À voir à la télévision le samedi 9 septembre - Germaine, Hosanna, Carmen et les autres
Avant d'entreprendre l'aventure d'Il était une fois dans l'Est (1973), André Brassard était déjà un metteur de scène de théâtre connu et respecté, l'«accoucheur» officiel de l'oeuvre dramaturgique de Michel Tremblay. Très à l'aise sur les planches, il n'avait pas tout à fait la même assurance sur un plateau de tournage. Sa filmographie
se résumait à Françoise Durocher, waitress (1972), un «hommage» à toutes les serveuses du Québec... et que celles-ci n'ont guère apprécié.
Au début des années 1970, l'univers de Tremblay fourmillait déjà de personnages colorés, enragés, ratissant la Main ou le Plateau Mont-Royal comme s'il s'agissait de leur royaume. Les Belles-Soeurs avaient bruyamment annoncé la venue d'une faune qui triomphait rarement sur nos scènes: ménagères excédées, travestis, bigotes, petits truands et ouvriers au dos courbé prenaient enfin la parole. C'est tout ce petit monde que Brassard a tenté de contenir l'espace d'un film, reprenant la trame des pièces de son fidèle complice écrites à l'époque (dont Hosanna et La Duchesse de Langeais) pour les croiser en une fresque sur les bas-fonds de Montréal.
Et il s'en passe, des choses, au cours de cette journée où Germaine Lauzon (Manda Parent), comme tous le savent maintenant, a gagné un million de timbres et rassemble ses amies pour l'aider à les coller, et ainsi être les témoins de son triomphe... Pendant ce temps, incapable de contenir sa fébrilité, Hosanna (Jean Archambault, celui qui créa le rôle
à la scène) se prépare à devenir Cléopâtre, version Elizabeth Taylor, tandis que la Duchesse de Langeais (Claude Gai, lui aussi le premier à avoir défendu ce personnage pas très balzacien...), «dans son grand oiseau d'acier», rêve d'un retour remarqué à Montréal.
Tourné avec trois bouts de ficelle et des acteurs fabuleux qui se fondent totalement à un univers qu'ils connaissent par coeur et défendent avec ardeur, Il était une fois dans l'Est est essentiel pour tous ceux désireux d'une introduction (percutante, bancale, sans compromis) à l'univers de Michel Tremblay. Vous n'êtes pas près d'oublier la leçon...
Cinéma / Il était une fois dans l'Est, Télé-Québec, 21h
se résumait à Françoise Durocher, waitress (1972), un «hommage» à toutes les serveuses du Québec... et que celles-ci n'ont guère apprécié.
Au début des années 1970, l'univers de Tremblay fourmillait déjà de personnages colorés, enragés, ratissant la Main ou le Plateau Mont-Royal comme s'il s'agissait de leur royaume. Les Belles-Soeurs avaient bruyamment annoncé la venue d'une faune qui triomphait rarement sur nos scènes: ménagères excédées, travestis, bigotes, petits truands et ouvriers au dos courbé prenaient enfin la parole. C'est tout ce petit monde que Brassard a tenté de contenir l'espace d'un film, reprenant la trame des pièces de son fidèle complice écrites à l'époque (dont Hosanna et La Duchesse de Langeais) pour les croiser en une fresque sur les bas-fonds de Montréal.
Et il s'en passe, des choses, au cours de cette journée où Germaine Lauzon (Manda Parent), comme tous le savent maintenant, a gagné un million de timbres et rassemble ses amies pour l'aider à les coller, et ainsi être les témoins de son triomphe... Pendant ce temps, incapable de contenir sa fébrilité, Hosanna (Jean Archambault, celui qui créa le rôle
à la scène) se prépare à devenir Cléopâtre, version Elizabeth Taylor, tandis que la Duchesse de Langeais (Claude Gai, lui aussi le premier à avoir défendu ce personnage pas très balzacien...), «dans son grand oiseau d'acier», rêve d'un retour remarqué à Montréal.
Tourné avec trois bouts de ficelle et des acteurs fabuleux qui se fondent totalement à un univers qu'ils connaissent par coeur et défendent avec ardeur, Il était une fois dans l'Est est essentiel pour tous ceux désireux d'une introduction (percutante, bancale, sans compromis) à l'univers de Michel Tremblay. Vous n'êtes pas près d'oublier la leçon...
Cinéma / Il était une fois dans l'Est, Télé-Québec, 21h
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