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27e Gala des prix Génie - Bon cop, bad cop couronné meilleur film canadien

Odile Tremblay   14 février 2007  Cinéma
Roy Dupuis a remporté le prix d’interprétation masculine pour son rôle dans Maurice Richard.
Roy Dupuis a remporté le prix d’interprétation masculine pour son rôle dans Maurice Richard.
Étranges 27es Génie canadiens... Ils s'annonçaient comme le sacre de Maurice Richard de Charles Binamé, qui repart avec neuf statuettes. Coureur de tête avec ses 13 nominations, le film sur la vie du «Rocket» raflait hier à Toronto les prix majeurs de la meilleure réalisation, des meilleures images, de la meilleure direction artistique, du meilleur montage, du meilleur montage sonore. Sans compter les lauriers attribués aux comédiens: prix d'interprétation masculine pour Roy Dupuis dans la peau du joueur étoile. Meilleure actrice principale: Julie Le Breton en épouse du héros. Meilleure acteur de soutien à leurs côtés: Stephen McHattie. Après cette pluie de lauriers tombée sur le film de Binamé, crac! Le Génie du meilleur film, statuette la plus convoitée du lot, lui échappait hier pour couronner le succès commercial du crû: Bon cop, bad cop d'Érik Canuel. Chute brutale sur la patinoire! Et étrange cas de figure, qui augure peut-être de mouvementés prix Jutra, cette fin de semaine...

Les aventures du duo de policiers Cop contre Cop qui saute l'écran des solitudes canadiennes, outre le prix suprême, ratissent un seul laurier (mineur): celui du meilleur son d'ensemble. Hormis bien entendu, hors votes mais chiffres à la clef, irrécusable, la bobine d'or du film canadien le plus populaire en salle. Son triomphe est mitigé.

Chose certaine, les Québécois tenaient une fois de plus le haut du pavé à Toronto, au chic Carlu. Et les Canadiens anglais, qui ont tant de mal à atteindre leur auditoire sous les coups de butoir d'Hollywood, ratissaient encore des grenailles: meilleure actrice de soutien pour Carrie Anne Moss dans Snow Cake de Mark Evans, meilleure chanson originale à Jennifer Kreisberg pour Unnatural & Accidental de Carl Bessai.

Un dimanche à Kigali de Robert Favreau, tourné au Rwanda, troisième grand favori de la course (sept nominations) repart avec une seule statuette: celle du meilleur scénario pour Robert Favreau et Gil Courtemanche (ce dernier est également l'auteur du roman dont le film a été tiré).

Congorama de Philippe Falardeau, coproduit par le Québec et la Belgique, si prisé par la critique, récolte de son côté le Génie très mérité du meilleur scénario original. Sans elle de Jean Beaudin repart avec la statuette de la meilleure musique originale.

Côté documentaire, c'est Manufactured Lanscapes, suivant le parcours du photographe engagé Edward Burtynsky, de Jennifer Baichwal, qui reçoit la palme. The Danish Poet de Torill Kove est sacré meilleur court métrage d'animation, et Le Rouge au sol de Maxime Giroux, meilleur court métrage dramatique. Un prix spécial pour le maquillage a été remis à Nick Dudman pour le gothique Beowulf & Grendel de Sturla Gunnarsson.

Les grands recalés de la soirée torontoise sont le magnifique The Journals of Knud Rasmussen de l'Inuit Zacharias Kunuk et de Norman Cohn, mais aussi Guide de la petite vengeance de Jean-François Pouliot, Cheech de Patrice sauvé, Tideland de Terry Gilliam, La Rage de l'ange de Dan Bigras et Le Secret de ma mère de Ghyslaine Côté.

Eve and the Fire Horse de Julia Kwan remportait le Prix Claude-Jutra (déjà connu) du meilleur premier long métrage, partagé avec La Vie secrète des gens heureux de Stéphane Lapointe.






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  • Pierre François Gagnon
    Inscrit
    mercredi 14 février 2007 18h30
    Faux Cop !
    « Eh bien, si c'est tout ce que le faramineux 140 de QI du beau Huart est capable de nous pondre comme film... ça augure bien pour ses projets d'Oscars ! »

  • Guimont Rodrigue
    Inscrit
    vendredi 16 février 2007 10h27
    Bad film bon film
    « Ce n'est pas parce qu'un film est populaire qu'il recèle de grandes qualités cinématographiques. Succès commercial sans plus, sans rien.

    Le scénario de «Bon cop bad cop» est plutôt mal ficelé, le personnage du détective francophone donne une bien mauvaise opinion du québécois moyen qui paraît comme sous développé intellectuellement. Et Seigneur que dire de la langue parlée!

    Est-ce cela le Québec d'aujourd'hui? Je ne crois pas. Ce film ne peut plaire qu'à une certaine classe de la société, peu instruite, sans dialogue parce que sans élocution et qui ne peut communiquer qu'à travers le sacre et le langage grossier.

    Bref, il faut oublier ce prix Génie pour le plus navrant film populaire de l'année et se réjouir plutôt des prix rapportés par le «Rocket» de Charles Binamé autrement plus méritant avec ses 13 nominations. Bravo Charles Binamé pour ce grand film sur Maurice Richard. »

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