À voir à la télévision le dimanche 29 octobre - Le fils préféré
Julie Bertucelli ne pouvait fréquenter meilleure école de cinéma que Krzysztof Kieslowski ou Otar Iosseliani, qu'elle a côtoyés à titre d'assistante réalisatrice. Et les résultats sont probants devant son premier long métrage, Depuis qu'Otar est parti (2003), un portrait doux-amer de la Géorgie à travers le destin de trois femmes de trois générations différentes, symbolisant des moments marquants de l'histoire de ce pays: le règne de Staline, l'époque de la guerre froide et l'effondrement du communisme.
Dans une demeure délabrée de Tbilissi, la capitale, Eka (attachante Esther Gorintin, révélée à... 85 ans dans Voyages, d'Emmanuel Finkiel) voue une grande admiration à la fois à Staline et à son fils Otar, un étudiant en médecine temporairement installé à Paris pour y travailler dans le secteur de la construction. Marina (Nino Khomassouridze), fille d'Eka et soeur d'Otar, ne partage pas la même dévotion, exaspérée qu'elle est par cette vie misérable, tout comme sa propre fille, Ada (Dinara Droukarova), étudiante en littérature qui rêve elle aussi de prendre la fuite.
Même si elle aime bien (et châtie tout aussi bien!) sa fille et sa petite-fille, Eka ne vit que pour les rares coups de téléphone et les lettres d'Otar. Or Marina apprend la mort de son frère dans un accident de travail. Avec la complicité d'Ada, elle décide de forger un mensonge pour épargner à Eka le choc de la nouvelle. Mais n'écoutant que son coeur de mère, la vieille dame décide d'aller à Paris revoir son fils...
Bertucelli compose un magnifique portrait de femmes. À travers elles, c'est toute l'histoire de cette région qui apparaît sur leurs visages fatigués, leurs yeux parfois pleins d'espoir. Nous partageons leur quotidien, non pas en voyeurs mais un peu comme si nous faisions partie de la famille. Comme si la Géorgie était finalement tout près d'ici...
Cinéma / Depuis qu'Otar est parti, Télé-Québec, 23h
Dans une demeure délabrée de Tbilissi, la capitale, Eka (attachante Esther Gorintin, révélée à... 85 ans dans Voyages, d'Emmanuel Finkiel) voue une grande admiration à la fois à Staline et à son fils Otar, un étudiant en médecine temporairement installé à Paris pour y travailler dans le secteur de la construction. Marina (Nino Khomassouridze), fille d'Eka et soeur d'Otar, ne partage pas la même dévotion, exaspérée qu'elle est par cette vie misérable, tout comme sa propre fille, Ada (Dinara Droukarova), étudiante en littérature qui rêve elle aussi de prendre la fuite.
Même si elle aime bien (et châtie tout aussi bien!) sa fille et sa petite-fille, Eka ne vit que pour les rares coups de téléphone et les lettres d'Otar. Or Marina apprend la mort de son frère dans un accident de travail. Avec la complicité d'Ada, elle décide de forger un mensonge pour épargner à Eka le choc de la nouvelle. Mais n'écoutant que son coeur de mère, la vieille dame décide d'aller à Paris revoir son fils...
Bertucelli compose un magnifique portrait de femmes. À travers elles, c'est toute l'histoire de cette région qui apparaît sur leurs visages fatigués, leurs yeux parfois pleins d'espoir. Nous partageons leur quotidien, non pas en voyeurs mais un peu comme si nous faisions partie de la famille. Comme si la Géorgie était finalement tout près d'ici...
Cinéma / Depuis qu'Otar est parti, Télé-Québec, 23h
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