À voir à la télévision le mercredi 3 mai - Création, côté ombre, côté soleil
Laurence Green a réalisé un fort intéressant documentaire sur Ryan Larkin, ce cinéaste d'animation montréalais immortalisé par Chris Landreth dans son docu-animation Ryan, lauréat d'un Oscar l'an dernier.
Qui a oublié la silhouette un peu voûtée de ce génial créateur de l'ONF, deux fois finaliste aux Oscars pour des courts métrages d'animation il y a une quarantaine d'années, que la drogue et les excès ont conduit sur la Main où il mendie des trente sous? Le Torontois Chris Landreth avait créé un bouleversant bijou avec la chair et le sang d'un artiste échoué sur le sable.
Sans faire un vrai making of de ce film-culte, Laurence Green creuse plus profondément les rapports entre Landreth et Larkin. Elle assiste surtout à la première projection du film Ryan devant son modèle, qui souffre devant pareil miroir. «C'est toujours facile de faire un portrait grotesque de la réalité», lancera-t-il, blessé.
Alter ego est un beau film, qui s'attarde aux trottoirs du boulevard Saint-Laurent, aux chats des ruelles, aux souliers usés, aux canettes de bière que Ryan Larkin sème sur son passage. Le montage comporte, comme il se doit, des extraits des films de Larkin au cours des années 60 et 70, dont le brillantissime Walking, et bien sûr du Ryan de Landreth. Mais aussi des entrevues avec ceux qui l'ont connu au moment de sa gloire. «J'ai toujours considéré l'animation comme une forme de sculpture», dira le cinéaste. Il s'excuse aussi à sa façon: «Je suis un naufragé.» Mais sa liberté de sans-abri s'insère, comme sa création d'antan, dans le droit fil des amarres sociales qu'il a rompues.
Toute une vie / Alter ego, Télé-Québec, 22h
Qui a oublié la silhouette un peu voûtée de ce génial créateur de l'ONF, deux fois finaliste aux Oscars pour des courts métrages d'animation il y a une quarantaine d'années, que la drogue et les excès ont conduit sur la Main où il mendie des trente sous? Le Torontois Chris Landreth avait créé un bouleversant bijou avec la chair et le sang d'un artiste échoué sur le sable.
Sans faire un vrai making of de ce film-culte, Laurence Green creuse plus profondément les rapports entre Landreth et Larkin. Elle assiste surtout à la première projection du film Ryan devant son modèle, qui souffre devant pareil miroir. «C'est toujours facile de faire un portrait grotesque de la réalité», lancera-t-il, blessé.
Alter ego est un beau film, qui s'attarde aux trottoirs du boulevard Saint-Laurent, aux chats des ruelles, aux souliers usés, aux canettes de bière que Ryan Larkin sème sur son passage. Le montage comporte, comme il se doit, des extraits des films de Larkin au cours des années 60 et 70, dont le brillantissime Walking, et bien sûr du Ryan de Landreth. Mais aussi des entrevues avec ceux qui l'ont connu au moment de sa gloire. «J'ai toujours considéré l'animation comme une forme de sculpture», dira le cinéaste. Il s'excuse aussi à sa façon: «Je suis un naufragé.» Mais sa liberté de sans-abri s'insère, comme sa création d'antan, dans le droit fil des amarres sociales qu'il a rompues.
Toute une vie / Alter ego, Télé-Québec, 22h
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

