En bref - Le cinéaste Franco Zeffirelli veut soigner l'image du pape
Rome — Le cinéaste italien Franco Zeffirelli propose ses services pour peaufiner l'image publique de Benoît XVI dont il juge le caractère trop froid et les tenues trop voyantes.
Dans un entretien publié samedi dans le quotidien La Stampa, l'auteur de Roméo et Juliette et de Jésus de Nazareth estime que le pape bavarois ne jouit pas d'une image très radieuse. «Succéder à un pape qui savait si bien jouer des médias comme Jean-Paul II est une tâche difficile [...] mais Benoît XVI communique de manière trop froide, qui ne correspond pas à son environnement», juge le cinéaste. «J'en ai parlé avec plusieurs hauts responsables du Vatican. Le pape sourit rarement, mais c'est un intellectuel. Il a quelques rigidités bavaroises», ajoute Zeffirelli, qui est âgé de 84 ans et reproche au pape actuel des tenues «trop somptueuses et voyantes». «Il faudrait la simplicité et la sobriété que l'on rencontre aux autres échelons de l'Église», dit le cinéaste, qui affirme avoir également fait des propositions «visant à défendre la foi au cinéma ainsi que l'image du sacré». «Le Saint-Siège a l'intention d'accorder beaucoup plus d'attention à ce sujet», ajoutant que les films religieux étaient «une horreur que le Vatican ne sait comment arrêter». Le cinéaste conclut: «Si on me donne ce rôle de supervision [de l'image du pape], je m'y consacrerai à plein temps». Le Vatican n'a pas, pour le moment, commenté ses propos.
Dans un entretien publié samedi dans le quotidien La Stampa, l'auteur de Roméo et Juliette et de Jésus de Nazareth estime que le pape bavarois ne jouit pas d'une image très radieuse. «Succéder à un pape qui savait si bien jouer des médias comme Jean-Paul II est une tâche difficile [...] mais Benoît XVI communique de manière trop froide, qui ne correspond pas à son environnement», juge le cinéaste. «J'en ai parlé avec plusieurs hauts responsables du Vatican. Le pape sourit rarement, mais c'est un intellectuel. Il a quelques rigidités bavaroises», ajoute Zeffirelli, qui est âgé de 84 ans et reproche au pape actuel des tenues «trop somptueuses et voyantes». «Il faudrait la simplicité et la sobriété que l'on rencontre aux autres échelons de l'Église», dit le cinéaste, qui affirme avoir également fait des propositions «visant à défendre la foi au cinéma ainsi que l'image du sacré». «Le Saint-Siège a l'intention d'accorder beaucoup plus d'attention à ce sujet», ajoutant que les films religieux étaient «une horreur que le Vatican ne sait comment arrêter». Le cinéaste conclut: «Si on me donne ce rôle de supervision [de l'image du pape], je m'y consacrerai à plein temps». Le Vatican n'a pas, pour le moment, commenté ses propos.
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