57e Berlinale - Yves Saint-Laurent mis à nu dans un documentaire
16 février 2007
Cinéma
Photo : Agence Reuters
Yves Saint-Laurent
Berlin — Interdit de diffusion en France, le documentaire Célébration (2001) du Français Olivier Meyrou, projeté à la Berlinale, montre sans tabou la légende française de la haute couture Yves Saint-Laurent, laissant apparaître ses lacunes à la fin de sa carrière.
Le cinéaste a suivi «YSL» pendant ses dernières années à la tête de sa maison de couture, montrant une image bien moins élégante que celle que la mode véhicule communément.
Le film n'a jamais pu être diffusé en France, l'actuel patron de la maison de mode, Pierre Bergé, ayant obtenu de la justice, à la suite d'un différend avec le réalisateur, qu'elle interdise à Olivier Meyrou d'utiliser les images tournées au sein de l'entreprise.
Dans ce documentaire d'un peu plus d'une heure, le couturier qui a fait ses adieux en 2002 apparaît comme un homme qui a un peu perdu le coup d'oeil et doit demander l'aide de son entourage, qui le traite souvent comme un enfant.
Les chaussures ne sont pas à la taille, les robes censées être d'argent s'avèrent être grises et les membres de l'équipe se lancent dans de grandes conversations pour savoir quelle robe le mannequin Laetitia Casta devrait porter, car «ses seins ont l'air trop gros» dans l'une d'entre elles.
Les couturières y vont de leurs petits commentaires, de même que le plus proche d'Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé, le compagnon devenu patron de la griffe.
Le documentaire comprend ainsi une entrevue donnée par «YSL» à New York, où le couturier notoirement névrosé explique qu'il a décidé d'être «heureux et de travailler dans la joie». Mais Pierre Bergé explique ensuite à la même journaliste qu'Yves Saint-Laurent ne sera jamais heureux, «et tant mieux».
Yves Saint-Laurent est «un artiste singulier». Mais «sa personnalité et sa vie demeurent un secret», note le cinéaste.
«Le film fut réalisé au bout de deux années d'observation intense — avec passion, respect, distance et fascination», se défend Olivier Meyrou, 40 ans.
Le cinéaste avait été récompensé en 2006 par le Teddy («ours» spécial dans la catégorie des films à connotation gaie) pour Au-delà de la haine, documentaire sur l'assassinat de François Chenu, un homosexuel français, par trois skinheads en 2002 à Reims.
Le cinéaste a suivi «YSL» pendant ses dernières années à la tête de sa maison de couture, montrant une image bien moins élégante que celle que la mode véhicule communément.
Le film n'a jamais pu être diffusé en France, l'actuel patron de la maison de mode, Pierre Bergé, ayant obtenu de la justice, à la suite d'un différend avec le réalisateur, qu'elle interdise à Olivier Meyrou d'utiliser les images tournées au sein de l'entreprise.
Dans ce documentaire d'un peu plus d'une heure, le couturier qui a fait ses adieux en 2002 apparaît comme un homme qui a un peu perdu le coup d'oeil et doit demander l'aide de son entourage, qui le traite souvent comme un enfant.
Les chaussures ne sont pas à la taille, les robes censées être d'argent s'avèrent être grises et les membres de l'équipe se lancent dans de grandes conversations pour savoir quelle robe le mannequin Laetitia Casta devrait porter, car «ses seins ont l'air trop gros» dans l'une d'entre elles.
Les couturières y vont de leurs petits commentaires, de même que le plus proche d'Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé, le compagnon devenu patron de la griffe.
Le documentaire comprend ainsi une entrevue donnée par «YSL» à New York, où le couturier notoirement névrosé explique qu'il a décidé d'être «heureux et de travailler dans la joie». Mais Pierre Bergé explique ensuite à la même journaliste qu'Yves Saint-Laurent ne sera jamais heureux, «et tant mieux».
Yves Saint-Laurent est «un artiste singulier». Mais «sa personnalité et sa vie demeurent un secret», note le cinéaste.
«Le film fut réalisé au bout de deux années d'observation intense — avec passion, respect, distance et fascination», se défend Olivier Meyrou, 40 ans.
Le cinéaste avait été récompensé en 2006 par le Teddy («ours» spécial dans la catégorie des films à connotation gaie) pour Au-delà de la haine, documentaire sur l'assassinat de François Chenu, un homosexuel français, par trois skinheads en 2002 à Reims.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

