À voir à la télévision le jeudi 27 avril - Une lougue route de glace
Dans Le Chemin d'eau de la Basse-Côte-Nord, le cinéaste Jean-Claude Labrecque (À hauteur d'homme, Le Grand Dérangement de Saint-Paulin Dalibaire) dépeint 400 km d'une terre paisible, «laissée à elle-même», celle de la Basse-Côte-Nord. Quand les glaces du Saint-Laurent n'empêchent pas le Nordik Express de longer le littoral, ce navire ravitailleur constitue un lien vital pour près de 6000 personnes dispersées sur ce grand territoire.
Bien des habitants semblent convaincus de vivre dans un paradis terrestre, un lieu où le temps se fait moins agité, où l'hiver ne cède pas sa place si facilement, permettant à chaque localité d'être reliée aux autres grâce à la motoneige, un chemin capricieux joliment surnommé la Route blanche. Car «l'autre route», la 138, qui depuis quelques années se rend jusqu'à Natashquan, ne relie pas encore La Romaine, Tête-à-la-Baleine ou Saint-Augustin.
Labrecque, avec la complicité de plusieurs directeurs photo, a choisi d'explorer ces trois lieux et de s'embarquer sur le Nordik Express pour y décrire son périple quasi immuable.
Tous les villages, malgré leurs ressemblances, regroupent une communauté distincte: amérindienne à La Romaine, francophone à Tête-à-la-Baleine et anglophone à Saint-Augustin. Bien sûr, les différences culturelles sont évidentes, et le cinéaste fait beaucoup de place à l'amertume des autochtones, dont la vie dans les réserves est perçue par plusieurs comme un saccage. Mais au-delà de ce qui peut distinguer l'épicier de Tête-à-la-Baleine du directeur d'école d'origine allemande de Saint-Augustin, l'inquiétude devant l'avenir les unit.
Comme s'il voulait saisir une beauté fragile, Jean-Claude Labrecque, cinéaste de la mémoire pour un peuple oublieux, sillonne en tous sens ces côtes, sur mer et dans les airs (les plans aériens sont éblouissants). Les habitants de l'endroit, heureux de se confier même s'ils n'échappent pas aux banalités et aux lieux communs, nous transmettent leur fierté de vivre sur ce territoire. Et leur crainte, légitime, d'en être un jour dépossédé.
Cinéma / Le Chemin d'eau de la Basse-Côte-Nord, Télé-Québec, 21h
Bien des habitants semblent convaincus de vivre dans un paradis terrestre, un lieu où le temps se fait moins agité, où l'hiver ne cède pas sa place si facilement, permettant à chaque localité d'être reliée aux autres grâce à la motoneige, un chemin capricieux joliment surnommé la Route blanche. Car «l'autre route», la 138, qui depuis quelques années se rend jusqu'à Natashquan, ne relie pas encore La Romaine, Tête-à-la-Baleine ou Saint-Augustin.
Labrecque, avec la complicité de plusieurs directeurs photo, a choisi d'explorer ces trois lieux et de s'embarquer sur le Nordik Express pour y décrire son périple quasi immuable.
Tous les villages, malgré leurs ressemblances, regroupent une communauté distincte: amérindienne à La Romaine, francophone à Tête-à-la-Baleine et anglophone à Saint-Augustin. Bien sûr, les différences culturelles sont évidentes, et le cinéaste fait beaucoup de place à l'amertume des autochtones, dont la vie dans les réserves est perçue par plusieurs comme un saccage. Mais au-delà de ce qui peut distinguer l'épicier de Tête-à-la-Baleine du directeur d'école d'origine allemande de Saint-Augustin, l'inquiétude devant l'avenir les unit.
Comme s'il voulait saisir une beauté fragile, Jean-Claude Labrecque, cinéaste de la mémoire pour un peuple oublieux, sillonne en tous sens ces côtes, sur mer et dans les airs (les plans aériens sont éblouissants). Les habitants de l'endroit, heureux de se confier même s'ils n'échappent pas aux banalités et aux lieux communs, nous transmettent leur fierté de vivre sur ce territoire. Et leur crainte, légitime, d'en être un jour dépossédé.
Cinéma / Le Chemin d'eau de la Basse-Côte-Nord, Télé-Québec, 21h
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