Babillage superficiel
Thomas Lalonde et Charlotte Aubin dans une scène de Roméo et Juliette, d’Yves Desgagnés.
Déjà que transposer Roméo et Juliette dans le Québec contemporain n'était pas l'idée du siècle, il fallait qu'en plus le film soit d'une laideur insigne et d'une sottise affolante. Que reste-t-il des amours contrariées des amants de Verone du grand Will dans cet «after-school special» futile et flatulent? Réponse: absolument rien. Qu'est-ce que ce second long métrage d'Yves Desgagnés (après le «musique-plussien» Idole instantanée), écrit par le réputé dramaturge Normand Chaurette (Le Passage de l'Indiana), signale ou révèle du monde tourmenté et polarisé dans lequel nous vivons? Rien de plus, hélas, qu'un bulletin de nouvelles bien foutu.
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