Cinéma - Magma moscovite
C'est moins un film qu'un phénomène. Le premier long métrage du «clippeur» russe Timur Bekmambetov, Night Watch, fait courir et frémir ses compatriotes. Ceux-ci ont vite élevé un culte aux deux premiers volets de cette trilogie fantastico-gothique. En effet, Day Watch a rapidement suivi et le tout va se clore dans une apothéose de moyens puisque cet ultime chapitre sera tourné en anglais, financé en partie par Hollywood. C'est ce qui explique pourquoi Night Watch, tourné au coût faramineux de cinq millions de dollars américains (ajustez le budget à la débâcle postcommuniste...), fait l'objet d'une scrupuleuse attention par son distributeur américain, question de recréer une même frénésie en Amérique du Nord.
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