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Cinéma - Un film de genre pour réconcilier les deux solitudes canadiennes

Lisa-Marie Gervais   26 juillet 2006  Cinéma
Le réalisateur de Bon Cop Bad Cop, Érik Canuel, en compagnie de Patrick Huard
Photo : Pascal Ratthé
Le réalisateur de Bon Cop Bad Cop, Érik Canuel, en compagnie de Patrick Huard
La scène est à tout le moins... déchirante. Tandis qu'un cadavre gît sur l'arête de l'immense panneau qui délimite le territoire entre le Québec et l'Ontario, deux flics se demandent à quel gouvernement revient la tâche d'élucider ce meurtre. «Son coeur est au Québec», dit le policier torontois... «mais il a l'Ontario dans le cul», se moque son homologue québécois incarné par Patrick Huard. Le ton du film Bon Cop Bad Cop est donné. Tout au long de ce drame policier humoristique québécois réalisé par Érik Canuel, les gags, les clichés et les moqueries se succéderont au gré de l'action qui ne laisse que de rares moments de répit aux émotions du spectateur. Des traditionnelles insultes «square head» et «frog» aux allusions au royalisme des Canadiens anglais et à l'impertinence des Québécois, les stéréotypes coulent à flots et viennent cristalliser la dualité latente entre le Québec et le reste du Canada, qui perdure depuis des siècles.
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  • David Chartrand A.i.m.t.a. - District 11
    Abonné
    mercredi 26 juillet 2006 10h02
    bon cote, bad cote?
    « À lire le texte, le film semble alléchant... mais, je me méfie quand même, ma méfiance vient du visionnenemt du film Camping Sauvage que l'on avait aussi vanté et qui n'était qu'un ramassis de niaiseries qui volaient bas!

    Huard est assez charismatique dans ses films et souvent le spectateur québécois va voir un film seulement à cause de ou des acteurs...il est à souhaiter que le réalisateur ait misé sur plus que la personalité de Huard.

    Il est évident qu'il serait très intéressant que le ROC apprécie le film et par extension ouvre les yeux sur le talent d'ici et incite à voir d'autres filnms québécois.

    La caricature est souvent un bon véhicule pour illustrer l'ineptie des clichés et des idées reçues, la description du film promet le rire basé sur les clins d'oeil référant à la réalité des deux solitudes.

    En aurant que le texte ne soitt pas un publi-reportage, le ton et la description m'invitent, j'irai le voir avec en tête un préjugé favorable. »

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