vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 12h16
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À voir à la télévision le mercredi 1er novembre - Tragédie allemande

André Lavoie   28 octobre 2006  Cinéma
On pourrait confondre Les Damnés (1969) avec Dallas ou Dynasty, mais il faudrait pour cela que le film soit totalement dépouillé de la démesure baroque de Luchino Visconti. Or ce mélodrame historique, ce drame familial aux allures de tragédie shakespearienne, cette métaphore grandiloquente d'un pays au bord de l'abîme fasciste reste longtemps dans les mémoires, tout en souffrant peut-être de l'étroitesse du petit écran.

Tourné quelques années avant son chef-d'oeuvre, Mort à Venise (1971), et poussant plus loin son idée d'unir le destin d'une grande famille à celui d'une nation, comme dans Le Guépard (1963), Visconti ne s'est privé de rien pour Les Damnés. Pétri à la fois d'idées marxistes et d'une grande culture bourgeoise, il orchestre cette collision dans une oeuvre grandiose farcie de nombreux personnages dont on peine parfois à établir les liens.

Il y a un parfum de fin de règne, et de fin du monde, qui flotte dans la demeure somptueuse du clan von Essenbeck, une famille de riches industriels allemands. En 1933, l'heure n'est pas à la fête mais à l'inquiétude devant la montée du nazisme

et à l'angoisse de perdre pouvoirs et privilèges; d'autres y voient l'occasion de faire de bonnes affaires. Comparables à la barbarie des royaumes de l'Europe au Moyen Âge, les assassinats deviennent le moyen le plus sûr d'instaurer son pouvoir.

C'est justement la fin que va connaître le baron Joachim, à la tête d'un important complexe d'aciéries. Dès lors, les machinations n'auront plus de limites: sa belle-fille Sophie (Ingrid Thulin) réussit à placer Friederich (Dirk Bogarde), son amant, à la tête de cet empire tout en s'amusant à voir son fils Martin (Helmut Berger) imiter Marlene Dietrich. Pendant ce temps, le Reichstag brûle

et cette famille s'enfonce dans la même misère morale que le peuple allemand. Dans Les Damnés, la décadence n'a jamais montré autant de classe.

Cinéma / Les Damnés, Artv, 19h30
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012