Fabienne Larouche revient à la charge contre Téléfilm et la SODEC
8 juillet 2006
Cinéma
Fabienne Larouche persiste et signe. Dans une lettre envoyée aux médias jeudi et publiée hier, deux semaines après avoir publiquement critiqué la politique d'attribution des subventions de Téléfilm Canada, la productrice écrit, en faisant référence aux équipes de Téléfilm et de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), qu'on ne doit pas laisser impunément quelques fonctionnaires, protégés par l'anonymat, décider derrière des portes closes de ce que la population verra sur les écrans de cinéma.
Selon elle, on ne doit pas confier à ces quelques fonctionnaires 100 millions de dollars sans leur imposer des normes strictes associées à un plan transparent, sans qu'ils aient à répondre de leurs actes ou à subir les conséquences de leurs erreurs.
Fabienne Larouche accuse aussi le directeur général de Téléfilm Canada, Wayne Clarkson, de braquer l'artiste contre l'artiste.
Depuis la publication d'une lettre de M. Clarkson, il y a quelques jours, des flèches ont été lancées de partout dans le milieu du cinéma. Un regroupement de 40 cinéastes, dont Robert Lepage, a notamment montré du doigt la productrice Denise Robert et son projet de film sur Roméo et Juliette pour illustrer les effets pervers (privatisation des fonds publics, encouragement à la production de films de plus en plus commerciaux, etc.) du système des enveloppes à la performance, qui constituent la moitié des fonds distribués par Téléfilm Canada.
Selon Fabienne Larouche, le problème fondamental n'oppose pas Denys Arcand et Robert Lepage. Le mal, écrit-elle, réside dans l'absolu pouvoir qu'on donne à Louise Deslauriers de Téléfilm et à Joëlle Lévie de la SODEC, à l'anonymat qu'on leur préserve, au droit qu'on leur donne d'imposer leurs goûts et surtout à l'imputabilité dont on les excuse.
Dans sa lettre, Fabienne Larouche va jusqu'à comparer le système d'octroi des fonds publics de Téléfilm Canada au scandale des commandites et à l'affaire Cinar. Elle conclut en décrivant Téléfilm et la SODEC comme des machines aristocratiques, où sévissent ce qu'elle appelle des «sélectionneurs» qui veulent de droit divin le privilège d'exprimer leur goût et de l'imposer au peuple.
Rappelons que les hostilités ont pris un nouveau tournant le 15 juin dernier, lorsque Fabienne Larouche essuyait un nouveau refus de financement pour un projet de film sur Lucien Rivard, auquel est associé le réalisateur Charles Binamé.
Selon elle, on ne doit pas confier à ces quelques fonctionnaires 100 millions de dollars sans leur imposer des normes strictes associées à un plan transparent, sans qu'ils aient à répondre de leurs actes ou à subir les conséquences de leurs erreurs.
Fabienne Larouche accuse aussi le directeur général de Téléfilm Canada, Wayne Clarkson, de braquer l'artiste contre l'artiste.
Depuis la publication d'une lettre de M. Clarkson, il y a quelques jours, des flèches ont été lancées de partout dans le milieu du cinéma. Un regroupement de 40 cinéastes, dont Robert Lepage, a notamment montré du doigt la productrice Denise Robert et son projet de film sur Roméo et Juliette pour illustrer les effets pervers (privatisation des fonds publics, encouragement à la production de films de plus en plus commerciaux, etc.) du système des enveloppes à la performance, qui constituent la moitié des fonds distribués par Téléfilm Canada.
Selon Fabienne Larouche, le problème fondamental n'oppose pas Denys Arcand et Robert Lepage. Le mal, écrit-elle, réside dans l'absolu pouvoir qu'on donne à Louise Deslauriers de Téléfilm et à Joëlle Lévie de la SODEC, à l'anonymat qu'on leur préserve, au droit qu'on leur donne d'imposer leurs goûts et surtout à l'imputabilité dont on les excuse.
Dans sa lettre, Fabienne Larouche va jusqu'à comparer le système d'octroi des fonds publics de Téléfilm Canada au scandale des commandites et à l'affaire Cinar. Elle conclut en décrivant Téléfilm et la SODEC comme des machines aristocratiques, où sévissent ce qu'elle appelle des «sélectionneurs» qui veulent de droit divin le privilège d'exprimer leur goût et de l'imposer au peuple.
Rappelons que les hostilités ont pris un nouveau tournant le 15 juin dernier, lorsque Fabienne Larouche essuyait un nouveau refus de financement pour un projet de film sur Lucien Rivard, auquel est associé le réalisateur Charles Binamé.
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