là, on parlera plus d'eux. Plus qu'invisible que ça, on dit mépris et indifférence totale. On nous parle d'identité, de souveraineté, de liberté, d'émancipation là, le silence au plus fort du mot, un silence de mort. C'est triste de ne pas voir de commentaires sur ce problème grave. C'est pourtant un peuple fondateur du Québec et par extension au vu de sa présence, du Canada. Étonnant et intéressant de savoir qu'en Micmac le « Je ne comprends pas » se dit Ac'nada. »

  • Claire DuSablon
    Abonné
    lundi 17 décembre 2007 18h55
    Les algonguins sont trop patients
    « Les problèmes des Algonguins d'Abitibi ont été signalés depuis plusieurs années, qu'attendent les politiens fédéraux et provinciaux de tous les partis pour leur donner des villages habitables? C'est une question d'urgence qui pourrait se régler avec les moyens que les gouvernements ont. Une commnauté de blancs dans la même situation serait moins patiente. Et pendant ce temps... nos politiciens causent d'itentité.

    Claire Du Sablon »

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