Baroque à souhait
Les aventures de la jeune détective Nancy Drew, créées par Edward Stratemeyer puis reprises par des plumes diverses, font la joie du fan club adolescent de la détective depuis plus de 75 ans. L'intrépide demoiselle est une Miss Marple en herbe, qui débusque les mystères partout où elle met les pieds. Plus de 200 millions de livres de la série se sont écoulés au fil des ans.
La voici transposée à l'écran dans un film fort charmant, destiné à une clientèle pré-adolescente. On sait gré au cinéaste Andrew Fleming d'avoir respecté dans une esthétique joyeusement décalée l'aspect «conte intemporel» de ses aventures, tout en situant l'action dans une Amérique on ne peut plus contemporaine.
C'est l'héroïne elle-même, délicieusement campée par la jeune Emma Roberts, ado déterminée et curieuse, qui, en arborant des tenues vieillottes, impose ce petit côté suranné qui parcourt le film.
Les lieux des mystères furent aussi préservés par le temps, telle la maison intouchée d'une actrice célèbre de Los Angeles morte mystérieusement au cours des années 70, que louent la jeune détective et son père (Tate Donovan, toujours sur un mode ahuri). Passages secrets, lustres pesants, fantômes à domicile; le décor, presque irréel, est baroque à souhait. Ainsi la boutique du vieil antiquaire du Chinatown, aux boîtes ornées de dragons, qui recèlent des secrets enfouis.
Le petit Josh Flitter, complice de la détective, avec son physique encore enfantin et ses maladresses, s'impose comme un des éléments comiques bien dessinés de Nancy Drew.
Autres figures amusantes: les deux adolescentes sexy et bébêtes de l'école qui ridiculisent la jeune fille au départ puis se collent à ses basques.
L'histoire est à la fois charmante et invraisemblable, servie avec un clin d'oeil et au second degré: policiers pas trop brillants, bandits guère plus lumineux, faune adolescente bruyante et colorée. Tout un chacun sert de faire-valoir à la petite étoile détective, qui porte haut son intelligence et sa passion, en laissant les autres figures mariner dans son ombre, comme elles le méritent, bien entendu. Le film est mignon comme tout, avec sa joyeuse morale d'ode à la différence et une jeune actrice parfaite pour le rôle.
Nancy Drew
Réalisation: Andrew Fleming. Scénario: Tiffany Paulsen. Avec Emma Roberts, Tate Donovan, Josh Flitter, Max Thieriot, Daniella Monet, Kelly Vitz, Rachael Leigh Cook. Image: Alexander Gruszynski. Montage: Jeff Freeman. Musique: Ralph Sall.
Le Devoir
La voici transposée à l'écran dans un film fort charmant, destiné à une clientèle pré-adolescente. On sait gré au cinéaste Andrew Fleming d'avoir respecté dans une esthétique joyeusement décalée l'aspect «conte intemporel» de ses aventures, tout en situant l'action dans une Amérique on ne peut plus contemporaine.
C'est l'héroïne elle-même, délicieusement campée par la jeune Emma Roberts, ado déterminée et curieuse, qui, en arborant des tenues vieillottes, impose ce petit côté suranné qui parcourt le film.
Les lieux des mystères furent aussi préservés par le temps, telle la maison intouchée d'une actrice célèbre de Los Angeles morte mystérieusement au cours des années 70, que louent la jeune détective et son père (Tate Donovan, toujours sur un mode ahuri). Passages secrets, lustres pesants, fantômes à domicile; le décor, presque irréel, est baroque à souhait. Ainsi la boutique du vieil antiquaire du Chinatown, aux boîtes ornées de dragons, qui recèlent des secrets enfouis.
Le petit Josh Flitter, complice de la détective, avec son physique encore enfantin et ses maladresses, s'impose comme un des éléments comiques bien dessinés de Nancy Drew.
Autres figures amusantes: les deux adolescentes sexy et bébêtes de l'école qui ridiculisent la jeune fille au départ puis se collent à ses basques.
L'histoire est à la fois charmante et invraisemblable, servie avec un clin d'oeil et au second degré: policiers pas trop brillants, bandits guère plus lumineux, faune adolescente bruyante et colorée. Tout un chacun sert de faire-valoir à la petite étoile détective, qui porte haut son intelligence et sa passion, en laissant les autres figures mariner dans son ombre, comme elles le méritent, bien entendu. Le film est mignon comme tout, avec sa joyeuse morale d'ode à la différence et une jeune actrice parfaite pour le rôle.
Nancy Drew
Réalisation: Andrew Fleming. Scénario: Tiffany Paulsen. Avec Emma Roberts, Tate Donovan, Josh Flitter, Max Thieriot, Daniella Monet, Kelly Vitz, Rachael Leigh Cook. Image: Alexander Gruszynski. Montage: Jeff Freeman. Musique: Ralph Sall.
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