À voir à la télévision le mardi 31 octobre - Confessions sanglantes
Bien des journalistes seraient prêts à tout, même à mordre, pour un tel scoop: une entrevue avec un vampire âgé d'à peine 200 ans, qui raconte en détail ses boires et ses déboires. Si en plus ce vampire possède les traits de Brad Pitt... C'est la prémisse amusante d'Entretien avec un vampire (1994), de Neil Jordan (The Crying Game, Breakfast on Pluto), adaptant le livre à succès d'Anne Rice, une des reines du roman fantastique et du best-seller international.
Alors que le cinéma éprouve, et depuis longtemps, une fascination évidente pour les vampires et leur existence baignant dans un éternel clair-obscur, il est ici question d'un quotidien parfois lourd, quasi interminable!, tentative de ramener ce monde à l'échelle, disons, humaine. Mais cela n'exclut ni les tragédies, ni les drames, et encore moins les pintes de bon sang. Et Louis de Pointe du Lac (Brad Pitt) s'y connaît en ces matières, et s'en ouvre à un jeune journaliste (Christian Slater).
Il vivait heureux à La Nouvelle-Orléans avec sa femme et sa fille à la fin du XVIIIe siècle, mais après leur mort il a sombré dans la débauche. Sa rencontre avec le vampire Lestat (Tom Cruise, un choix discutable), qui n'en fera qu'une bouchée, scelle alors son destin crépusculaire. C'est également pour lui le début d'un voyage, au bout de la nuit et dans toutes les grandes villes du monde, où il faut bien sûr recruter de nouvelles victimes pour assurer sa subsistance. Dont la petite Claudia, interprétée par une future reine de France — ou du magasinage — version
Sofia Coppola, Kirsten Dunst.
Entretien avec un vampire se révèle riche en détails graphiques explicites, mais ce n'est pas tant la peur qui nous gagne qu'une fascination hypnotique pour les images soignées du directeur photo Philippe Rousselot. Neil Jordan a livré un film plus contemplatif qu'horrifiant, plongeant ses vampires dans des tableaux dont ils ne veulent sans doute pas sortir.
Cinéma / Entretien avec un vampire, Artv, 19h30
Alors que le cinéma éprouve, et depuis longtemps, une fascination évidente pour les vampires et leur existence baignant dans un éternel clair-obscur, il est ici question d'un quotidien parfois lourd, quasi interminable!, tentative de ramener ce monde à l'échelle, disons, humaine. Mais cela n'exclut ni les tragédies, ni les drames, et encore moins les pintes de bon sang. Et Louis de Pointe du Lac (Brad Pitt) s'y connaît en ces matières, et s'en ouvre à un jeune journaliste (Christian Slater).
Il vivait heureux à La Nouvelle-Orléans avec sa femme et sa fille à la fin du XVIIIe siècle, mais après leur mort il a sombré dans la débauche. Sa rencontre avec le vampire Lestat (Tom Cruise, un choix discutable), qui n'en fera qu'une bouchée, scelle alors son destin crépusculaire. C'est également pour lui le début d'un voyage, au bout de la nuit et dans toutes les grandes villes du monde, où il faut bien sûr recruter de nouvelles victimes pour assurer sa subsistance. Dont la petite Claudia, interprétée par une future reine de France — ou du magasinage — version
Sofia Coppola, Kirsten Dunst.
Entretien avec un vampire se révèle riche en détails graphiques explicites, mais ce n'est pas tant la peur qui nous gagne qu'une fascination hypnotique pour les images soignées du directeur photo Philippe Rousselot. Neil Jordan a livré un film plus contemplatif qu'horrifiant, plongeant ses vampires dans des tableaux dont ils ne veulent sans doute pas sortir.
Cinéma / Entretien avec un vampire, Artv, 19h30
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