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Langues fourchues

Odile Tremblay   3 novembre 2007  Cinéma
Mardi dernier, le chef huron Max Gros Louis a jeté un pavé dans la mare aux auditions de la commission Bouchard-Taylor: «Nous nous sommes accommodés de l'arrivée de ces frères et soeurs de divers pays, mais il faut croire que notre bureau de l'immigration était mal organisé ou notre coeur trop grand, car on nous a dit et fait voir par la suite que nous n'étions plus chez nous... »
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  • LeRévoltéTranquille - Abonné
    3 novembre 2007 10 h 52
    Oui, leur coeur a été trop grand...
    Car il en a pris du temps à ce pape dont je ne me souviens plus le nom à leur conférer une âme et leur reconnaître l'humanité de ces premiers habitants et dont plusieurs de nous descendons consciemment ou non au Québec.

    Ce sont nos frères et soeurs, et comme l'a si bien dit Ghislain Picard, le chef des Premières-Nations dans un discours récent:
    Il nous faut partager cette terre, car comme cette terre n'appartient à personne, elle est par le fait même à nous tous !

    C'est ce genre de pensée qui fera cheminer vers un Québec fraternel, respectuteux de l'environnement et inclusif.
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  • Josette Duquette - Abonnée
    3 novembre 2007 13 h 35
    Un peu de réel enfin.
    Cela me soulage de voir que quelqu'un enfin, ose nommer l'innommable. Malaise et honte devant l'indignation face aux des demandes des ''autres'' pendant que ''nous'' faisons complètement abstraction des ''accomodements'' que nous avons imposés aux membres des premières nations. Recherche de guérison, acceptation et respect des différences ( des nôtres aussi), construction d'un espace civique, social et politique commun où chacun a sa place: gros chantier pour cette génération et les suivantes.
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  • Normand Chaput - Abonné
    3 novembre 2007 16 h 13
    le ministere des affaires indienes
    Ca vous tenterait pas d avoir un ministre des affaires de langue francaise assis a cote du ministre des affaires indiennes et du ministre des anciens combattants? Juste derriere le ministre de l environnement? Continuez et vous l avoir. Il me semble que c est assez clair ce qui leur est arrive a force d accomodements raisonnables. On pourrait au moins apprendre de cette lecon pour le futur non?
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  • Roland Berger - Abonné
    3 novembre 2007 18 h 41
    Et on se demande
    Les Amérindiens ont été plus qu'accommodants pour les premiers explorateurs français venus prendre possession des terres qu'ils croyaient appartenir à tous. Les Québécois en sont à se demander comment faire une place aux immigrants. Qui a dit que l'enseignement de l'histoire avait une grande importance ?
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Sylvain Guilbault - Abonné
    4 novembre 2007 07 h 26
    Culpabilisme 101
    Je ne me sens nullement interpellé par les propos accusateurs de Max Gros-Louis. Pourquoi? Parce que pendant les 200 premières années de la colonisation française en Amérique les relations entre Français et indiens étaient assez bonnes mise à part la nation iroquoise. Ces alliances nous avaient permis de tenir tête aux Anglais 20 fois plus nombreux. C'est à partir de 1760, quand les indiens ont eu à choisir le camp du plus fort que leur situation s'est détériorée. Les britanniques ont signé des traités et les ont parqués dans des réserves. Leur isolation territoriale a fait en sorte que les relations avec leurs voisins sont devenues très tendues. Et aujourd'hui on se retrouve avec des indiens qui font face à plusieurs problèmes sociaux. On devrait enseigner la culture amérindienne dans nos écoles. Nous montrer que leur culture ancestrale peut nous apprendre beaucoup de choses.
    Mais me sentir coupable de la détérioration de leur société, non merci. Cette situation était prévisible dès le début et était voulue par les gouvernements successifs, qu'ils soient britanniques ou canadiens.
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  • roger montreal - Abonné
    4 novembre 2007 14 h 24
    Regardez les Amérindiens
    JUSTEMENT quand nous regardons ce qui est arrivé aux AMÉRINDIENS, NOUS VOYONS CE QUI NOUS GUETTES nous aussi .
    Car TRUDEAU et les ultra fédéralistes, voudraient bien voir disparaître, le français partout au CANADA MEME AUX QUÉBEC.
    Pour eux, la meilleur manière c est l émigration, qui refuse de s intégrer a la langue et aux coutumes françaises , en gardant leur identité propre, comme les immigrants faisaient autrefois li y a 30 ou 40 ans.
    ROGER MONTREAL
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