À voir à la télévision le samedi 28 octobre - Six pieds sous Montréal
Érik Canuel fait figure de redoutable mercenaire dans l'industrie cinématographique québécoise. Et ses services rapportent beaucoup à ceux qui peuvent se les payer. Peu importe le genre, comédie romantique (Nez rouge), adaptation littéraire (Le Survenant) ou comédie policière (Bon cop, bad cop), il tape droit dans le mille, en direction du spectateur, avec des méthodes qui lui ouvriront peut-être un jour les portes du cinéma américain.
L'intention apparaît évidente dans Le Dernier Tunnel, inspiré du récit Et que ça saute! de Marcel Talon, ce célèbre criminel dont les cambriolages de toutes sortes ont totalisé près de 70 millions de dollars. Mais ce n'était pas suffisant: l'homme rêvait de dérober 200 millions à la Banque de Montréal en creusant un tunnel sous la rue Notre-Dame pour dépouiller le coffre-fort d'une de ses plus grosses succursales. Une histoire digne des meilleurs thrillers, mais avec une conclusion que certains jugeront typiquement québécoise: il n'y a pas de lumière, et encore moins de fric, au bout de ce tunnel.
Ce coup de génie devenu coup d'épée dans l'eau met en vedette Michel Côté dans la peau de Marcel Talon, qui promet à sa compagne (émouvante Marie-France Marcotte) et à son agente de probation (redoutable Céline Bonnier) de revenir dans le droit chemin à sa sortie de prison. Mais on lui propose une affaire en or, et en billets de banque, qu'il ne peut refuser. Pour réaliser ce vol spectaculaire, il doit s'entourer d'une tête brûlée (Nicolas Canuel), mais compte sur le soutien paternel d'un vieux truand fatigué (Jean Lapointe, dont l'épuisement semble parfois tristement authentique), le tout sous le contrôle d'un mécréant anglo qui ne se salit pas les mains.
Les scénaristes Paul Ohl et Mario Bolduc ont pris beaucoup de libertés par rapport à l'histoire officielle, et Canuel ajoute effets racoleurs et musique tonitruante pour masquer les invraisemblances. Et peut-être nous faire oublier où mène véritablement ce tunnel...
Cinéma / Le Dernier Tunnel, Radio-Canada, 19h30
L'intention apparaît évidente dans Le Dernier Tunnel, inspiré du récit Et que ça saute! de Marcel Talon, ce célèbre criminel dont les cambriolages de toutes sortes ont totalisé près de 70 millions de dollars. Mais ce n'était pas suffisant: l'homme rêvait de dérober 200 millions à la Banque de Montréal en creusant un tunnel sous la rue Notre-Dame pour dépouiller le coffre-fort d'une de ses plus grosses succursales. Une histoire digne des meilleurs thrillers, mais avec une conclusion que certains jugeront typiquement québécoise: il n'y a pas de lumière, et encore moins de fric, au bout de ce tunnel.
Ce coup de génie devenu coup d'épée dans l'eau met en vedette Michel Côté dans la peau de Marcel Talon, qui promet à sa compagne (émouvante Marie-France Marcotte) et à son agente de probation (redoutable Céline Bonnier) de revenir dans le droit chemin à sa sortie de prison. Mais on lui propose une affaire en or, et en billets de banque, qu'il ne peut refuser. Pour réaliser ce vol spectaculaire, il doit s'entourer d'une tête brûlée (Nicolas Canuel), mais compte sur le soutien paternel d'un vieux truand fatigué (Jean Lapointe, dont l'épuisement semble parfois tristement authentique), le tout sous le contrôle d'un mécréant anglo qui ne se salit pas les mains.
Les scénaristes Paul Ohl et Mario Bolduc ont pris beaucoup de libertés par rapport à l'histoire officielle, et Canuel ajoute effets racoleurs et musique tonitruante pour masquer les invraisemblances. Et peut-être nous faire oublier où mène véritablement ce tunnel...
Cinéma / Le Dernier Tunnel, Radio-Canada, 19h30
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